France : Le conseil des ministres dissout le collectif Cheikh Yassine
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France : Le conseil des ministres dissout le collectif Cheikh Yassine

"Depuis février 2018, 356 lieux de radicalisation - débits de boisson, associations, mosquées, clubs de sport - ont été fermés," a déclaré Gabriel Attal

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours pour présenter sa stratégie de lutte contre le séparatisme, le 2 octobre 2020 aux Mureaux, à proximité de Paris. (Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron prononce un discours pour présenter sa stratégie de lutte contre le séparatisme, le 2 octobre 2020 aux Mureaux, à proximité de Paris. (Ludovic MARIN / POOL / AFP)

Le conseil des ministres a prononcé mercredi la dissolution du collectif pro-palestinien Cheikh Yassine, « impliqué » dans l’assassinat d’un enseignant vendredi, a indiqué le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

« Nous avons ce matin prononcé la dissolution du collectif Cheikh Yassine, impliqué, lié à l’attentat de vendredi dernier et depuis bien longtemps le faux nez d’une idéologie anti-républicaine qui diffuse la haine », a-t-il indiqué lors du compte-rendu du conseil.

Emmanuel Macron, qui avait annoncé cette dissolution mardi soir, a souligné lors du conseil des ministres que « le mal a été nommé : c’est l’islamisme politique, qui entretient méthodiquement une déconstruction de la république », a rapporté M. Attal.

C’est une « bataille sécuritaire, éducative, culturelle, et une bataille qui va durer », a aussi dit le chef de l’Etat, selon M. Attal.

Le collectif Cheikh Yassine – du nom du fondateur du groupe terroriste palestinien du Hamas tué par l’armée israélienne en 2004 – avait été créé par Abdelhakim Sefrioui, un activiste islamiste radical actuellement en garde à vue dans l’enquête sur l’attentat de vendredi. M. Sefrioui avait notamment diffusé il y a quelques jours sur YouTube une vidéo dans laquelle il dénonçait le professeur assassiné, qualifié de « voyou ».

Cette mesure s’ajoute à la fermeture prévue mercredi soir de la mosquée de Pantin pour avoir notamment relayé une vidéo dénonçant le cours de Samuel Paty, ainsi qu’aux « expulsions des personnes radicalisées en situation irrégulière ».

Soulignant le « renforcement massif » de l’action du gouvernement avec les orientations posées par le chef de l’Etat lors de son discours du 2 octobre sur les séparatismes, Gabriel Attal a précisé que depuis février 2018, 356 lieux de radicalisation – débits de boisson, associations, mosquées, clubs de sport – ont été fermés », et que « rien que le mois dernier, nous en avons fermé un tous les trois jours ».

Plus de 1 200 personnels ont aussi été recrutés depuis 2017 dans le renseignement.

Le gouvernement entend aussi apporter un « soutien » à l’école, a souligné M. Attal en évoquant la volonté de « renforcer l’enseignement moral et civique » et la nécessité de placer la rentrée scolaire du 2 septembre « sous le signe des valeurs républicaines et de liberté selon des modalités que le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer détaillera dans les prochains jours ».

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