Européennes : Emmanuelle Gave et Charles Gave sur la liste de Dupont-Aignan
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Européennes : Emmanuelle Gave et Charles Gave sur la liste de Dupont-Aignan

Emmanuelle Gave, qui se demandait si la liberté d'expression devait "pouvoir s'étendre à la réfutation de la Shoah", est partisane comme son père d'une union des droites

Nicolas Dupont-Aignan (Crédit : CC BY SA 2.0)
Nicolas Dupont-Aignan (Crédit : CC BY SA 2.0)

Deux personnalités controversées, l’ancienne avocate Emmanuelle Gave et son père Charles Gave, partisan de la théorie du « grand remplacement », ont affirmé jeudi qu’elles figureraient sur la liste de Nicolas Dupont-Aignan pour les élections européennes, que M. Gave va contribuer à financer, confirmant une information de L’Opinion.

Emmanuelle Gave, qui travaille pour le think-tank libéral-conservateur Institut des Libertés de son père, a dit à l’AFP qu’elle allait « figurer sur la liste » du président de Debout la France, « en position éligible ». Selon L’Opinion, elle devrait obtenir la 4e place. Elle « a de fortes chances d’être sur ma liste », a dit à l’AFP M. Dupont-Aignan.

Signataire en octobre d’une tribune de soutien à l’action du mouvement d’extrême droite Génération identitaire contre l’ONG d’aide aux migrants SOS Méditerranée, Emmanuelle Gave est partisane comme son père d’une union des droites.

Depuis la publication de l’information par L’Opinion lundi, la future candidate a fait effacer quelque 10 000 tweets et retweets par une société spécialisée, selon le site SocialBlade. Dans l’un d’eux, daté de mai 2018, elle se demandait si la liberté d’expression devait « pouvoir s’étendre à la réfutation de la Shoah ».

Mardi, elle a répondu aux commentaires sur ce tweet et qualifié la Shoah « d’abomination ».

Son père, partisan de la théorie controversée du « grand remplacement » de la population européenne par une population d’origine immigrée et musulmane, très critique à l’encontre du milliardaire juif américain d’origine hongroise George Soros, a indiqué à l’AFP qu’il « figurait » aussi sur la liste, en position non éligible, « à la 43e place ».

Selon L’Opinion, il apportera à la campagne du président de DLF près de deux millions d’euros, soit la moitié de ce que l’État rembourse (4,5 millions d’euros) si la liste obtient 3 % des voix.

« Je l’ai assuré d’une somme certaine pour couvrir sa campagne, sous forme de prêt. Je l’assure de l’essence dans la voiture et c’est lui qui conduit », a-t-il dit à l’AFP sans donner de chiffre.

Si M. Gave ne figurait pas sur la liste, il ne pourrait que faire un « don », plafonné à 4 600 euros par candidat et à 7 500 euros par parti.

M. Dupont-Aignan n’a pas infirmé sa contribution mais contesté « l’ordre de grandeur » de près de deux millions d’euros. « Comme on se heurte au blocage des banques, chaque candidat pourra contribuer à la campagne », a-t-il dit, en précisant que M. Gave « sera peut-être sur la liste », qui sera présentée courant mars.

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