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Expo : Le Concours National de la Résistance et de la Déportation fête ses 60 ans

L’exposition a lieu jusqu’au 30 janvier au Mémorial de la Shoah de Paris et au nouveau Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne

Des élèves du collège François Villon, lauréats du 3ème prix lors de l'édition 2020-2021 du Concours National de la Résistance (capture d'écran Youtube)
Des élèves du collège François Villon, lauréats du 3ème prix lors de l'édition 2020-2021 du Concours National de la Résistance (capture d'écran Youtube)

C’est le concours scolaire le plus ancien de France. Cette année, le Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) fête son 60e anniversaire. Pour l’occasion, à l’initiative de Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports et de Tristan Lecoq, Inspecteur général (histoire-géographie) et président du jury national du Concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) une exposition se tient depuis le 17 novembre dernier et jusqu’au 30 janvier.

Pour présenter l’événement, le Mémorial de la Shoah et le Musée de la Résistance nationale se sont pour la première fois associés.

L’exposition retrace la genèse du concours et son développement, ses enjeux et ses principales évolutions, ses réalisations et son devenir. Elle valorise les travaux des élèves et souligne la forte implication des enseignants, tout en mettant en évidence une puissante actualité du CNRD.

Cette exposition s’organise autour de quatre thèmes majeurs : Décider, Organiser, Rencontrer, Réaliser. Elle présente des documents originaux, des extraits de films, d’archives et des réalisations d’élèves primés. Parmi eux, les travaux d’Alizée Labassa et de Simon Virgilio-Pignon, deux élèves du collège Gabriel Séailles, dans le Gers qui se sont distingués au concours de cette année.

“Le sujet était ‘1940, entrer en résistance : comprendre, refuser, résister’. Comprendre, cela signifiait réaliser le danger qui était lié à l’occupation et au régime de Vichy pour la population. Refuser, cela voulait dire exprimer son désaccord ne pas accepter à la fois l’occupation et l’arrivée du régime de Vichy Résister, c’est agir, entrer dans le combat que ce soit la lutte contre l’occupant ou la lutte contre le régime de Vichy à l’intérieur ou à l’extérieur”, a déclaré la professeure des deux lauréats, Christelle Thiriet au Journal du Gers.

“Ce concours, c’est un trait d’union entre les générations, entre le passé et l’avenir et encore plus de nos jours où les générations qui ont vécu la guerre ont disparu. On a perdu cette année le dernier compagnon de la libération. C’est important de continuer à perpétuer ce trait d’union”, a-t-elle ajouté, en référence à Hubert Germain, inhumé le 11 novembre dernier.

L’exposition souligne la variété des sujets traités depuis 60 ans par les élèves, individuellement et collectivement.

La première étape « Décider » retrace la genèse du concours, « Organiser » développe la mise en place du concours, « Rencontrer » informe sur la participation de plus en plus large au concours, et « Réaliser » présente la variété des travaux réalisés par les élèves, devoir individuel depuis l’origine en 1961, et depuis 1979, travaux collectifs de structures variées.

Mardi 23 novembre, le Mémorial de la Shoah de Paris proposera aux élèves de la 3ème à la terminale, une projection-rencontre du film « Les héritiers » pour débattre du CNRD, d’hier, d’aujourd’hui et de demain.

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