Gadi Eizenkot et Ron Huldai, candidats aux prochaines élections législatives ?
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Gadi Eizenkot et Ron Huldai, candidats aux prochaines élections législatives ?

Les deux personnalités publiques, récemment devenues très critiques à l'égard du gouvernement, ont démenti les rumeurs selon lesquelles elles formeraient un nouveau parti centriste

Gadi Eizenkot, ancien chef d'état-major de l'armée israélienne, s'exprime lors de la conférence annuelle du Centre interdisciplinaire d'Herzliya, le 10 septembre 2020. (Capture d'écran : IDC)
Gadi Eizenkot, ancien chef d'état-major de l'armée israélienne, s'exprime lors de la conférence annuelle du Centre interdisciplinaire d'Herzliya, le 10 septembre 2020. (Capture d'écran : IDC)

L’ancien chef de l’armée Gadi Eizenkot et le maire de Tel Aviv Ron Huldai planifieraient une candidature politique commune au sein d’un nouveau parti centriste.

Les deux doivent encore décider qui prendra la première place sur une éventuelle liste de parti, a rapporté lundi la Douzième chaîne. Ils seraient à la recherche d’autres candidats susceptibles de les rejoindre.

La chaine n’a cité aucune source.

Beaucoup en Israël se demandent si M. Eizenkot se présenterait aux élections après la période de retrait prévue par la loi à la fin de sa haute fonction publique, comme l’ont fait presque tous ses prédécesseurs.

Le maire de Tel Aviv, Ron Huldai, assiste à la conférence internationale annuelle sur l’innovation municipale à Tel Aviv, le 19 février 2020. (Miriam Alster/Flash90)

M. Eizenkot, qui a été chef d’état-major de l’armée israélienne de 2015 à 2019 et qui travaille actuellement pour un certain nombre de groupes de réflexion, a démenti les informations concernant l’idée d’une course commune.

Mardi, Huldai, qui est maire de Tel Aviv-Jaffa depuis 1998, a également démenti cette information.

« Toutes les informations d’hier sur Eizenkot sont absurdes. Je vous en informerai quand il y aura du nouveau », a-t-il déclaré aux journalistes.

M. Eizenkot a critiqué le mois dernier la manière dont le gouvernement avait géré la pandémie de coronavirus, déclarant qu’il s’agissait d’un échec et que le cabinet avait perdu la confiance du public.

« Il faut dire la vérité au public : il y a actuellement une pandémie, il n’y aura probablement pas de vaccin avant l’été 2021, et nous avons donc besoin d’une stratégie ; nous avons besoin de responsabilité mutuelle, de discipline, de leadership, de précision et de gestion des risques », a-t-il déclaré.

Il a également semblé dénoncer la campagne de critique du Premier ministre Benjamin Netanyahu contre la police et le ministère public. « Vous pouvez émettre des critiques, mais il n’y a pas de place pour l’excoriation ou la volonté de détruire les systèmes juridique et policier », a déclaré M. Eizenkot.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) et le chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot donnent une conférence de presse au quartier général militaire de la Kirya à Tel Aviv, le 4 décembre 2018. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

En mai, Huldai a déclaré qu’il se présenterait à la Knesset si une autre élection devait avoir lieu prochainement.

« Ce qui se passe en Israël me terrifie. Je ne peux pas rester sans rien faire », a-t-il déclaré au radiodiffuseur public Kan.

Ces dernières semaines, Huldai est devenu encore plus critique envers le gouvernement, et a été légèrement blessé lors d’une manifestation anti-Netanyahu à Tel Aviv samedi. Le maire s’était rendu sur la place Habima, où des dizaines de personnes ont été arrêtées lors des affrontements entre les manifestants et la police.

Il a déclaré le lendemain que la police était déployée « non pas pour faire respecter la loi sur le confinement, mais pour briser les manifestations ».

Il a également félicité publiquement Asaf Zamir, l’ancien député Kakhol lavan, pour sa démission de son poste de ministre du Tourisme. Zamir avait cité comme prétexte à sa démission l’adoption d’une législation controversée visant à limiter les protestations pendant le confinement et affirmé que Netanyahu était plus préoccupé par ses ennuis juridiques que par la lutte contre le COVID-19.

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