Des vigiles hospitaliers interrogés par la police après l’agression d’un patient
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Des vigiles hospitaliers interrogés par la police après l’agression d’un patient

Le Centre médical Wolfson dément les affirmations d’une femme selon lesquelles elle aurait été agressée

La scène d'une agression présumée par des gardiens de sécurité d'une femme au centre médical  Wolfson à Holon, le 31 août 2018 (Capture d'écran : YouTube)
La scène d'une agression présumée par des gardiens de sécurité d'une femme au centre médical Wolfson à Holon, le 31 août 2018 (Capture d'écran : YouTube)

Dimanche, les agents de sécurité d’un hôpital du centre d’Israël ont été interrogés par la police après des accusations selon lesquelles ils auraient agressé une femme aux urgences.

La vidéo de l’incident de vendredi postée sur les réseaux sociaux montre une femme allongée sur le sol et en sang au Centre médical Wolfson à Holon alors que des spectateurs de la scène hurlent sur les gardes.

La femme et son mari, qui était avec elle à ce moment-là, ont ensuite déposé plainte à la police en déclarant qu’ils ont été agressés par les gardes de l’hôpital.

Un proche a déclaré que la femme a été agressée par l’un des gardes après avoir demandé au personnel de l’hôpital quand elle serait soignée.

« Le garde l’a approchée et lui a dit de s’écarter du comptoir. Quand elle a refusé de reculer, il l’a tirée et a cogné sa tête contre le mur. Quand elle est tombée au sol, il a continué à lui donner des coups de pied », a déclaré un membre de la famille resté anonyme au site d’information Ynet.

Le Centre médical Wolfson a nié les accusations d’agression en expliquant que la vidéo de l’incident ne montrait qu’une partie de l’histoire.

« On a demandé au couple de quitter les urgences après qu’il a fait un usage déraisonnable et répété de la force contre nos gardes », a déclaré l’hôpital dans un communiqué.

« Malheureusement, les informations diffusées dans les réseaux sociaux sont basées sur des vidéos filmées par des civils à la fin de l’incident qui ne montrent pas l’intégralité de l’altercation », précisait-on dans le communiqué.

L’incident intervient dans un contexte de plaintes récurrentes du personnel médical victime de violences. Des infirmières ont fait grève à travers tout le pays en juillet pour protester contre ce phénomène.

Selon un rapport de décembre 2017 publié par le comité du ministère de la Santé examinant la question, il y a plus de 3 000 incidents violents contre le personnel médical par an, et seulement 11 % de ces incidents sont signalés à la police. Une petite partie de ces 11 % fait l’objet de poursuites judiciaires.

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