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Ebrahim Raïssi met en garde Israël contre la « moindre action » visant l’Iran

Le président iranien avait averti jeudi que l'Iran ne permettrait pas à son ennemi juré de mettre en danger la sécurité de la région par le biais de n'importe quel pays, y compris l'Irak

Le nouveau président iranien, Ebrahim Raissi, s'exprime lors de sa cérémonie d'assermentation au parlement iranien, dans la capitale Téhéran, le 5 août 2021.  (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Le nouveau président iranien, Ebrahim Raissi, s'exprime lors de sa cérémonie d'assermentation au parlement iranien, dans la capitale Téhéran, le 5 août 2021. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

Le président iranien Ebrahim Raïssi a mis en garde Israël lundi contre toute action visant l’Iran, lors d’un discours devant des militaires à l’occasion de la Journée de l’armée à Téhéran.

« Sachez que si vous menez la moindre action contre la nation iranienne, l’objectif de nos forces armées sera le coeur du régime sioniste [Israël, NDLR]. (…) Elles ne vous laisseront pas tranquille », a déclaré M. Raïssi.

Le président iranien avait averti jeudi que l’Iran ne permettrait pas à son ennemi juré Israël de mettre en danger la sécurité de la région par le biais de n’importe quel pays, y compris l’Irak.

« L’Iran attend fermement des pays voisins, en particulier l’Irak, qu’ils n’autorisent aucune présence pouvant perturber la sécurité de la République islamique », avait-il souligné dans un communiqué de la présidence. Raissi avait accusé la région du Kurdistan irakien de « négligence ».

Le président iranien avait fait ces remarques à Téhéran lors d’une rencontre avec le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein. Ce dernier a répondu que son pays ne servirait pas de base pour des actions contre la sécurité de l’Iran, selon le communiqué. « Nous sommes prêts à une large étendue, y compris dans le domaine de la sécurité, pour prévenir toute menace contre les intérêts de l’Iran », a ajouté le chef de la diplomatie irakienne.

En mars, l’Iran a tiré une douzaine de missiles balistiques sur Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, blessant légèrement deux civils.

Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de l’Iran, ont confirmé avoir tiré les projectiles, affirmant que l’attaque visait un « centre stratégique » utilisé par Israël.

Le gouverneur d’Erbil, Oumid Khouchnaw, a qualifié de « sans fondement » l’existence de sites israéliens à Erbil et autour, affirmant qu' »il n’y avait pas de sites israéliens dans la région ».

« Sachez que la grande puissance de nos forces armées ne vous laissera pas tranquille », a lancé lundi M. Raïssi à l’encontre de l’Etat hébreu.

Téhéran avait annoncé fin janvier son intention de cesser d’utiliser le complexe dit Tesa à Karaj, à l’ouest de la capitale, visé à l’été 2021 par une attaque attribuée à Israël par la République islamique.

Jeudi, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré avoir été informée par l’Iran de la mise en service d’un nouvel atelier de fabrication de composants de centrifugeuses à Natanz (centre), principal site d’enrichissement d’uranium du pays.

Ce développement survient alors que les négociations pour sauver l’accord international de 2015 sur le programme nucléaire iranien n’ont toujours pas abouti à une entente, un an après leur démarrage à Vienne.

Pour parvenir à un accord à Vienne, les Iraniens réclament notamment que les Américains retirent les Gardiens de la révolution de leur liste noire des « organisations terroristes étrangères ».

Mais la droite américaine et Israël ont mis en garde Washington contre une telle décision.

Israël s’oppose a un possible retour à l’accord international de 2015 encadrant le programme nucléaire de l’Iran.

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