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Gantz: le Hamas pourrait faire face à des mesures israéliennes plus sévères

Le ministre de la Défense affirme qu'Israël ne fera preuve de générosité civile et économique envers Gaza que si la stabilité sécuritaire est maintenue

Le ministre de la Défense Benny Gantz lors d'une réunion à la base du commandement du Sud de Tsahal à Beer Sheva, aux côtés du chef militaire Aviv Kohavi (à gauche) et du chef du Shin Bet Ronen Bar (à droite), entre autres responsables, le 24 avril 2022. (Crédit : Elad Malka/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Benny Gantz lors d'une réunion à la base du commandement du Sud de Tsahal à Beer Sheva, aux côtés du chef militaire Aviv Kohavi (à gauche) et du chef du Shin Bet Ronen Bar (à droite), entre autres responsables, le 24 avril 2022. (Crédit : Elad Malka/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense, Benny Gantz, a indiqué dimanche que le groupe terroriste Hamas, qui dirige la bande de Gaza, pourrait faire face à une action israélienne plus sévère en réponse aux tirs de missiles sur Israël, après une série d’attaques dans le sud du pays cette dernière semaine.

« Nous ne continuerons à faire preuve de générosité civile et économique que si la stabilité en matière de sécurité est maintenue », a déclaré Gantz à l’issue d’une réunion avec de hauts responsables militaires au commandement du sud de l’armée israélienne, un jour après avoir annoncé la fermeture du seul passage piétonnier de la bande de Gaza avec Israël.

Cette décision a été prise à la suite de nouveaux tirs de roquettes sur le sud dans la nuit de vendredi à samedi. La fermeture du passage d’Erez a été prolongée pour lundi également, ont confirmé des responsables de la sécurité au Times of Israel dimanche soir.

Le nombre de Palestiniens de la bande de Gaza qui peuvent travailler en Israël a été porté à 12 000 le mois dernier, et le gouvernement a déclaré qu’il allait l’augmenter de 8 000 supplémentaires, pour atteindre un total de 20 000.

« Les organisations terroristes et les auteurs d’incitations à la haine doivent se rappeler que ceux qui seront les plus durement touchés par toute agitation sont ceux dont la situation économique, civile et militaire est instable », a déclaré Gantz selon un communiqué publié par son bureau.

Les récents tirs de roquettes sur le sud d’Israël ont été attribués au Jihad islamique palestinien, un rival du Hamas. Il est toutefois communément estimé que le Hamas est suffisamment fort dans l’enclave côtière pour qu’aucun groupe rival ne tire sur Israël sans l’approbation, à tout le moins tacite, du groupe au pouvoir. « La responsabilité [des tirs de roquettes] incombe au Hamas », a déclaré M. Gantz.

Les forces de sécurité du Hamas au carrefour d’Erez, point de passage vers Israël, à Beit Hanun, dans le nord de la bande de Gaza, le 26 mars 2017 (Crédit : AFP/Mahmud Hams)

« Israël a les capacités, et continuera à utiliser ses forces et les divers moyens à sa disposition, de la manière qu’il juge appropriée », a ajouté Gantz, après que certains responsables locaux ont critiqué l’absence de réponse militaire aux récentes attaques de missiles.

Gantz a également parlé des récents affrontements à la mosquée Al-Aqsa sur le mont du Temple à Jérusalem. « Le Ramadan est censé être une fête de prière et de rassemblement familial. Malheureusement, certains préfèrent tenir des pierres et des cocktails Molotov dans leurs mains, plutôt que des livres saints. »

Auparavant, le ministre des Affaires étrangères, Yair Lapid, avait directement attribué la responsabilité de la violence au Hamas et au Jihad islamique, qui, selon lui, envoient des activistes sur le mont du Temple afin d’inciter à la violence et ainsi provoquer une réponse de la police.

Des Palestiniens, dont l’un brandit un drapeau du Hamas, affrontent la police israélienne au mont du Temple à Jérusalem, le 22 avril 2022. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le Hamas et d’autres groupes terroristes basés à Gaza ont invoqué à plusieurs reprises le lieu saint comme ligne rouge. Les mesures prises par la police pour y réprimer les émeutes l’année dernière ont été l’un des éléments déclencheurs d’une guerre de 11 jours à Gaza en mai dernier.

La bande de Gaza est soumise à un blocus par Israël et l’Égypte depuis 15 ans, dans le but de contenir les dirigeants du Hamas et d’autres groupes. Israël affirme que les restrictions strictes imposées sur les biens et les personnes sont nécessaires en raison des efforts déployés par le Hamas, qui a juré de détruire Israël, pour s’armer massivement en vue d’attaquer l’État juif.

Les critiques déplorent l’impact du blocus sur les habitants de la bande de Gaza, dont environ 50 % sont au chômage, selon le Bureau central palestinien des statistiques. En raison des taux de pauvreté très élevés, l’emploi en Israël est une option très attrayante pour ceux qui ont la chance de recevoir un permis.

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