France : les correcteurs du bac reçoivent des directives pour prévenir des propos antisémites et pro-jihadistes
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France : les correcteurs du bac reçoivent des directives pour prévenir des propos antisémites et pro-jihadistes

"Consigne de l’inspection générale d’histoire-géographie aux correcteurs : faire remonter les propos antisémites, racistes et djihadistes trouvés dans les copies."

Des lycéens de Jérusalem pendant leurs examens finaux de mathématiques. Illustration. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)
Des lycéens de Jérusalem pendant leurs examens finaux de mathématiques. Illustration. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

Dans un tweet datant du 22 mai dernier, la SNES-FSU, syndicat national des enseignements de second degré, indiquait avoir reçu des consignes précises de l’inspection générale d’histoire-géographie.

« Consigne de l’inspection générale d’histoire-géographie aux correcteurs : faire remonter les propos antisémites, racistes et djihadistes trouvés dans les copies. »

Ce premier tweet était suivi d’un autre déclarant que « les enseignants sont des fonctionnaires responsables et compétents qui n’ont pas besoin d’appel à la délation pour accomplir leur travail. »

Sur fond de polémique concernant les problématiques sécuritaires de la France, les sujets d’histoire-géographie abordés ont parfois surpris.

Les étudiants du Bac S ont pu disserter sur « Le Proche et Moyen Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », les étudiants du Bac ES et L se sont vus proposer un sujet concernant « L’historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France », ou « Médias et opinion publique dans les grandes crises politiques en France depuis l’Affaire Dreyfus », entres autres sujets.

Après la diffusion des sujets, l’historien Benoït Falaize déclarait que « Tous les sujets sensibles – nos sujets de société – se sont rencontrés cette année ».

Contacté par Le Monde, le ministère de l’Éducation aurait répondu que les inspecteurs pédagogiques auraient « peut-être péché par excès de zèle, faisant preuve de maladresse dans leurs conseils ».

« L’inquiétude sociale vis-à-vis des phénomènes de radicalisation de certains jeunes se reporte, comme d’habitude, sur les enseignants », a souligné Amélie Hart-Hutasse, coresponsable du groupe histoire-géographie au SNES-FSU.

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