Examen du téléphone d’une ex-employée de la résidence Netanyahu
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Examen du téléphone d’une ex-employée de la résidence Netanyahu

Le juge rejette l'appel de la femme soupçonnée d'avoir fait un faux témoignage au nom de Sara Netanyahu

L'épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Sara, lors d'une cérémonie d'accueil du président brésilien à l'aéroport Ben Gurion, le 31 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)
L'épouse du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Sara, lors d'une cérémonie d'accueil du président brésilien à l'aéroport Ben Gurion, le 31 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Une ancienne employée de la Résidence du Premier ministre accusée de s’être parjurée au profit de Sara Netanyahu verra son téléphone examiné par la police, à la suite d’une décision de justice lundi.

Le tribunal de première instance de Rishon Lezion a confirmé l’approbation de la perquisition, rejetant l’appel de l’ancienne employée qui souhaitait bloquer l’accès à son téléphone, selon le site d’information Walla. La police cherchait à examiner l’appareil pour corroborer les allégations de mensonges devant le tribunal.

La police examinera le contenu de l’appareil de la suspecte dans le cadre de son enquête visant à déterminer si deux employés de la résidence officielle se sont rendus coupables de faux témoignage dans une affaire civile contre Sara Netanyahu – apparemment pour l’aider à se défendre contre les accusations de mauvais traitements infligés à une femme de ménage.

Le site d’information n’a pas indiqué quel téléphone d’ancien travailleur serait interrogé. Les médias ont nommé les deux anciens employés qui ont admis avoir fait un faux témoignage comme étant Liora Babian et Sylvie Genesia.

Sara Netanyahu est poursuivie au civil par l’ancienne employée Shira Raban, qui affirme que la femme du Premier ministre l’a maltraitée pendant une brève vacation à la résidence. Shira Raban réclame 56 000 euros de dommages et intérêts pour des allégations de mauvais traitements et de harcèlement.

Shira Raban, ancienne femme de ménage à la Résidence des Premiers ministres, au Tribunal régional du travail de Jérusalem, le 11 juin 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Selon un reportage de la Treizième chaîne le mois dernier, Liora Babian – l’une des deux employées ayant témoigné en faveur de Sara Netanyahu – a avoué au conseiller juridique du bureau du Premier ministre qu’elle avait menti dans une déclaration sous serment contre les allégations de mauvais traitements portées par Shira Raban. Le conseiller juridique a ensuite informé le procureur général de l’évolution de la situation, ce qui a déclenché l’enquête de police, qui a été approuvée par le procureur général Avichai Mandelblit.

Les procureurs ont alors demandé au tribunal de retarder d’un mois la procédure civile dans l’affaire Raban afin de permettre à l’enquête policière de découvrir des preuves.

Le reportage ne précisait pas si Liora Babian avait indiqué avoir soumis la déclaration sous serment de son plein gré ou avait subi des pressions pour soutenir Sara Netanyahu.

La deuxième employée nommée dans la presse, Sylvie Genesia, aurait dit à la police comment le directeur de la résidence du Premier ministre lui avait fait parvenir une lettre faisant l’éloge de la femme du Premier ministre, même si les exigences de Netanyahu en matière de ménage l’avaient fait pleurer.

Sylvie Genesia (Capture d’écran/Treizième chaîne)

Sara Netanyahu poursuit cette dernière en justice pour diffamation.

Plusieurs anciens employés ont affirmé avoir été maltraités par la femme du Premier ministre. L’ancien gardien de la résidence officielle a réussi à la poursuivre pour abus verbal et émotionnel, tout comme un autre ancien employé.

En juin 2019, Sara Netanyahu a été condamnée pour détournement de fonds publics en vertu d’un accord de peine dans une affaire impliquant des allégations selon lesquelles elle s’était procurée illégalement puis avait mal déclaré des services de restauration au profit de la résidence du Premier ministre.

L’accord a permis à l’intéressée d’échapper à une condamnation pour fraude aggravée, mais de reconnaître une accusation moindre, à savoir avoir tiré profit d’une erreur. Elle avait reçu l’ordre de verser 55 000 shekels à l’État – 10 000 shekels d’amende et 40 000 shekels de remboursement.

Le Premier ministre est actuellement jugé pour corruption, fraude et abus de confiance dans le cadre de trois affaires pénales. Il nie les accusations portées contre lui.

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