Deux policiers accusés d’avoir agressé un homme à Lag BaOmer
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Deux policiers accusés d’avoir agressé un homme à Lag BaOmer

Yoav Pundaki et Guy Ohayon ont été accusés d'avoir violemment blessé le plaignant, de l'avoir insulté et d'avoir piétiné sa kippa

Illustration : altercation entre un policier et un manifestant ultra-orthodoxe sur un chantier à Méron, dans le nord d'Israel, le 16 août 2017. (Crédit : David Cohen/Flash90)
Illustration : altercation entre un policier et un manifestant ultra-orthodoxe sur un chantier à Méron, dans le nord d'Israel, le 16 août 2017. (Crédit : David Cohen/Flash90)

Deux agents de l’unité spéciale de patrouille de la police israélienne ont été officiellement accusés mercredi d’avoir battu un homme après un évènement organisé pour la fête juive de Lag BaOmer.

Selon l’acte d’accusation, qui a été déposé à la cour des magistrats de Rishon Lezion, le plaignant tentait d’embarquer à bord d’un bus avec ses amis près du lont Méron au lendemain de la fête de Lag BaOmer en mai, mais Yoav Pundaki, un policier, les en a empêché, au motif que le bus était bondé.

Après qu’une altercation a éclaté, Pundaki a saisi l’homme par le col, et l’a sorti du bus.

Alors qu’il le traînait vers l’extérieur, Pundaki a insulté et frappé le plaignant, dont la kippa est tombée.

Le plaignant a demandé de l’aide pour ramasser sa kippa, mais Pundaki et son collègue Guy Ohayon auraient refusé de l’aider, et ont piétiné la kippa sur le sol, tout en insultant le plaignant.

« Enfoiré, tu ne mérites pas cette kippa », peut-on lire dans l’acte, qui reprend les propos des policiers.

Après avoir éloigné le plaignant, Pundaki a poussé sa tête contre le sol, lui a écarté les jambes, avant de le frapper dans les parties intimes, tout en l’insultant, indique l’acte.

Ohayon a ensuite dit à Pundaki de « faire attention à ses mains aux alentours du bus », à cause de la présence de caméra de surveillance, avant d’ajouter que s’il « veut s’occuper de quelque, il faut le faire ici », poursuit l’acte.

Alors que Pundaki continuait à tenir et à insulter le plaignant, ce dernier a commencé à pleurer, mais le policier ne s’est pas arrêté.

Ohayon s’est ensuite tourné un ami du plaignant : « Que fait-on de ce salaud ? On l’arrête ou vous vous chargez de lui ? », selon l’acte d’accusation.

Les deux policiers ont ensuite relâché le plaignant, sévèrement amoché, et qui présentait des signes de faiblesse.

Pundaki et Ohayon ont été accusés d’agression graves ayant provoqué des lésions sévères.

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