Détention prolongée pour trois employées de garderie soupçonnées de maltraitance
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Détention prolongée pour trois employées de garderie soupçonnées de maltraitance

Les suspectes auraient violenté des enfants sous leur surveillance ; pour le mari de l'une des accusées, il s'agit d'une tentative de vengeance de la part d'employées renvoyées

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Trois employés de garderie, soupçonnés d'avoir maltraité des enfants, comparaissent devant le tribunal de Jérusalem pour une audience, le 15 juillet 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
Trois employés de garderie, soupçonnés d'avoir maltraité des enfants, comparaissent devant le tribunal de Jérusalem pour une audience, le 15 juillet 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

La cour de Jérusalem a prolongé lundi le placement en détention de trois employés de garderie arrêtées la veille, soupçonnés d’avoir maltraité des enfants sous leur surveillance dans une implantation de Cisjordanie.

Les trois employés seront ainsi détenues trois jours de plus puis libérées et assignées à résidence pendant quatre jours, la cour ayant trouvé des preuves établissant « une suspicion raisonnable ».

Les maltraitances dans les garderies d’enfants ont éveillé l’attention du public après un certain nombre d’affaires très médiatisées.

Ces employées d’une garderie de l’implantation de Tekoa en Cisjordanie sont soupçonnées de brutalité sur des enfants. Elles les auraient notamment secoués et maintenu leur tête sur des lits.

Lors de l’audience, la police a révélé que les plaintes avaient été déposées trois mois plus tôt par une autre employée de la garderie, et les forces de l’ordre surveillent depuis la situation.

Deux des suspectes ont été interpelées la semaine dernière avant d’être relâchées. Mais de nouvelles informations vendredi, transmises à la police par une autre employée, ont conduit à l’arrestation des trois suspectes dimanche.

Le mari de l’une d’elles assure que ces allégations n’étaient qu’une tentative de revanche de la part de deux employées renvoyées de l’école.

« Il ne s’agit que de diffamation et de deux employées renvoyées de la garderie qui veulent se venger du centre », a défendu le mari à la presse avant l’audience.

L’avocat de l’une des accusées, David Halevi, a souligné à la cour que la police ne semblait pas perturbée par ces allégations puisqu’elle avait mis trois mois à agir.

La police a convoqué une employée de la garderie et certains parents pour témoigner lundi, a rapporté la Douzième chaîne.

Le Conseil régional du Gush Etzion, qui administre l’implantation où se trouve la garderie, a fait savoir dans un communiqué : « Après clarification de l’incident avec l’encadrement de la garderie de Tekoa, il s’agit de deux groupes d’employées ayant eu un différend la semaine dernière, l’une des employées a menacé d’aller voir la police, et c’est ce qu’elle a fait. »

Dimanche, dans une autre affaire, une éducatrice en crèche a été condamnée à 17 ans de prison pour avoir tué par asphyxie l’année dernière une fillette de 18 mois et demi sous sa responsabilité.

Dans un autre incident, la directrice d’une crèche de Rosh Haayin a été interpelée en juin dernier et accusée de maltraitance physique sur une dizaine d’enfants en bas âge, dont certains âgés de trois mois. Quelques jours après, son domicile était visé par un incendie criminel.

Une loi exigeant la présence de caméras de surveillance dans les crèches avait été débattue et retardée pendant des années avant d’être finalement adoptée en décembre dernier par la Knesset. À partir de septembre 2020, toutes les garderies et crèches devront installer des caméras, sauf si 70 % des parents s’y opposent.

Toutes les activités à l’intérieur et à l’extérieur seront enregistrées, sans son. Les images ne seront accessibles que par les autorités en cas de soupçon de maltraitance.

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