Frej : Israël est en contact direct avec les Saoudiens et le Golfe contre l’Iran
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Frej : Israël est en contact direct avec les Saoudiens et le Golfe contre l’Iran

Le ministre de la Coopération régionale dit espérer voir les liens croître ; l'Arabie saoudite a clairement affirmé qu'il n'y aurait pas de normalisation sans paix palestinienne

Le député du Meretz Issawi Frej lors d'une conférence de son parti à Tel Aviv, le 4 janvier 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le député du Meretz Issawi Frej lors d'une conférence de son parti à Tel Aviv, le 4 janvier 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Israël est en contact direct avec l’Arabie saoudite et d’autres pays du Golfe dans la lutte contre l’influence de l’Iran dans la région, a déclaré le ministre de la Coopération régionale, Issawi Frej, mardi.

« S’agissant de l’Iran et des États du Golfe, il y a une communication directe et des ententes » concernant la manière d’affronter l’Iran, a dit Frej au cours d’un entretien accordé à Al-Hurra, une chaîne de télévision arabophone financée par le gouvernement américain.

Interrogé sur la nature de ces contacts, Frej n’a pas réellement répondu, disant que cette information ne relevait pas de son bureau. Le portefeuille de la Coopération régionale concerne seulement les États arabes qui ont signé des accords de normalisation avec l’État juif, a-t-il souligné.

L’Arabie saoudite n’entretient pas de relations officielles avec Israël. Mais deux de ses plus proches partenaires dans la région – Bahreïn et l’Arabie saoudite – ont normalisé leurs liens avec Israël, l’année dernière.

L’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu se serait rendu en Arabie saoudite l’année dernière pour des entretiens discrets avec le prince héritier du royaume, Mohammad Ben Salman – une rencontre qui a été par ailleurs démentie par le gouvernement saoudien.

Mais Ryad – et plus particulièrement Ben Salman, qui cherche à restructurer le royaume – réfléchirait à entretenir publiquement des liens avec Israël depuis quelques années. L’État juif et le royaume saoudien sont des ennemis jurés de l’Iran qu’ils considèrent comme une menace pour la stabilité régionale.

« C’est un problème international, pas seulement un problème qui impacte Israël ou l’Arabie saoudite », a ajouté Frej, qui est membre du parti du Meretz de gauche.

Le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane lors du sommet des dirigeants du G20 au centre Costa Salguero à Buenos Aires, en Argentine, le 30 novembre 2018. (AP Photo/Ricardo Mazalan, File)

Toutefois, les Saoudiens ont affirmé à plusieurs occasions qu’il n’y aurait pas de normalisation des relations avec Israël sans accord de paix conclu avec les Palestiniens.

« Il faut que les Israéliens et les Palestiniens signent un accord de paix qui sera établi sur la base des paramètres internationaux. Une fois que cet objectif sera atteint alors tout sera possible », avait encore déclaré le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal bin Farhan al-Saud au mois d’août dernier.

Frej, le seul ministre arabe du gouvernement, a obtenu le portefeuille de la Coopération régionale lorsque la coalition a été formée, il y a deux mois. Ce bureau avait été largement considéré comme superflu mais Frej insiste sur les avantages de son existence pour l’élargissement des contacts commerciaux avec l’Autorité palestinienne et le monde arabe.

Le ministre a ajouté qu’il espérait qu’un jour les Arabes israéliens pourraient se rendre par un vol direct dans les villes saintes de la Mecque et de Médine, en Arabie saoudite, pour prendre part au pèlerinage du Hajj islamique. Comme il n’y a pas de liaison aérienne directe entre les deux pays, les Arabes israéliens doivent actuellement d’abord se rendre dans un pays tiers pour y emprunter un vol de correspondance.

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