Edelstein sur la vaccination des enseignants et les rassemblements à Pourim
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Edelstein sur la vaccination des enseignants et les rassemblements à Pourim

Le ministre de la Santé a déclaré que le gouvernement envisageait d'adopter une loi obligeant les enseignants à se faire vacciner - ou à se faire tester fréquemment à leurs frais

Yuli Edelstein s'exprime lors de la Conférence des Présidents des principales organisations juives américaines à Jérusalem, le 17 février 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Yuli Edelstein s'exprime lors de la Conférence des Présidents des principales organisations juives américaines à Jérusalem, le 17 février 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le ministre de la Santé, Yuli Edelstein (Likud), a affirmé mercredi qu’Israël réfléchissait à une loi obligeant les enseignants à se faire vacciner.

« Personne n’a le droit de mettre en danger les enfants d’Israël, » a-t-il déclaré lors d’un point-presse.

« Ceux qui ne veulent pas se faire vacciner seront obligés de se faire souvent tester, éventuellement à leurs propres frais », a-t-il déclaré.

Edelstein a indiqué que lorsque les centres commerciaux, les salles de sport et les hôtels rouvriront, ils ne seront accessibles qu’aux personnes vaccinées et à celles qui se sont remises de la COVID-19, mais un test négatif ne suffira pas.

« Il y a des domaines essentiels où nous ne pouvons interdire l’entrée à aucun citoyen israélien », a-t-il expliqué. « Mais il existe d’autres zones qui rouvriront bientôt et nous ne pouvons certainement pas permettre que les laboratoires [de test] s’effondrent parce que les gens n’ont pas trouvé le temps de se faire vacciner ».

« Je recommande vivement à tous ceux qui veulent profiter d’un hôtel, d’une salle de sport et de la culture d’aller se faire vacciner », a-t-il déclaré.

Un plan gouvernemental a recommandé la réouverture de ces installations le 23 février, à condition qu’un certain nombre d’objectifs sur les taux de vaccination et d’infection soient atteints.

Le ministre de la Santé a aussi annoncé que les rassemblements à l’occasion de la prochaine fête juive de Pourim, habituellement très populaire auprès des grands et des petits, seront limités afin de prévenir la propagation du coronavirus. Pourim commence le soir du 25 février, à l’exception de Jérusalem, où il commence le 27.

Selon lui, la fête de cette année verra « la joie être très limitée, sans rassemblements, sans danse et sans masques de Pourim, mais plutôt avec les masques auxquels nous nous sommes habitués ».

Mais il a précisé qu’une décision finale n’avait pas encore été prise.

« Nous sommes très inquiets, mais nous n’avons pas encore de recommandation pratique. Nous avons encore le temps, nous évaluerons la morbidité et annoncerons à l’approche de la fête s’il y aura des restrictions et la nature de celles-ci », a déclaré M. Edelstein.

Des Israéliens se sont déguisés pour la fête juive de Pourim dans le centre de Jérusalem, le 27 février 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le responsable de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash, a lui déclaré que la réouverture imminente de certaines écoles dans les zones faiblement et moyennement infectées l’empêchait de dormir.

« Je ne dors pas bien la nuit. S’il n’y avait que la considération de la santé, je recommanderais un confinement pour un mois supplémentaire, mais il y a d’autres considérations, » a-t-il déclaré à la adio de l’armée.

Selon lui, la proposition actuelle est une « gestion appropriée des risques ».

Selon la proposition du ministère de la Santé, les jardins d’enfants et les classes du CP au CM1 et de Première et Terminale ouvriront jeudi dans les villes désignées comme « vertes » et « jaunes » dans le système de codage par couleurs du gouvernement pour les taux de morbidité. Certaines villes à taux d’infection moyen à élevé, signalées par le label « orange », verront également ces classes ouvertes, en fonction de diverses statistiques et à condition qu’au moins 70 % de leurs habitants âgés de 50 ans et plus soient vaccinés. La plupart des villes « orange » ne répondent pas aux critères. Parmi ceux concernés figurent Kiryat Motzkin, Tirat Carmel, Kfar Yona, Karmiel, Mevaseret Zion, Ness Ziona, Savyon, Ramat Gan, Ramat Yishai et Raanana.

Ash a également exprimé sa déception face à la présence du président Reuven Rivlin à des funérailles qui auraient violé les règles de rassemblement, disant que cela nuit à la confiance du public.

Et il estime qu’exiger des Israéliens qu’ils se fassent vacciner – comme le suggèrent certains membres du gouvernement – serait « une mesure extrême ». « Il se peut qu’il y ait des situations dans lesquelles nous dirons, soit vous vous faites vacciner, soit vous vous faites tester. Nous évaluons cette option, y compris ses aspects juridiques », a déclaré M. Ash.

Le responsable israélien de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash, visite la municipalité de Jérusalem, le 22 novembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le président Reuven Rivlin aurait en effet assisté à des funérailles qui auraient violé les ordres du ministère de la Santé limitant la taille des rassemblements à l’extérieur, a rapporté la radio de l’armée.

Les funérailles de l’un des beaux-frères de Rivlin ont eu lieu il y a plusieurs semaines, avant le début du troisième confinement.

Des sources ont indiqué à la station que plus de 100 personnes étaient réunies. À l’époque les rassemblements publics étaient limités à 20 personnes en plein air et 10 en intérieur.

Les photos des funérailles ont montré Rivlin entouré d’une quarantaine de personnes, selon la radio.

Le bureau de Rivlin a répondu que le président y avait assisté après qu’on lui a dit que l’événement respecterait les limites imposées. Selon le reportage, la famille a tout fait pour limiter le nombre de participants, mais beaucoup plus de personnes sont arrivées que prévu.

Le président Reuven Rivlin assiste à des funérailles au cimetière de Givat Shaul à Jérusalem, le 31 décembre 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
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