En Israël, le nombre de cancers baisse, mais seulement chez les hommes
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En Israël, le nombre de cancers baisse, mais seulement chez les hommes

Cette diminution est attribuée à la baisse de cas de cancers de côlons et de la prostate ; le nombre de femmes souffrant de cancers du sein est stable depuis 25 ans

Recherche sur le cancer au laboratoire Ben-Porath de l'hôpital Hadassah de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Keren Freeman/Flash90)
Recherche sur le cancer au laboratoire Ben-Porath de l'hôpital Hadassah de Jérusalem. Illustration. (Crédit : Keren Freeman/Flash90)

Le nombre d’hommes souffrant de cancer a chuté ces dernières années en Israël, et est désormais inférieur au nombre de femmes atteintes, selon les nouvelles données, qui attribuent cette diminution à une importante baisse du nombre de cancers du côlon et de la prostate.

Au cours de 25 dernières années, le nombre de femmes atteintes de cancers est resté relativement stable, à 275 cas sur 100 000. Le cancer du sein représente un tiers de ces cas, suivi par le cancer du poumon et du côlon, selon un article du quotidien Haaretz paru mercredi.

Chez les hommes, on diagnostiquait près de 300 cancers pour 100 000 personnes il y a 15 ans, mais ce chiffre a baissé et continue de baisser. Aujourd’hui, il avoisine les 250 cas sur 100 000. Les cancers les plus communs sont les cancers du poumon, du côlon et de la prostate, indique l’article, en relayant les chiffres de l’Israël Cancer Association (ICA).

Cette tendance à la baisse a également été remarquée dans d’autres pays, notamment aux États-Unis. Les chiffres diffusés par l’ICA et le ministère de la Santé, à la veille d’une campagne de levée de fonds pour la recherche la semaine prochaine, proviennent d’études réalisées sur les chiffres du cancer entre 1990 et 2014.

Cellules cancéreuses. Illustration. (Crédit : Pixabay)
Cellules cancéreuses. Illustration. (Crédit : Pixabay)

En Israël, le cancer est la première cause de mortalité.

Lital Keinan-Boker, directrice adjointe du Centre israélien de contrôle des maladies du ministère de la Santé, a affirmé que la baisse du nombre de cancers chez les hommes peut être expliquée par la baisse du nombre de cancers du côlon, passé de 43 à 30 cas sur 100 000, et du cancer de la prostate, passé de 80 à 40 diagnostics par an.

« En ce qui concerne le cancer du côlon, la sensibilisation a été accrue, et en 2005, un programme national a été instauré pour réaliser un dépistage de sang occulte dans les selles. Ceux qui ont été testés positifs à ce test ont été invités à subir une coloscopie, a expliqué Keinan-Boker. Nous observons également une baisse du nombre de cancers de la prostate. Chez les femmes en revanche, le nombre de cancers du sein est stable depuis ces 25 dernières années. »

A woman with breast cancer undergoes a CT scan. (Photo credit: Chen Leopold/FLASH90)
Une femme avec un cancer de sein examinée au CT scan (Crédit : Chen Leopold/FLASH90)

« Quand on dépiste un cancer du côlon à temps, quand il est au stade précancéreux, on peut le retirer et empêcher qu’il ne se développe », a ajouté Siegal Sadetzki, directeur du département d’oncologie au Gertner Institute for Epidemiology and Health Policy Research.

« En revanche, en ce qui concerne le cancer du sein, une fois qu’on le découvre, il y est déjà, et le but est de faire baisser la mortalité. Découvrir la maladie ne réduit pas le nombre de cas, mais permet d’augmenter les chances de traitement et de guérison. »

« Quand on parle de cancer, il est difficile, voire impossible de l’attribuer à un facteur précis. Le cancer est une maladie avec de nombreuses variables. La génétique est également un facteur de risque, bien qu’il ne soit responsable que de peu de tumeurs, entre 5 et 10 %. La plupart des facteurs de risques sont d’origine environnementales et imputables au mode de vie. »

Eliezer Robinson, président de l’ICA, a indiqué que bien que le nombre de patients atteints de cancer a été multiplié par 5 en raison de l’augmentation de l’espérance de vie, du vieillissement et de l’accroissement démographique, le nombre de personnes qui guérissent a été multiplié par neuf.

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