France : 4 ex-dirigeants du centre pro-Hezbollah chiite Zahra en garde à vue
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France : 4 ex-dirigeants du centre pro-Hezbollah chiite Zahra en garde à vue

Le parquet avait lancé une enquête pour "participation ou maintien d'association dissoute", les interpellés auraient continué "des activités de type prêches et rencontres prêchées"

Yahia Gouasmi, à droite, fondateur du "Centre Zahra France", une organisation religieuse, avec Tahiri Jamel, à gauche, près du centre, parlent aux journalistes à Grande-Synthe, près de Dunkerque, le 2 octobre 2018. (Crédit : AFP / Philippe HUGUEN)
Yahia Gouasmi, à droite, fondateur du "Centre Zahra France", une organisation religieuse, avec Tahiri Jamel, à gauche, près du centre, parlent aux journalistes à Grande-Synthe, près de Dunkerque, le 2 octobre 2018. (Crédit : AFP / Philippe HUGUEN)

Quatre anciens dirigeants de l’association musulmane chiite « Centre Zahra France » à Grande-Synthe (Nord) sont en garde à vue depuis mardi, soupçonnés d’avoir poursuivi l’activité de cette structure malgré sa dissolution, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

La garde à vue de l’un d’entre eux a été levée pour raison de santé mais il devrait être de nouveau convoqué, a précisé le parquet de Dunkerque, qui avait ouvert une enquête en septembre 2019 pour « participation ou maintien d’association dissoute » après un signalement préfectoral et l’avait confiée à la police judiciaire.

Déférés au parquet de Dunkerque mercredi après-midi, ces quatre anciens responsables seront convoqués le 28 octobre devant le tribunal de Dunkerque en comparution à délai différé.

Interpellés mardi, ils auraient continué « des activités de type prêches et rencontres prêchées », sur place ou sur les réseaux sociaux, selon le parquet, confirmant une information de La Voix du Nord.

Le centre Zahra avait été dissous en mars 2019. Le ministre de l’Intérieur de l’époque, Christophe Castaner, avait dénoncé des activités « qui légitiment de façon régulière le jihad armé ».

Le tribunal administratif de Lille avait également relevé « la propagande ayant pour objet de glorifier la lutte armée et de provoquer la haine et la violence en relayant des messages antisémites, entraînant ainsi le risque de commission d’actes terroristes ».

Les locaux de Zahra à Grande-Synthe avaient été visés le 2 octobre 2018 par une opération antiterroriste. Les perquisitions administratives avaient débouché sur la découverte d’armes à feu détenues illégalement.

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