Gantz : Israël a changé l’équation de la réponse à Gaza, il frappera si besoin
Rechercher

Gantz : Israël a changé l’équation de la réponse à Gaza, il frappera si besoin

Le Hamas aurait été surpris par la férocité des représailles face aux vagues de ballons incendiaires, selon le ministre de la Défense

Des fumées et des flammes s'élèvent lors d'une attaque aérienne israélienne sur la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 18 août 2020. (SAID KHATIB/AFP)
Des fumées et des flammes s'élèvent lors d'une attaque aérienne israélienne sur la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 18 août 2020. (SAID KHATIB/AFP)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a déclaré mercredi qu’avec une réponse énergique aux vagues de ballons incendiaires lancés sur Israël par les terroristes dans la bande de Gaza ces dernières semaines, Tsahal avait modifié l’équilibre des échanges de tirs avec le territoire palestinien.

« Nous avons changé l’équation de la réponse. A Gaza, ils ont été surpris et ont compris que nous prenions la question des ballons au sérieux, alors nous avons attaqué comme nous avons attaqué », a déclaré Gantz à la radio de l’armée. « Nous continuerons à mener des activités défensives et offensives en fonction des besoins. »

« Nous avons attaqué des dizaines de cibles dans toute la bande de Gaza, de degrés d’importance divers », a déclaré Gantz.

Pendant presque tout le mois d’août, des groupes terroristes basés à Gaza ont lancé des centaines de ballons explosifs et incendiaires, ainsi que des roquettes, à travers la barrière frontalière avec Israël, qui a répondu en menant des frappes aériennes nocturnes contre des cibles du Hamas et en fermant le point de passage commercial de Kerem Shalom avec Gaza pour permettre l’approvisionnement en carburant et en matériaux de construction.

Dans la crainte d’une nouvelle série de violences graves, le bureau du chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, a annoncé lundi soir que le groupe terroriste avait accepté les termes du cessez-le-feu avec la médiation du Qatar. Israël a indiqué tacitement son consentement en levant les restrictions imposées à la bande de Gaza depuis le début de l’escalade.

Cependant, un haut responsable du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré mardi que si Israël ne respecte pas les termes de l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas dans les deux mois, il pourrait y avoir une nouvelle escalade de la violence à la frontière sud.

Niant qu’Israël ait été forcé de donner quoi que ce soit pour parvenir à l’accord, Gantz a déclaré que « je n’accepterai pas la logique selon laquelle chaque fois que quelqu’un veut parvenir à quelque chose, c’est le peuple d’Israël qui en paie le prix ».

“Nous nous souvenons que des millions de gens vivent à Gaza, nous nous souvenons qu’ils sont menacés par le coronavirus et nous leur disons : ‘Ce n’est pas nous qui vous causons ces catastrophes’ », a-t-il dit.

Le ministre de la Défense Benny Gantz fait une déclaration aux médias à la Knesset, le 24 août 2020. (Oren Ben Hakoon/Flash90)

Gantz a également commenté une récente attaque aérienne en Syrie attribuée à Israël. Bien qu’il ait refusé de confirmer qu’Israël en était responsable, il a déclaré : « Nous savons que dans les endroits que nous frappons, des gens peuvent être blessés. »

« Dans la plupart des cas, nous n’attaquons pas avec l’intention de tuer, à moins d’un incident spécifique d’une cellule opérant à ce moment-là contre nous. Mais nous attaquons pour frapper les infrastructures destinées à l’ancrage de l’Iran en Syrie qui, au final, seront utilisées contre nous.”

« Malheureusement, il arrive que des personnes soient blessées, cela fait partie du métier », a déclaré Gantz.

Un état de préparation accru se poursuivra à la frontière nord, dans la crainte de représailles de la part du groupe terroriste libanais Hezbollah pour le meurtre d’un de ses membres lors d’une frappe en juillet, également attribuée à Israël, a déclaré Gantz.

Ceux qui tentent d’attaquer Israël « en paieront le prix », a-t-il promis. « S’il y a de la terreur en provenance de Syrie, la Syrie paiera pour cela ; s’il y a de la terreur en provenance du Liban, le Liban paiera pour cela. »

L’AFP a contribué à cet article.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...