Gantz aurait contacté 12 candidats pour sa liste mais pas de députés en exercice
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Gantz aurait contacté 12 candidats pour sa liste mais pas de députés en exercice

Hossen LeYisrael, le nouveau parti de l'ex-chef d'état-major, aurait rejeté 10 membres de la Knesset désireux de le rejoindre. Gabi Ashkenazi pourrait être le n°2 de sa liste

L'ancien chef d'état-major Benny Gantz avec les membres de la communauté druze et des militants devant son domicile de Rosh Haayin, pendant une manifestation contre la loi sur l'Etat-nation, le 14 janvier 2019 (Crédit : Flash90)
L'ancien chef d'état-major Benny Gantz avec les membres de la communauté druze et des militants devant son domicile de Rosh Haayin, pendant une manifestation contre la loi sur l'Etat-nation, le 14 janvier 2019 (Crédit : Flash90)

Benny Gantz a proposé à au moins 12 personnes de rejoindre la liste de son parti Hossen LeYisrael lors des prochaines élections, a rapporté le quotidien Haaretz mardi.

Aucun député actuellement en exercice ne figure sur la liste de candidats. Dix parlementaires auraient tenté de se présenter sous la bannière de la formation mais ont été rejetés, Hossen LeYisrael n’étant pas intéressé par l’idée de recourir aux services des députés déjà en place.

La même stratégie avait été utilisée par Yair Lapid lors du scrutin de 2013, où sa nouvelle formation Yesh Atid avait gagné 19 sièges.

Gantz, de toute évidence, figure en tête de la liste. Des rumeurs laissent entendre que si Gabi Ashkenazi, qui était chef d’état-major avant Gantz, devait accepter de rejoindre Hossen LeYisrael, il prendrait probablement la place de numéro deux.

Gabi Ashkenazi, ancien chef d’état-major de l’armée israélienne, à Tel-Aviv le 24 mars 2015 (Flash90)

Le journaliste télé israélien Miki Haimovich et l’ancien maire-adjoint de Tel Aviv Asaf Zamir apparaîtront dans les dix premiers de la liste s’ils acceptent de se joindre au mouvement, selon Haaretz.

Parmi d’autres noms évoqués, l’éducateur Chili Tropper, l’ancien maire de Yeruham Michael Biton et Alon Shuster, ancien chef du conseil régional de Shaar Hanegev.

Deux leaders de deux partis récemment créés seraient intéressés par une fusion de leurs listes avec celle de Gantz — Orly Levy-Abekasis, qui a quitté Yisrael Beytenu en 2016 pour fonder sa propre formation, Gesher, et l’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon, à la tête du tout nouveau parti Telem.

Les négociations entre Yaalon et Gantz seraient dans l’impasse en raison de l’opposition du premier à rejoindre un gouvernement potentiellement dirigé par Netanyahu et de sa volonté exprimée de prendre la tête du ministère de la Défense dans une Knesset qui serait dirigée par Gantz.

La députée Orly Levy-Abekasis à la Knesset, le 3 octobre 2017. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Hossen LeYisrael a refusé de commenter ces informations.

Un sondage réalisé la semaine dernière sur les préférences des Israéliens concernant le futur Premier ministre a placé Netanyahu en tête avec 41 % et Gantz à 38 % si les deux candidats devaient s’affronter. C’est la première fois depuis des années qu’un adversaire potentiel se rapproche ainsi de Netanyahu. Dans un cas de figure opposant Netanyahu et Lapid, le Premier ministre sortant recevrait 45 % des votes et le chef de Yesh Atid, 29 %.

Gantz n’a pas clairement présenté son programme politique mais il devrait cibler les électeurs centristes. Dans un bref discours prononcé lundi, il a promis de « corriger » la loi sur l’Etat-nation au nom des membres de la communauté druze pour qui les dispositions présentes dans ce texte font d’eux des citoyens de seconde zone, et ce alors qu’ils servent dans l’armée israélienne. Des responsables du Likud se sont empressés de relever les propos tenus par Gantz qui prouvent, selon eux, que l’ex-chef d’état-major serait de gauche.

Les élections pour désigner la 21e Knesset auront lieu le 9 avril.

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