Israël en guerre - Jour 283

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Une quarantaine de roquettes tirées depuis le Liban sur la Galilée, plusieurs interceptées

Gallant : Israël peut ramener le Liban "à l'âge de pierre" mais ne cherche pas la guerre avec le Hezbollah ; Des victimes signalées lors de frappes imputées à Israël au Liban et en Syrie

Des bâtiments détruits à Khiam, une ville proche de la frontière israélo-libanaise, une photo prise depuis la ville libanaise de Marjayoun, au Liban, le 22 juin 2024. (Crédit : Hussein Malla/AP)
Des bâtiments détruits à Khiam, une ville proche de la frontière israélo-libanaise, une photo prise depuis la ville libanaise de Marjayoun, au Liban, le 22 juin 2024. (Crédit : Hussein Malla/AP)

Tsahal affirme avoir frappé un bâtiment au sud du Liban dans lequel se trouvaient des membres du Hezbollah

Un bâtiment à Kafr Kila, dans le sud du Liban, où, selon l’armée, un groupe de membres du Hezbollah était rassemblé, a été frappé par un avion de combat plus tôt dans la journée.

L’armée israélienne affirme que les membres du Hezbollah ont été repérés par les troupes de la 869e unité de collecte de renseignements de combat, qui ont ensuite appelé à l’attaque peu de temps après.

Un autre bâtiment utilisé par le Hezbollah a été touché à Chihine, a indiqué l’armée israélienne.

De plus, Tsahal a affirmé que ses troupes avaient bombardé les zones proches de Naqoura avec de l’artillerie pour « éliminer les menaces ».

Plus tôt dans la journée, plusieurs missiles antichar ont également été tirés par le Hezbollah sur la Galilée occidentale.

L’armée israélienne affirme qu’il n’y a pas eu de blessés lors de l’attaque.

Le Hezbollah en a assumé la responsabilité, affirmant avoir ciblé des positions de Tsahal.

Les pompiers luttent contre deux feux déclenchés après la salve du Hezbollah

Neuf équipes de pompiers combattent des incendies qui ont éclaté à la suite d’un barrage de roquettes tirées par le Hezbollah au Liban sur le nord d’Israël, ont indiqué les services d’incendie et de secours dans un communiqué.

Les pompiers opèrent dans les communautés du nord d’Ein Zeitim et de Birya.

Le risque de guerre avec le Hezbollah est plus élevé – renseignements US

Les services de renseignement américains s’attendent à une escalade majeure entre Israël et le Hezbollah dans les prochaines semaines faute d’un cessez-le-feu avec le Hamas dans la bande de Gaza, rapporte Politico.

Un haut responsable américain anonyme a déclaré au média que le risque de guerre est plus élevé qu’il ne l’a été depuis des semaines.

Des responsables affirment qu’une attaque majeure de l’une ou l’autre des parties, susceptible de déclencher une guerre, pourrait se produire « sans préavis ».

Au milieu des avertissements aux voyageurs de Washington et de plusieurs pays européens, deux hauts responsables qui se sont entretenus avec Politico ont déclaré que la date du début de la guerre n’était pas claire, mais qu’Israël était en train d’acquérir des armes et de renforcer ses forces rapidement.

Le Hezbollah affirme avoir lancé son barrage de roquettes en réponse aux frappes au Liban

Le Hezbollah a revendiqué la responsabilité du vaste barrage de roquettes tiré sur le nord d’Israël un peu plus tôt.

Dans un communiqué, le groupe terroriste affirme avoir lancé des dizaines de roquettes Katioucha sur des bases militaires israéliennes en Galilée.

Il a indiqué que l’attaque venait en réponse aux récentes frappes israéliennes dans le sud du Liban, dont une plus tôt dans la journée qui a tué l’un des membres du groupe terroriste, et une frappe présumée à Nabatieh la nuit dernière.

Selon Tsahal, une quarantaine de roquettes ont été tirées lors du barrage et beaucoup d’entre elles ont été interceptées par le système de défense aérienne du Dôme de Fer.

La police affirme que certaines roquettes ont causé des dégâts matériels, et les services d’incendie et de secours affirment qu’ils s’efforcent d’éteindre les incendies déclenchés par l’attaque.

Le Hezbollah revendique la salve de roquettes sur le nord d’Israël

Dans un communiqué, le groupe terroriste chiite libanais affirme avoir lancé des dizaines de roquettes Katioucha sur des bases militaires israéliennes en Galilée.

Il indique que l’attaque est une réponse aux récentes frappes israéliennes dans le sud du Liban, dont une plus tôt menée dans la journée qui a tué l’un des membres du groupe terroriste, et une frappe présumée à Nabatieh la nuit dernière.

Selon Tsahal, une quarantaine de roquettes ont été tirées lors de l’attaque et beaucoup d’entre elles ont été interceptées par le système de défense aérienne du Dôme de fer.

La police affirme que certaines roquettes ont causé des dégâts matériels, et les services d’incendie et de secours affirment qu’ils s’efforcent d’éteindre les incendies déclenchés par l’attaque.

Accord pour les otages / Élections : Des milliers de personnes à Césarée et à Jérusalem

Des manifestants antigouvernementaux appellent à des élections immédiates, à Jérusalem, le 27 juin 2024. (Crédit : @barakdor/Pro-Democracy Protest Movement)
Des manifestants antigouvernementaux appellent à des élections immédiates, à Jérusalem, le 27 juin 2024. (Crédit : @barakdor/Pro-Democracy Protest Movement)

Selon le site d’information Ynet, environ 2 000 personnes se seraient rassemblées pour appeler à un accord pour libérer les otages détenus dans la bande de Gaza, devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu à Césarée.

Les manifestants appellent Netanyahu à ramener les otages, puis à quitter son poste, et demandent : « Combien de sang encore sera versé jusqu’à votre départ ? »

Pendant ce temps, à Jérusalem, des foules de manifestants se dirigent vers la résidence du Premier ministre, exigeant des élections immédiates et ainsi qu’un accord pour libérer les otages.

Des milliers de personnes se rassemblent dans la rue Azza, remplissant la rue près du domicile du Premier ministre, brandissant des drapeaux d’Israël et des pancartes exigeant la démission de Netanyahu et de nouvelles élections.

Une quarantaine de roquettes tirées depuis le Liban sur la Galilée, plusieurs interceptées

Une quarantaine de roquettes ont été tirées il y a peu depuis le Liban sur la Galilée, a indiqué l’armée.

Plusieurs roquettes ont été interceptées par le Dôme de Fer.

Il n’y aurait pas de blessés.

Ce barrage majeur survient après que Tsahal a tué un membre du Hezbollah dans le sud du Liban.

Les sirènes d’alerte aux roquettes ont retenti à Safed, et des interceptions du Dôme de Fer ont été filmées.

Tomer Bar : le Hamas sera bientôt vaincu dans la bande de Gaza

Le chef de l'armée israélienne, le général Tomer Bar, lors d'une cérémonie de remise de diplômes aux pilotes, le 27 juin 2024. (Capture d'écran : Armée israélienne)
Le chef de l'armée israélienne, le général Tomer Bar, lors d'une cérémonie de remise de diplômes aux pilotes, le 27 juin 2024. (Capture d'écran : Armée israélienne)

Le chef de l’armée de l’air israélienne, le général de division Tomer Bar, a affirmé que le groupe terroriste du Hamas sera vaincu dans la bande de Gaza dans un avenir proche.

« Nous sommes au milieu de la plus longue guerre de notre histoire depuis la guerre d’Indépendance », a déclaré Bar lors d’une cérémonie de remise de diplômes aux pilotes de l’armée de l’air. « Nous nous battons depuis près de neuf mois sans répit, sans relâche. »

« Le Hamas à Gaza sera bientôt vaincu », a-t-il déclaré, ajoutant que « nous sommes prêts à affronter le Hezbollah dans le nord ».

En début de semaine, le chef d’état-major de Tsahal, le général Herzi Halevi, a déclaré que le Hamas serait bientôt vaincu, mais « non pas dans le sens où il n’y a plus de terroristes… mais dans le sens où il ne sait pas comment fonctionner en tant que structure de combat ».

21 patients atteints de cancer arrivent en Egypte via Kerem Shalom

LE CAIRE (Egypte) – Vingt-et-un patients atteints de cancer ont quitté la bande de Gaza déchirée par la guerre pour rejoindre l’Egypte via le point de passage de Kerem Shalom, a indiqué une source médicale dans la ville égyptienne d’El-Arish.

« Ils vont être transportés aux Émirats arabes unis pour y être soignés », a déclaré à l’AFP cette source, qui a requis l’anonymat car elle n’était pas autorisée à parler aux médias.

C’est la première évacuation de Gaza depuis la fermeture du poste frontière de Rafah, début mai, lorsque les forces israéliennes ont pris le contrôle de la partie palestinienne du terminal.

Tsahal confirme qu’une frappe au Liban a tué un membre du Hezbollah

Tsahal confirme avoir effectué une frappe de drone plus tôt dans la journée dans la région de Sohmor, au sud du Liban, tuant un membre des forces aériennes du Hezbollah.

Selon l’armée, l’agent du Hezbollah, identifié par le groupe terroriste sous le nom d’Ali al-Din, était à l’origine d’attaques de drones contre le nord d’Israël.

Séparément, Tsahal a déclaré que des avions de combat avaient frappé des bâtiments utilisés par le groupe terroriste à Houla et Aitaroun. L’armée a ajouté que les troupes avaient également bombardé des zones au sud du Liban avec de l’artillerie.

Par ailleurs, deux drones chargés d’explosifs lancés par le Hezbollah en Galilée occidentale ont frappé des zones près de Rosh Hanikra plus tôt, a confirmé l’armée.

L’armée israélienne a affirmé que l’attaque n’avait pas fait de blessés. Le Hezbollah a revendiqué l’attaque et affirmé qu’elle visait une base de la marine.

Le Hezbollah annonce la mort d’un de ses membres dans une frappe israélienne

Le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, a annoncé la mort d’un de ses membres, tué « sur la route de Jérusalem », terme utilisé par le groupe pour désigner ses membres tués dans des frappes israéliennes.

Il s’agit d’Ali al-Din, originaire de la ville de Sohmor.

Cette annonce fait suite à des informations faisant état d’une frappe de drone israélien sur une moto à Sohmor, dans le district ouest de la Beqaa, qui a fait au moins un mort.

Sa mort porte à au moins 350 le nombre de terroristes éliminés depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza.

Blinken : Israël progresse pour répondre aux exigences de l’ONU en acheminement d’aide

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à droite) et la coordinatrice principale de l'aide humanitaire et de la reconstruction pour Gaza, Sigrid Kaag, s'adressent aux médias avant des réunions au Département d'État à Washington, DC, le 27 juin 2024. (Crédit : Saul Loeb/AFP)
Le secrétaire d'État américain Antony Blinken (à droite) et la coordinatrice principale de l'aide humanitaire et de la reconstruction pour Gaza, Sigrid Kaag, s'adressent aux médias avant des réunions au Département d'État à Washington, DC, le 27 juin 2024. (Crédit : Saul Loeb/AFP)

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a indiqué avoir constaté « ces derniers jours des progrès dans l’engagement d’Israël à répondre » aux exigences des Nations unies (ONU) en matière d’acheminement efficace de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza.

Cette aide s’est accumulée du côté gazaoui de la frontière, les agences humanitaires estimant qu’il est trop dangereux de l’acheminer en raison de l’anarchie qui règne et des opérations militaires israéliennes en cours.

Après avoir accueilli Sigrid Kaag, coordinatrice humanitaire de l’ONU pour Gaza, au département d’État, Blinken a confié aux journalistes qu’il avait abordé ces questions avec le ministre de la Défense, Yoav Gallant, lors de la visite de ce dernier à Washington au début de la semaine.

« Il est bon et important qu’Israël réponde à ces besoins très concrets, mais ces mesures doivent être mises en œuvre le plus rapidement possible. Il n’y a pas de temps à perdre », déclare-t-il.

Un élu républicain demande à l’administration Biden de fermer le quai d’aide à Gaza

Des soldats de l'armée américaine affectés à la 7e brigade de transport (expéditionnaire), des marins de l'US Navy affectés au bataillon de construction amphibie 1, et les forces de défense israéliennes plaçant la jetée du Trident sur la côte de la bande de Gaza le 16 mai 2024. (Crédit : CENTCOM)
Des soldats de l'armée américaine affectés à la 7e brigade de transport (expéditionnaire), des marins de l'US Navy affectés au bataillon de construction amphibie 1, et les forces de défense israéliennes plaçant la jetée du Trident sur la côte de la bande de Gaza le 16 mai 2024. (Crédit : CENTCOM)

WASHINGTON – Le législateur républicain qui dirige la commission des forces armées de la Chambre des représentants a écrit à l’administration Biden pour lui demander officiellement de fermer son quai d’aide au large de la côte de Gaza, qualifiant l’opération d’inefficace, de risquée et de gaspillage d’argent.

« Je demande instamment à l’administration de mettre immédiatement fin à cette opération ratée avant qu’une nouvelle catastrophe ne se produise et d’envisager d’autres moyens terrestres et aériens d’acheminement de l’aide humanitaire », a écrit Mike Rogers, président de la commission des forces armées de la Chambre des représentants, dans une lettre consultée par Reuters.

La lettre a été envoyée au conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, au secrétaire à la défense des États-Unis, Lloyd Austin, et au secrétaire d’État des États-Unis, Antony Blinken.

Rogers s’oppose depuis longtemps à la jetée et a demandé par le passé qu’elle soit démantelée, mais il n’avait jamais exprimé ce point de vue dans une lettre officielle adressée à l’administration.

Sa commission des forces armées est le principal organe de contrôle du Pentagone à la Chambre des représentants, et les demandes formelles de son président appellent traditionnellement une réponse de la part des responsables du Pentagone.

« Le 19 juin, le JLOTS n’était opérationnel que depuis une dizaine de jours et n’avait transporté que 3 415 tonnes sur la plage de Gaza », écrit Rogers, en utilisant l’acronyme de l’armée américaine pour désigner le système de jetée, connu sous le nom de Joint Logistics Over the Shore (logistique conjointe sur le littoral).

Selon les données de l’armée américaine, mardi, 8 332 palettes avaient été livrées avec l’embarcadère. Mais environ 84 % d’entre elles sont restées sur la côte de Gaza, dans une zone de triage, en attendant d’être récupérées par les Nations unies pour être distribuées.

Le Programme alimentaire mondial a interrompu ses livraisons au début du mois pour des raisons de sécurité.

Reuters a eu un accès rare à la jetée gérée par l’armée américaine au large de Gaza mardi et a pu voir des palettes d’aide être déplacées d’un navire sur la jetée de 370 mètres de long, alors qu’elle se balançait au gré des vagues. Les palettes ont ensuite été transportées jusqu’à la côte.

Il s’agit d’une opération complexe à laquelle participent environ 1 000 militaires américains. Le Pentagone estime que les 90 premiers jours de l’opération coûteront environ 230 millions de dollars.

Rogers a également noté que trois militaires américains avaient subi des blessures non liées au combat alors qu’ils étaient déployés dans le cadre de l’opération.

« Je demande instamment à l’administration de mettre immédiatement fin à cette opération ratée avant qu’une nouvelle catastrophe ne se produise et d’envisager d’autres moyens terrestres et aériens d’acheminement de l’aide humanitaire », écrit Rogers.

Englman : pas de plan pour évacuer le nord en cas de guerre contre le Hezbollah

Le contrôleur d’État Matanyahu Englman a prévenu qu’Israël n’était pas prêt à évacuer les civils en cas de guerre dans le nord, en raison de désaccords entre le ministre de la Défense Yoav Gallant et le ministre de l’Intérieur Moshe Arbel.

Dans un message publié sur X, le bureau d’Englman a indiqué qu’il avait écrit au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour « mettre les choses en ordre ».

« Il n’y a pas de place pour une situation dans laquelle il y a un manque de consensus qui dure depuis si longtemps. Une action unifiée et ordonnée de la part du gouvernement est nécessaire », peut-on lire dans le message.

Le Hezbollah confirme avoir lancé des drones explosifs sur une base près de Rosh Hanikra

Le Hezbollah a revendiqué le lancement de drones chargés d’explosifs en Galilée occidentale il y a peu.

Dans un communiqué, le groupe terroriste affirme avoir visé une base de la marine israélienne près de Rosh Hanikra.

Selon Tsahal, au moins un drone suspect a touché la région de Rosh Hanikra.

Les sirènes d’infiltration de drones ont retenti à Rosh Hanikra et dans plusieurs villes voisines au moment de l’incident.

Liban/Israël : Paris « extrêmement préoccupé », appelle « à la plus grande retenue »

La France s’est dite jeudi « extrêmement préoccupée par la gravité de la situation au Liban », notant l’intensification « de manière dramatique » des violences à la frontière avec Israël et elle a appelé « toutes les parties à la plus grande retenue ».

La France, qui demande « la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies », demeure « pleinement engagée pour prévenir tout risque d’escalade sur la Ligne bleue et promouvoir une solution diplomatique », a déclaré Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères.

Une frappe aérienne israélienne a touché une moto dans une ville située à 20 km de la frontière – médias libanais

Les médias libanais ont rapporté une frappe aérienne israélienne contre une moto dans la ville de Sohmor, dans le district de la Beqaa occidentale.

Sohmor est située à environ 20 kilomètres de la frontière israélienne.

Le cabinet de sécurité se réunit ce soir, craignant une guerre avec le Hezbollah

Le cabinet de sécurité se réunira ce soir, a déclaré un responsable du bureau du Premier ministre au Times of Israel.

Cet organe est le principal forum de décision pour la guerre après que le leader du parti HaMahane HaMamlahti Benny Gantz a quitté la coalition au début du mois, mettant fin au petit cabinet de guerre qui avait été créé lorsque le parti de Gantz s’est joint à la coalition après le 7 octobre.

Le cabinet de sécurité se réunira alors que les craintes d’une guerre totale contre le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah se multiplient et que l’opération Rafah à Gaza semble toucher à sa fin, alors qu’aucun accord de cessez-le-feu n’est en vue.

Des sirènes retentissent au nord avertissant de l’infiltration présumée de drones

Les sirènes ont retenti dans un certain nombre de localités du nord du pays, près de la frontière avec le Liban, avertissant de l’infiltration présumée de drones d’alerte.

Ces alertes concernent des villes qui ont été en grande partie évacuées, notamment Rosh HaNikra, Lehman, Betzet, Metzuba et Shlomi.

Les frappes de Tsahal au sud-Liban ont créé une « zone morte » de 5 km le long de la frontière

Un employé de la défense civile inspectant les maisons détruites par une frappe aérienne israélienne à Chebaa, une ville libanaise près de la frontière avec Israël, au sud-Liban, le 26 juin 2024. (Crédit : Hussein Malla/AP)
Un employé de la défense civile inspectant les maisons détruites par une frappe aérienne israélienne à Chebaa, une ville libanaise près de la frontière avec Israël, au sud-Liban, le 26 juin 2024. (Crédit : Hussein Malla/AP)

Les frappes de l’armée israélienne dans le sud du Liban, en réponse aux attaques quasi-quotidiennes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, ont créé une « zone morte » d’environ 5 kilomètres le long de la frontière avec Israël, rapporte le Financial Times, citant des données glanées sur des photographies aériennes.

« Les bombardements aériens quasi-quotidiens, les tirs d’artillerie et le phosphore blanc, un produit chimique incendiaire, ont rendu inhabitable une grande partie des 5 kilomètres au nord de la Ligne bleue », affirme l’article.

Le Financial Times analyse des données provenant de satellites commerciaux et des recherches menées par le CUNY Graduate Center et l’Université d’État de l’Oregon afin de détecter les modifications apportées aux bâtiments.

Selon l’article, il ne reste plus qu’une « poignée » de civils libanais dans la zone, la plupart des bâtiments étant vides et nombre d’entre eux détruits.

L’article cite Mohammad Srour, le maire d’Aita al-Chaab, qui a déclaré que les frappes s’apparentaient à une « destruction systématique ».

En vertu de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en 2006 pour mettre fin à la guerre entre Israël et les terroristes du Hezbollah, les forces de maintien de la paix des Nations unies (FINUL) ont été déployées pour surveiller un cessez-le-feu le long de la ligne de démarcation de 120 kilomètres, ou Ligne bleue, entre Israël et le Liban.

Srour a également demandé au Hezbollah de retirer ses éléments derrière le fleuve Litani, à quelque 30 kilomètres au nord de la frontière avec Israël, une demande que le groupe terroriste a ignorée.

L’article cite un terroriste du Hezbollah dont l’identité n’a pas été révélée : « Nous demander de nous retirer du sud, c’est comme demander à un poisson de ne pas nager dans la mer. »

Tsahal achève des exercices simulant des combats au Liban

Des troupes israéliennes participant à un exercice dans le nord d'Israël, sur une photo publiée le 27 juin 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Des troupes israéliennes participant à un exercice dans le nord d'Israël, sur une photo publiée le 27 juin 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Les troupes de l’armée israélienne ont effectué la semaine dernière des exercices simulant des combats au Liban, ce qui, selon Tsahal, fait partie des efforts du Commandement du Nord pour augmenter la préparation dans un contexte de tensions accrues à la frontière nord.

La 12e brigade de la Brigade Golani, qui opère dans les régions du mont Dov et du mont Hermon à la frontière nord, a effectué un exercice simulant des combats en terrain complexe, indique l’armée.

Un autre exercice, réalisé par la 55e brigade de parachutistes de réserve, a permis de mettre en pratique divers scénarii de combat, y compris des mouvements en terrain complexe et une progression le long d’une « route montagneuse », précise Tsahal.

Ces exercices se déroulent dans un contexte d’attaques quotidiennes du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah contre le nord d’Israël et de la guerre en cours dans la bande de Gaza contre le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Israël a prévenu qu’il ne pouvait plus tolérer la présence du Hezbollah le long de sa frontière à la suite des atrocités du 7 octobre, et que si une solution diplomatique n’était pas trouvée, il se tournerait vers une action militaire pour repousser le Hezbollah vers le nord.

Tsahal presse les habitants de Shejaiya d’évacuer ; les soldats y sont déployés

L’armée israélienne appelle les Palestiniens du quartier de Shejaiya, dans la ville de Gaza, à évacuer le secteur et à se diriger vers la « zone humanitaire » désignée dans le sud de la bande de Gaza.

Le lieutenant-colonel Avichay Adraee, porte-parole de Tsahal en langue arabe, publie une liste des zones à évacuer en même temps que l’annonce.

L’annonce vient peu après que les médias palestiniens ont rapporté une série de frappes et l’avancée de chars de l’armée israélienne à Shejaiya.

Un navire dit avoir été touché au large du Yémen – société de sécurité maritime

Un navire commercial affirme avoir été visé par un projectile au large du Yémen alors qu’il se dirigeait vers l’Arabie saoudite, selon la société de sécurité maritime britannique Ambrey.

« Un navire marchand a signalé avoir été ‘touché’ par un projectile à l’ouest de la ville portuaire de Hodeida », indique Ambrey, en ajoutant qu’aucun blessé ou dégât n’avaient été rapportés à ce stade.

Le navire, en route pour la ville saoudienne de Dammam, naviguait « au sud de la mer Rouge lorsqu’il a lancé un appel de détresse », est-il précisé.

Cette voie maritime est le théâtre depuis novembre d’attaques menées par les Houthis du Yemen, membres de « l’axe de la résistance », un regroupement de groupes terroristes soutenus par l’Iran incluant aussi le Hamas palestinien et le Hezbollah libanais.

Les Houthis, qui contrôlent de vastes pans du Yémen, disent s’en prendre aux transporteurs desservant les ports israéliens, « en représailles à la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas.

L’attaque n’a pas encore été revendiquée.

Mardi, un missile était tombé « à proximité immédiate » d’un navire au sud de la ville yéménite d’Aden, sans faire de victimes ni de dégâts, avait rapporté l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Il s’agissait du vraquier Lila Lisbon, battant pavillon de Saint-Kitts-et-Nevis, selon le Centre conjoint d’information maritime (JMIC), qui surveille cette zone stratégique.

Premiers alliés d’Israël, les États-Unis ont mis en place en décembre une coalition multinationale pour « protéger » le trafic maritime sans parvenir à faire cesser les attaques.

Depuis la mi-janvier, ils ont également mené plusieurs frappes contre les positions des Houthis, parfois avec l’aide du Royaume-Uni.

L’armée américaine a détruit un site de radars dans une région du Yémen contrôlée par les Houthis, a indiqué le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) sur son compte X.

Ryad va demander l’aide de Pekin pour résoudre la crise des Houthis en mer Rouge – média

L’Arabie saoudite étudie la possibilité de demander la médiation de la Chine pour résoudre la crise actuelle en mer Rouge, alors que les Houthis du Yémen poursuivent leurs attaques contre les navires commerciaux en transit.

Le ministre saoudien de la Défense, Khaled ben Salman, qui s’est rendu en Chine mardi pour discuter du partenariat stratégique de défense entre Pékin et Ryad, a déclaré aux diplomates chinois que l’Arabie saoudite était prête à faire des concessions au groupe terroriste yéménite en échange de l’arrêt des attaques contre les navires à destination et au départ des ports saoudiens, selon des sources houthies citées par le journal libanais Al-Akhbar.

La proposition saoudienne fait suite à l’annonce par le Pentagone, la semaine dernière, du retrait du porte-avions USS Dwight D. Eisenhower de la zone, après un déploiement de près de huit mois dans la région, au cours duquel il s’est notamment efforcé de contrecarrer les attaques des Houthis contre la navigation commerciale. L’USS Theodore Roosevelt est actuellement en route depuis le Pacifique pour le remplacer.

La semaine dernière, la Grèce a envoyé sa frégate Psara rejoindre l’opération Aspides, la mission de l’UE en mer Rouge. Une source militaire houthie déclare à Al-Akhbar que son arrivée constitue une « provocation » pour le Yémen et une confirmation de l’intention de l’Occident de militariser la mer Rouge, et qu’elle entraînera une réaction des Houthis pro-Iran du Yémen.

Le ministre libanais des Affaires étrangères rencontre des responsables UE

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Abdullah Bouhabib, rencontre cette semaine à Bruxelles des responsables de l’Union européenne (UE) afin de discuter des efforts à déployer pour éviter que les combats entre Israël et le Hezbollah, groupe terroriste chiite libanais soutenu par l’Iran, ne dégénèrent en une guerre totale.

Josep Borrell, le responsable sortant de la politique étrangère de l’UE, a participé mercredi à un « déjeuner de travail » avec Bouhabib, au cours duquel les ministres ont discuté de la « possibilité pour l’Union européenne de contribuer à réduire l’escalade et la tension au sud du Liban », selon un communiqué de l’agence nationale de presse libanaise.

Dans un message publié mercredi sur X, Borrell a averti qu’en cas de guerre entre Israël et le Liban, l’UE serait également touchée.

« L’UE soutient le rôle des forces armées libanaises et de la Force intérimaire des Nations unies [FINUL] au Liban dans le maintien de la paix et de la stabilité au sud du Liban », a écrit Borrell.

Bouhabib a également rencontré les ambassadeurs des 27 pays de l’UE au sein du Comité politique et de sécurité.

Après avoir rencontré des diplomates européens en Belgique, Bouhabib s’envolera pour les États-Unis où il rencontrera des représentants des Nations unies à New York et des responsables américains à Washington. Il s’entretiendra également au Canada avec son homologue canadien.

La tournée du ministre en Europe et en Amérique du Nord vise à « assurer le suivi des efforts déployés par le Liban pour réduire l’escalade et éviter une guerre à grande échelle dans le sud, qui serait le signe d’une guerre régionale ouverte », selon l’agence nationale de presse libanaise.

Des familles d’otages bloquent les autoroutes, provoquant d’importants embouteillages : « C’est soit un accord, soit l’enterrement »

Des manifestants réclamant le retour des otages bloquent plusieurs routes à travers le pays, provoquant d’énormes embouteillages.

Sur la principale route côtière d’Israël, la Route 2, près de HaBonim, au sud de Haïfa, les manifestants ont bloqué la circulation dans les deux sens.

Sur l’autoroute Ayalon, au centre du pays, les manifestants ont mis le feu à une cage métallique sur laquelle était inscrit le mot « Help ».

Les manifestations se déroulent sous l’appel « C’est soit un accord, soit un enterrement ».

« [Le Premier ministre Benjamin] Netanyahu a renoncé aux otages. Ils peuvent être enterrés à Gaza tant qu’il garde son siège », ont déclaré les familles d’otages participant à la manifestation dans un communiqué.

Tsahal a frappé des terroristes du Hamas dans une école de Gaza qui leur servait de centre de commandement

Plusieurs éléments du groupe terroriste palestinien du Hamas dans une école du sud de Gaza, à Khan Younès, ont été visés par une frappe aérienne, selon l’armée israélienne.

Selon Tsahal, l’école al-Hasna était utilisée par le Hamas comme centre de commandement où des terroristes « planifiaient, dirigeaient et exécutaient de nombreuses attaques » contre les troupes israéliennes dans la bande de Gaza.

Les terroristes ont été touchés par des avions de chasse et des drones.

L’armée affirme que la frappe a été « soigneusement planifiée et exécutée » et qu’elle a utilisé des munitions de précision pour atténuer les préjudices subis par les civils.

Une frappe imputée à Israël en Syrie fait deux morts – médias d’État

Deux personnes ont été tuées dans une frappe imputée à Israël dans le sud de la Syrie mercredi, rapporte l’agence de presse officielle SANA, citant une source militaire.

Selon l’ONG Observatoire syrien des droits de l’Homme, la frappe a visé le centre de service d’une fondation affiliée aux milices pro-iraniennes, dont le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

La frappe a eu lieu près de Sayyida Zeinab, qui abrite un important sanctuaire chiite défendu par des milices pro-iraniennes et par l’armée.

« Vers 23h40, l’ennemi israélien a mené une attaque aérienne depuis le Golan syrien occupé, visant un certain nombre de positions dans la région sud, tuant deux personnes et blessant un soldat », indique l’article de SANA.

La défense aérienne syrienne a également abattu des missiles, sans fournir plus de détails.

Gallant : Israël peut ramener le Liban à « l’Âge de pierre » mais ne cherche pas la guerre avec le Hezbollah

Le ministre de la Défense Yoav Gallant à un cordon d'honneur avant une réunion avec le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin (hors cadre), au Pentagone, à Arlington, en Virginie, le 25 juin 2024. (Crédit : Andrew Harnik/Getty Images/AFP)
Le ministre de la Défense Yoav Gallant à un cordon d'honneur avant une réunion avec le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin (hors cadre), au Pentagone, à Arlington, en Virginie, le 25 juin 2024. (Crédit : Andrew Harnik/Getty Images/AFP)

WASHINGTON – Lors d’une visite à Washington, le ministre de la Défense Yoav Gallant a prévenu que l’armée israélienne était capable de ramener le Liban « à l’Âge de pierre » en cas de guerre avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, mais il a insisté sur le fait que son gouvernement préférait une solution diplomatique à la frontière israélo-libanaise.

« Nous ne voulons pas la guerre, mais nous nous préparons à tous les scénarii », a déclaré Gallant aux journalistes lors de sa visite de quatre jours qui s’est achevée mercredi.

« Le Hezbollah comprend très bien que nous pouvons infliger des dommages massifs au Liban si une guerre est déclenchée. »

Gallant a également précisé avoir discuté avec des hauts fonctionnaires américains de ses propositions « du jour au lendemain » pour la gouvernance de la bande de Gaza d’après-guerre, qui inclurait les Palestiniens locaux, les partenaires régionaux et les États-Unis, mais qu’il s’agirait d’un « processus long et complexe ».

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