Israël en guerre - Jour 289

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Fitch Ratings retire Israël de la liste des pays sous surveillance négative

L'agence confirme la note de crédit A+ du pays, mais avec une perspective négative, car l'agence évalue l'impact de la guerre contre le Hamas

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le logo de Fitch Ratings, à New York, le 9 octobre 2011. (Crédit : Henny Ray Abrams/AP)
Le logo de Fitch Ratings, à New York, le 9 octobre 2011. (Crédit : Henny Ray Abrams/AP)

L’agence de notation financière Fitch Ratings a maintenu mardi la note de crédit d’Israël (A+), mais l’a assortie d’une perspective négative, car l’agence a évalué l’impact de la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Les risques géopolitiques associés à la guerre à Gaza restent élevés et les risques d’escalade demeurent présents, mais Fitch estime que les risques pour le profil de crédit se sont accrus et que leur impact peut prendre plus de temps à évaluer », a indiqué Fitch en précisant les raisons pour lesquelles elle a décidé de supprimer la perspective négative de la surveillance du crédit.

En octobre, Fitch avait placé le pays dans la liste des pays à surveillance négative en raison du risque accru d’une escalade régionale majeure dans la guerre avec le Hamas, qui, selon l’agence, pouvait entraîner une action de notation négative.

En février, Moody’s avait abaissé la note de crédit d’Israël de A1 à A2, avec une perspective négative, citant les répercussions économiques de la guerre sur les dépenses du gouvernement, ainsi que les risques fiscaux et politiques.

Israël est en guerre à Gaza depuis près de six mois, à la suite de l’assaut meurtrier lancé par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre, au cours duquel 3 000 terroristes ont tué près de 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et pris 253 otages dans la bande de Gaza.

Face aux attaques incessantes du groupe terroriste chiite du Hezbollah, soutenu par l’Iran et basé au Liban, ainsi que celles menées par les milices chiites dans tout le Moyen-Orient, Israël a intensifié ses frappes sur des cibles terroristes liées à l’Iran en Syrie, tuant de nombreux agents du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), ainsi que des membres du Hezbollah et d’autres groupes mandataires de l’Iran.

Israël semble perdre peu à peu patience face aux échanges de tirs quotidiens avec le Hezbollah sur le front nord, qui se sont intensifiés ces derniers jours, et a mis en garde contre l’éventualité d’une guerre totale.

Les soldats de l’armée israélienne inspectant un bâtiment touché par une roquette du Hezbollah, à Kiryat Shmona, dans le nord d’Israël, près de la frontière libanaise, le 27 mars 2024. (Crédit : Jalaa Marey/AFP)

L’agence Fitch avait placé la note de crédit d’Israël sous surveillance négative, évoquant un risque accru d’escalade régionale, de l’augmentation des dépenses militaires permanentes et des perspectives macroéconomiques incertaines, qui risquaient de compromettre la capacité d’Israël à réduire sa dette croissante à l’avenir dans un contexte de politique intérieure conflictuelle.

« Les risques d’une expansion du conflit actuel, qui entraînerait une confrontation militaire à grande échelle avec d’autres parties dans la région, restent élevés » a indiqué Fitch. « Bien que ce ne soit pas l’hypothèse de base de l’agence, mais en plus des dommages en vies humaines, une telle escalade pourrait entraîner des dépenses militaires supplémentaires significatives, la destruction d’infrastructures, un changement durable des habitudes de consommation et d’investissement et donc conduire à une détérioration significative des indices de crédit de l’État d’Israël. »

S’adressant au Times of Israel, l’économiste en chef de la société d’investissement IBI, Rafi Gozlan, a déclaré que Fitch chercherait probablement à déterminer l’impact à long terme d’une guerre prolongée sur l’économie et ses perspectives de croissance avant de prendre d’autres mesures concernant la note de crédit d’Israël.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a salué la décision de Fitch de maintenir la note de crédit du pays comme « une expression de confiance dans l’économie israélienne et la politique économique » que mène le gouvernement.

« Nous sommes au milieu d’une guerre qui a engendré de nombreux défis pour l’économie », a indiqué Smotrich. « Nous prenons des mesures et nous continuerons à agir de manière à minimiser les risques et à remettre l’économie sur la voie d’une croissance rapide ».

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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