Faire des affaires en Israël devient (un peu) moins facile, selon la Banque mondiale
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Faire des affaires en Israël devient (un peu) moins facile, selon la Banque mondiale

La “nation start-up” perd 3 places dans le classement mondial de l’index mesurant la “facilité à faire des affaires”

Embouteillage sur l'autoroute Ayalon, à Tel Aviv, le 28 octobre 2015. (Crédit : Simcha Simon/autorisation)
Embouteillage sur l'autoroute Ayalon, à Tel Aviv, le 28 octobre 2015. (Crédit : Simcha Simon/autorisation)

Faire des affaires dans la « nation start-up » devient de plus en plus difficile, ont montré de nouveaux chiffres de la Banque mondiale, alors qu’Israël chute de trois places dans le classement international de l’institution.

Dans son rapport annuel sur la « Facilité à faire des affaires » pour l’année calendaire 2017, Israël se classe à la 52e place, légèrement moins bien qu’en 2016, où le pays était 49e.

Le classement 2017 est mené pour la première fois par la Nouvelle-Zélande, et Singapour, longtemps en tête, est relégué à la deuxième place.

L’index de la Banque mondiale mesure 10 variables qui affectent l’activité commerciale, dont l’ouverture d’une entreprise, l’enregistrement de la propriété, le paiement d’impôts et la protection des investisseurs minoritaires.

Même si Israël a bien réussi dans la catégorie « Lancer une entreprise », avec neuf points supplémentaires par rapport à 2016, il perd des points dans toutes les autres variables mesurées par l’index.

Malgré la réputation de centre de start-up high-tech du pays, les politiques et les dirigeants d’entreprises se plaignent depuis longtemps d’une paperasserie excessive et de régulations gouvernementales qui rendent trop difficiles le lancement et la gestion d’un nouveau commerce.

Le scientifique en chef du ministère de l'Economie,  Avi Hasson. (Crédit : autorisation)
Le scientifique en chef du ministère de l’Economie, Avi Hasson. (Crédit : autorisation)

Cette année, un important responsable du ministère de l’Economie avait prévenu qu’Israël chutait dans de nombreux classements commerciaux par rapport au reste du monde.

Dans un rapport présenté en juin au Premier ministre Benjamin Netanyahu, le scientifique en chef du ministère de l’Economie, Avi Hasson, avait affirmé qu’une pénurie de ressources humaines compétentes, une dépense gouvernementale insuffisante en recherche et développement et les nouvelles directives d’imposition de l’OCDE sur les multinationales pourraient avoir un effet négatif sur l’activité commerciale en Israël.

« Si nous ne prenons pas maintenant les mesures appropriées, elles nous seront imposées dans quelques années, quand nous serons en position de faiblesse, et après la perte d’un grand potentiel », avait écrit Hasson dans ce rapport.

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