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Frappes attribuées à Israël sur une ville frontalière du plateau du Golan – médias

L'agence de presse officielle syrienne a annoncé que des missiles sol-sol avaient été tirés dans le secteur de Quneitra, entraînant des "dégâts matériels"

Un soldat de la force de la FNUOD monte la garde sur une tour de contrôle au passage de Quneitra entre la Syrie et le Golan sous contrôle israélien, le vendredi 8 mars 2013. (AP/Ariel Schalit)
Un soldat de la force de la FNUOD monte la garde sur une tour de contrôle au passage de Quneitra entre la Syrie et le Golan sous contrôle israélien, le vendredi 8 mars 2013. (AP/Ariel Schalit)

Israël aurait bombardé mardi soir des cibles situées dans le secteur de la ville frontalière de Quneitra, sur le plateau du Golan, selon l’agence de presse officielle syrienne.

Citant des sources militaires, l’agence SANA a indiqué que « l’ennemi israélien a mené une frappe avec plusieurs missiles sol-sol » depuis le plateau du Golan israélien. Elle a ajouté que les frappes avaient entraîné des dégâts matériels, sans autre précision.

Le bombardement aurait pris pour cible « certains sites aux environs de Quneitra. » Aucun blessé n’a été signalé pour le moment.

Les journalistes syriens ont affirmé qu’un poste d’observation de la ville de Rwihinah, une localité adjacente à la clôture frontalière, avait été visé, ainsi qu’un « immeuble financier » situé à Baath.

De son côté, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), une ONG basée à Londres, qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie mais dont le financement reste flou, a fait état d’explosions dans la ville de Quneitra « à la suite de frappes israéliennes sur des postes militaires ».

Quneitra se trouve de l’autre côté de la frontière, sur le plateau du Golan, dans la zone démilitarisée entre les deux pays.

L’utilisation présumée par Israël de missiles sol-sol – au lieu des munitions tirées depuis des avions – est liée à une récente réunion entre le Premier ministre Naftali Bennett et le président russe Vladimir Poutine, l’un des principaux alliés du dictateur syrien Bashar el-Assad, qui a fourni une grande partie du système de défense aérienne de Damas. Pour éviter d’embarrasser la Russie et sa technologie militaire, Israël aurait accepté de réduire son recours aux frappes aériennes, qui ont déjoué à plusieurs reprises les batteries russes.

L’armée, qui a pour politique de ne pas commenter les informations portant sur des bombardements spécifiques en Syrie à l’exception de ceux qui, selon les militaires, sont venus en riposte à des attaques commises au sein de l’État juif, ne s’est pas exprimé sur les frappes de mardi.

Israël a effectué des centaines de frappes sur des cibles contrôlées par le gouvernement syrien, au fil des ans, mais a rarement reconnu ou commenté de telles opérations.

Israël a reconnu avoir pris pour cible les bases des forces iraniennes et des groupes terroristes alliés à l’Iran, en particulier le long de la frontière du Golan, comme le Hezbollah libanais, qui a des combattants déployés dans le sud de la Syrie, ainsi que des cargaisons d’armes censées être destinées à ces groupes.

Les dernières frappes présumées effectuées en Syrie qui ont été attribuées à l’État juif – elles auraient été commises à l’aide de missiles sol-sol – ont eu lieu jeudi sur un site situé à proximité de la ville de Zakiya. Elles n’auraient entraîné aucun dégât.

L’AFP a contribué à cet article.

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