Deux morts lors d’affrontements à la frontière avec Gaza, selon les Palestiniens
Rechercher

Deux morts lors d’affrontements à la frontière avec Gaza, selon les Palestiniens

Les émeutiers ont jeté des pierres, des cocktails Molotov ; des ballons ont allumé 15 feux, un drone israélien a été abattu et plus de 100 Palestiniens seraient blessés

Les militaires israéliens lancent du gaz lacrymogène vers les manifestants à l'est de Gaza City le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 29 juin 2018, durant des affrontements avec les Palestiniens (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)
Les militaires israéliens lancent du gaz lacrymogène vers les manifestants à l'est de Gaza City le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 29 juin 2018, durant des affrontements avec les Palestiniens (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Deux Palestiniens ont été tués vendredi lors de manifestations violentes le long de la frontière de la bande de Gaza avec Israël, a fait savoir le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.

Un adolescent de 13 ans a reçu une balle dans la tête et un jeune homme de 24 ans est mort de ses blessures à la jambe et à l’abdomen suite à des tirs israéliens, a fait savoir le ministère.

Selon certaines informations, le jeune garçon a été pris pour cible alors qu’il endommageait la clôture frontalière. Un membre de l’équipe des secours a fait savoir que l’adolescent jetait des pierres « très près de la frontière » avant les tirs des militaires.

Environ 5 000 Palestiniens ont manifesté à cinq endroits différents le long de la frontière. Les émeutiers ont fait brûler des pneus et ils ont attaqué les forces israéliennes à l’aide de pierres et de cocktails Molotov. Une bombe a également été projetée en direction des soldats.

Plus de 100 personnes auraient été blessées durant les manifestations par les gaz lacrymogènes et les tirs israéliens. Plusieurs membres de l’équipede secours palestiniens auraient également souffert de l’inhalation des fumées.

Les forces israéliennes lancent du gaz lacrymogène vers les manifestants à l’est de Gaza City le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, le 29 juin 2018, durant des affrontements avec les Palestiniens (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

L’armée a fait savoir que durant tout l’après-midi, des « milliers de Palestiniens ont pris part à des émeutes d’une violence extrême et ont commis des actes variés de terrorisme à plusieurs endroits, le long de la clôture frontalière avec la bande de Gaza ».

Les soldats israéliens ont répliqué avec « des dispositifs anti-émeutes et, dans les cas spécifiques où ces moyens n’ont pas permis de venir à bout des menaces, ils ont recouru à des tirs à balles réelles conformément aux procédures d’opération standards », a-t-elle annoncé.

Quinze incendies ont éclaté en Israël en raison de ballons et de cerfs-volants incendiaires lancés depuis la bande de Gaza. Les pompiers sont venus à bout des flammes.

Selon la police, de multiples ballons portant des slogans ont été découverts dans les communautés à proximité de Gaza. Il a été vivement recommandé aux résidents d’éviter de les toucher et d’appeler les forces de l’ordre.

Les pompiers éteignent un incendie dans un champ allumé par des des combustibles attachés à des cerfs-volants envoyés depuis la bande de Gaza par des Palestiniens, le 27 juin 2018 (Crédit : Flash90)

Les Palestiniens sont parvenus à abattre un petit drone israélien qui filmait la foule dans le centre de Gaza, selon l’armée. Les responsables ont affirmé qu’aucune information sensible n’avait été perdue.

Depuis que les manifestations ont commencé le 30 mars sur la frontière avec Gaza, au moins 130 émeutiers palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, parmi lesquels des dizaines de membres de groupes terroristes reconnus.

Israël a fait savoir que l’Etat juif défendait sa frontière et les communautés avoisinantes et le pays a accusé le Hamas d’utiliser les manifestations comme couverture pour tenter d’ouvrir des brèches dans la frontière et de commettre des attentats. L’armée a annoncé qu’elle avait ouvert le feu sur les personnes qui avaient attaqué et mis en péril les soldats, saboté la clôture de sécurité et tenté de détruire la clôture frontalière.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...