Gantz: Les essais du vaccin israélien contre le COVID-19 commenceront mi-octobre
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Gantz: Les essais du vaccin israélien contre le COVID-19 commenceront mi-octobre

Le vaccin développé dans l'Institut de recherche biologique du ministère de la Défense s'est déjà révélé efficace chez les animaux

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le ministre de la Défense Benny Gantz, (à gauche), s'entretient avec le directeur de l'Institut de recherche biologique, le professeur Shmuel Shapira, au laboratoire de Ness Ziona, le 6 août 2020. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Benny Gantz, (à gauche), s'entretient avec le directeur de l'Institut de recherche biologique, le professeur Shmuel Shapira, au laboratoire de Ness Ziona, le 6 août 2020. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Un laboratoire national israélien va commencer à tester son vaccin contre le coronavirus sur des sujets humains à la mi-octobre, a annoncé jeudi le ministre de la Défense Benny Gantz.

M. Gantz a fait ces remarques à la suite d’une visite à l’Institut de recherche biologique du ministère de la Défense à Ness Ziona, où il a été informé des récents « progrès dans le développement du vaccin et des anticorps pour le coronavirus », a déclaré son bureau.

Selon le ministre de la Défense, les premiers tests du vaccin ont été prometteurs, permettant des essais sur l’homme.

« Nous devrions commencer les tests sur les individus après les fêtes de Tishri », a déclaré M. Gantz, en référence au mois hébreu au cours duquel se déroulent les grandes fêtes juives, dont la dernière se termine le 10 octobre. « Cela sera fait en coordination avec le ministère de la Santé et selon les protocoles nécessaires en termes de sécurité médicale. »

Le ministre de la Défense Benny Gantz (au centre) s’entretient avec le directeur de l’Institut de recherche biologique, le professeur Shmuel Shapira (à droite) au laboratoire de Ness Ziona, le 6 août 2020. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le directeur de l’Institut de recherche biologique, le professeur Shmuel Shapira, a déclaré qu’il pensait que le vaccin serait un succès.

« Nous avons un vaccin formidable. Le vaccin doit passer par des processus réglementaires afin de respecter le calendrier que vous avez établi. Nous commencerons après les fêtes de Tishri par des tests de sécurité et d’efficacité, mais nous avons le produit entre les mains », a déclaré M. Shapira.

Gantz a salué les efforts de l’institut, qui est également – selon des rapports étrangers – impliqué dans le développement d’armes chimiques et biologiques, d’antidotes et de défenses contre celles-ci.

« Je tiens à exprimer mes remerciements, avant tout, au personnel du ministère de la Défense et au personnel de l’institut qui font un travail fantastique, » a-t-il déclaré.

« Tout comme dans l’armée israélienne, il y a des unités d’élite qui percent et ouvrent la voie – vous êtes l’unité de reconnaissance de l’État d’Israël au sein du ministère de la Défense dans le domaine des vaccins. Je suis à votre service et je vous demande de m’impliquer dans toute affaire à laquelle je peux contribuer », a déclaré M. Gantz.

Le ministre de la Défense Benny Gantz (à gauche) s’entretient avec le directeur de l’Institut de recherche biologique, le professeur Shmuel Shapira, au laboratoire de Ness Ziona, le 6 août 2020. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le mois dernier, la Douzième chaîne d’information a rapporté que l’institut avait fait des progrès significatifs sur le vaccin, atteignant une efficacité de près de 100 % chez les animaux.

Le vaccin en cours de développement est aussi efficace que celui développé par la société de biotechnologie américaine Moderna, selon le reportage télévisé.

En juin, Israël a signé un accord avec Moderna pour l’achat potentiel de son vaccin contre le coronavirus s’il s’avère efficace.

Contrairement aux vaccins développés à l’étranger, le vaccin national sera d’abord administré aux citoyens israéliens, a-t-il ajouté. En cas de succès, il devrait conférer une protection contre la maladie avec une seule dose.

Bien qu’il n’ait pas encore commencé ses essais sur l’homme, l’institut se prépare à fabriquer 10 à 15 millions de doses, selon le rapport.

Aneta Gupta, infirmière de recherche clinique, étiquette des échantillons de sang provenant du volontaire Yash pendant l’essai de vaccin de l’Imperial College, dans une clinique de Londres, le 5 août 2020. (AP Photo/Kirsty Wigglesworth)

En juin, l’institut a annoncé qu’il avait terminé avec succès les essais de vaccins contre le coronavirus sur des rongeurs.

Dans un article publié sur le site web de bioRxiv, un site d’archivage en ligne pour les articles qui n’ont pas encore été évalués par des pairs, l’institut a déclaré qu’il espérait disposer d’un vaccin fini dans un an, voire plus tôt.

Dans le résumé de l’article, les chercheurs affirment que leur vaccin, qu’ils ont testé sur des hamsters, « entraîne une induction rapide et puissante d’anticorps neutralisants contre le SRAS-CoV-2 », le virus qui cause le COVID-19.

Au début de ce mois, un conseiller du gouvernement en matière de vaccins a averti qu’il n’y avait aucune garantie que les vaccins mis au point seraient pleinement efficaces.

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