Des startups israéliennes pour dynamiser les récoltes des agriculteurs africains
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Des startups israéliennes pour dynamiser les récoltes des agriculteurs africains

Une équipe de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique s'est rendue en Israël pour repérer les technologies agricoles capables de relever les défis du continent africain

Photo d'illustration. Des mains d'enfants africains sous un robinet d'eau (Crédit : Iborgogniels; iStock by Getty Images)
Photo d'illustration. Des mains d'enfants africains sous un robinet d'eau (Crédit : Iborgogniels; iStock by Getty Images)

Une délégation venue d’Afrique et constituée de quatre personnes appartenant à une organisation financée par la fondation Bill et Melinda Gates est venue cette semaine en Israël pour découvrir les technologies agricoles développées au sein de Startup Nation et déterminer comment elles sont susceptibles de venir en aide aux agriculteurs d’Afrique.

Avec à sa tête Agnès Kalibata, présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), le groupe a été accueilli par l’organisation à but non-lucratif Start-Up Nation Central et a rencontré des représentants de l’industrie technologique israélienne et des responsables du gouvernement.

L’idée, a confié Kalibata au Times of Israël lors d’un entretien téléphonique, est de repérer les technologies agricoles locales qui sont « pertinentes face aux défis que nous devons relever en Afrique ».

L’AGRA, créé en 2006, a pour objectif de réduire la pauvreté et la faim en Afrique en investissant dans l’agriculture. L’organisation travaille sur tout le continent avec des millions de petits fermiers – qui constituent également 70 % de la population – pour dynamiser leur productivité et leurs revenus.

La docteure Agnès Kalibata, devant, à droite, la présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA ) avec les membres de sa délégation et Shira Goldblum, manageuse des partenariats stratégiques à Start-Up Nation Central, le 31 juillet 2018 (Autorisation)

Ces agriculteurs, qui produisent la plus grande partie des besoins en alimentation du continent, luttent contre un sol presque stérile, des ressources en eau aléatoires et des semences de qualité médiocre, a fait savoir le site internet de l’AGRA.

L’organisation, qui est déjà soutenue par le Programme alimentaire mondial, la Fondation Rockefeller et les gouvernements canadien, allemand et britannique, a déjà soutenu plus de 400 projets, notamment des entreprises consacrées au développement et à la livraison de graines, à l’augmentation des rendements, à l’amélioration de la productivité des sols et au renforcement des structures de stockage, à l’expansion de l’accès au crédit et au développement des systèmes d’information de marché.

En Israël, l’AGRA veut étudier non seulement les technologies qui peuvent être appliquées sur le terrain mais également identifier les personnes qui seront capables de comprendre les défis à relever et de développer les produits en fonction des besoins, a expliqué Kalibata.

« Nous sommes en quête de produits de soutien qui fonctionnent pour la communauté d’agriculteurs qui possède le potentiel de se développer », a-t-elle ajouté.

Toutes les start-ups choisies seront éligibles à un financement de l’AGRA, a-t-elle poursuivi, pour aider à adapter leurs produits aux besoins de l’Afrique. « Ils doivent nous prouver qu’ils sont durables, qu’ils peuvent attirer de nouvelles sources de financement et que leur technologie est suffisamment innovante pour bouleverser les choses », a-t-elle continué.

Le professeur Eugene Kandel, directeur-général de Start-Up Nation Central, à gauche, avec Agnès Kalibata, présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), le 31 juillet 2018 (Autorisation)

Le succès se mesurera par la mise en oeuvre de la technologie et le degré de son impact sur la population, ainsi que sur un certain nombre d’échéances qui devront être respectées, a-t-elle déclaré.

C’était la première visite de Kalibata au sein de l’Etat juif. L’équipe a également été désireuse d’étudier comment « la pensée start-up » israélienne pouvait se déployer en Afrique.

La prochaine étape, a-t-elle noté, que devront suivre les entrepreneurs israéliens intéressés par leur déploiement de leurs technologies en Afrique sera d’assister à une conférence agricole organisée au Rwanda, à Kigali, au mois de septembre. Ce Forum de la Révolution verte africaine, auquel participeront environ 2 000 agriculteurs et responsables du gouvernement, sera l’occasion pour eux de montrer leurs technologies et d’étudier les besoins locaux.

« L’AGRA a le mandat de transformer l’agriculture africaine », a commenté Shira Goldblum, en charge des partenariats stratégiques à Start-Up Nation Central.

« Aider les agriculteurs africains et les entrepreneurs d’agriculture durable à réussir est une opportunité très précieuse. Cette délégation est importante dans la mesure où elle arrive à un moment où les agriculteurs africains et les entrepreneurs des technologies agro-alimentaires peuvent mettre en oeuvre de manière réaliste les dernières technologies pour dépasser les obstacles historiques, économiques et environnementaux dans le secteur de la croissance de l’agriculture durable ».

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