Eizenkot aux dirigeants druzes : Israël n’a pas de lien avec les rebelles extrémistes en Syrie
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Eizenkot aux dirigeants druzes : Israël n’a pas de lien avec les rebelles extrémistes en Syrie

Le chef d'Etat-major a rencontré les dirigeants de la communauté druze après des accusations d'un député druze sur le soutien de l’armée israélienne aux groupes islamistes

Le chef d'Etat-major, Gadi Eizenkot, pendant une réunion de la commission de contrôle de l'Etat de la Knesset, le 16 août 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le chef d'Etat-major, Gadi Eizenkot, pendant une réunion de la commission de contrôle de l'Etat de la Knesset, le 16 août 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le chef d’Etat-major israélien, Gadi Eizenkot, a déclaré vendredi aux dirigeants de la communauté druze en Israël que le pays n’a aucun type de contact avec des groupes extrémistes rebelles impliqués dans la guerre civile syrienne, rejetant ainsi une récente accusation d’un député druze.

Eizenkot a déclaré qu’il n’y a pas de changement dans la politique d’Israël, et que l’armée avait récemment relayé un message aux rebelles. Ils ne devraient pas entrer dans l’enclave druze en Syrie, ni dans la partie est du plateau du Golan de la frontière avec Israël.

La communauté druze en Israël a des liens familiaux et matrimoniaux avec les communautés du côté syrien de la frontière. La récente reprise des combats entre les rebelles sunnites et les forces loyales du président syrien Bashar el-Assad a affecté la communauté druze syrienne, avec plusieurs incidents de combats armés à Hader, une ville druze sur la partie syrienne du Golan.

Une fillette druze a récemment été tuée dans un bombardement de Hader par les forces loyales à Assad.

Akram Hasson, député de Koulanou, pendant son serment devant la Knesset, à Jérusalem, le 1er février 2016. (Crédit : Issac Harari/Flash90)
Akram Hasson, député de Koulanou, pendant son serment devant la Knesset, à Jérusalem, le 1er février 2016. (Crédit : Issac Harari/Flash90)

Le député druze Akram Hasson, du parti Koulanou, a critiqué cette semaine la politique du ministre de la Défense Avidgor Liberman, et a accusé l’armée d’avoir assisté le Front Fateh al-Sham (une branche sunnite d’al-Qaeda auparavant appelé Front al-Nosra) dans les attaques à Hader.

« Nous avons reçu des informations de tous les fronts et de personnes à l’intérieur [de Hader] selon lesquelles le Front al-Nosra agit avec un soutien israélien sans précédent, avec les combattants du groupe qui prennent position là où l’armée israélienne a auparavant attaqué les bastions de l’armée syrienne. De cette manière, l’organisation renforce ses positions en plus du soutien logistique et médical qu’elle reçoit d’Israël », a écrit Hasson sur Facebook.

Hasson a déclaré que « la nouvelle stratégie est menée par Liberman ».

Eizenkot a visité la ville de Julis vendredi pour rencontrer le dirigeant druze spirituel d’Israël, Sheikh Muafak Tarif, et d’autres dirigeants importants de la commuanuté, y compris des chefs de conseils locaux et des officiers de l’armée israélienne à la retraite.

Le chef d’Etat-major était accompagné par le chef du Commandement du Nord de Tsahal, le général Aviv Kochavi, et le directeur des ressources humaines de l’armée, le général Hagai Topolansky. Selon Haaretz, Eisenkot a catégoriquement démenti tout contact entre Israël et des éléments extrémistes islamistes parmi les rebelles.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, à droite, avec le  Sheikh Muafak Tarif, dirigeant spirituel de la communauté druze israélienne, dans le nord du pays, le 31 août 2016. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, à droite, avec le Sheikh Muafak Tarif, dirigeant spirituel de la communauté druze israélienne, dans le nord du pays, le 31 août 2016. (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

« Etat Islamique, Front al-Nosra, Ahrar al-Sham : je vous regarde dans les yeux et je vous le dis, nous n’avons aucun lien avec eux », a déclaré Eizenkot aux dirigeants druzes. Il a cependant confirmé qu’Israël était en contact occasionnel avec des milices locales qui sont considérées comme modérées, afin de s’assurer que la frontière reste calme.

Eizenkot a déclaré qu’Israël a averti les rebelles contre des tentatives de prendre Hader, mais a ajouté que si des frappes sur le territoire israélien provenaient de l’intérieur de Hader, Tsahal réagira en conséquence.

Tariff a déclaré qu’une telle réponse serait justifiés dans ces circonstances, a annoncé Haaretz.

Le général Kochavi a rejeté les affirmations selon lesquelles l’armée israélienne aide le Front al-Nosra. « C’est un démenti plus fort que certaines publications sur Facebook », a déclaré Kochavi, en attaquant Hasson.

Les résidents de Hader, qui restent bien vus par Assad, ont récemment refusé une offre israélienne d’aide humanitaire, de peur que cela puisse gâcher leurs relations avec le régime, a annoncé Haaretz.

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