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En pleine crise de la coalition, l’opposition appelle à des élections

Suite à la démission du ministre de la Défense, le chef de l'Union sioniste estime qu'il n'y a "pas d'alternative" à l'organisation d'un scrutin national

La cheffe de l'opposition Tzipi Livni, à droite, et le président de l'Union sioniste Avi Gabbay, durant une conférence de presse conjointe à la Knesset, après la démission du ministre de la Défense Avigdor Liberman, le 14 novembre 2018. (Crédit : Noam Rivkin Fenton/Flash90)
La cheffe de l'opposition Tzipi Livni, à droite, et le président de l'Union sioniste Avi Gabbay, durant une conférence de presse conjointe à la Knesset, après la démission du ministre de la Défense Avigdor Liberman, le 14 novembre 2018. (Crédit : Noam Rivkin Fenton/Flash90)

Les chefs de l’Union sioniste, principal parti d’opposition, ont appelé mercredi à l’organisation de nouvelles élections après la démission du ministre de la Défense et la menace qu’un autre parti de la coalition (HaBayit HaYehudi) renverse le gouvernement s’il ne récupérait par le portefeuille de la Défense.

Durant une conférence de presse conjointe, le président de l’Union sioniste Avi Gabbay et la cheffe de l’opposition Tzipi Livni ont déclaré que le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’effondrait à cause de son propre cynisme et que le pays ne pouvait plus être laissé entre les mains de la coalition.

Le ministre de la Défense avait annoncé quelques heures plus tôt qu’il démissionnait, en signe de protestation contre un cessez-le-feu conclu avec le groupe terroriste palestinien du Hamas, après deux jours d’intenses tirs de roquettes depuis la bande de Gaza, auxquels Israël a riposté par des frappes aériennes.

En démissionnant, Liberman a fait sortir son parti, Yisrael Beytenu, de la coalition, laissant au gouvernement l’infime majorité de 61 sièges à la Knesset.

Le parti HaBayit HaYehudi a ensuite menacé de faire tomber le gouvernement si son chef, l’actuel ministre de l’Education Naftali Bennett, n’obtenait pas le portefeuille de la Défense. De nouvelles élections sont de toute façon prévues dans les 12 mois à venir.

« Aujourd’hui, c’est un jour d’espoir », a déclaré Gabbay aux journalistes rassembles à la Knesset. « Le jour où le cynisme entre Netanyahu et Liberman éclate. Un jour où le cynisme s’effondre et génère une désintégration. J’en appelle à la tenue d’élections immédiatement. Il n’y a pas de solution alternative. C’est le moment de faire un changement d’envergure, un changement d’unité, qui relie tous ceux qui veulent le changement. »

Gabbay a rappelé qu’il avait démissionné de son poste de ministre de la Protection de l’Environnement en 2016 – un poste qu’il détenait bien qu’il ne soit pas membre du Parlement – pour protester contre la nomination de Liberman au ministère de la Défense.

Avigdor Liberman annonce sa démission du portefeuille de la Défense au cours d’une conférence de presse à Jérusalem, le 14 novembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/FLASH90)

Livni s’est fait l’écho de Gabbay, déclarant : « il faut que ce soit la fin d’un gouvernement faible ».

« Nous ne pouvons pas laisser le pays entre leurs mains », a-t-elle dit. « Liberman a ouvert la porte, et maintenant, ils doivent tous la prendre et partir. »

Netanyahu a rencontré les chefs des partis de la coalition durant la journée, alors qu’elle menace de s’effondrer suite à l’ultimatum de Bennett.

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