Covid-19 : Israël aurait conclu un accord avec Moderna pour l’achat d’un vaccin
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Covid-19 : Israël aurait conclu un accord avec Moderna pour l’achat d’un vaccin

Aucun détail n'a été publié, mais une source du ministère de la Santé affirme que ne pas agir maintenant signifierait attendre un an ou plus une fois que le vaccin sera disponible

Un panneau marque l'entrée de Moderna, le 18 mai 2020, à Cambridge, dans le Massachussetts (Crédit : AP Photo/ Bill Sikes)
Un panneau marque l'entrée de Moderna, le 18 mai 2020, à Cambridge, dans le Massachussetts (Crédit : AP Photo/ Bill Sikes)

Israël a signé mardi un accord avec l’entreprise de biotechnologie américaine Moderna pour lui fournir un vaccin contre la Covid-19 si son développement par la firme s’avère couronné de succès, ont rapporté les médias en hébreu.

Moderna a annoncé la semaine dernière qu’elle entrera dans la troisième et dernière phase de son essai clinique en juillet, lequel impliquera 30 000 participants.

Ces informations arrivent alors que les pays se bousculent pour s’assurer qu’ils seront parmi les premiers à recevoir les vaccins lorsqu’ils seront mis au point.

Aucun des paramètres de l’accord, qui a été conclu à la suite de négociations rapportées dimanche par la Treizième chaîne, n’a été divulgué.

Une source du ministère de la Santé a été citée par le quotidien Israel Hayom comme ayant déclaré que l’accord « n’est pas le dernier mot » sur le front des vaccins.

« Aucun pays ne met tous ses œufs dans le même panier, et on s’attend à ce que des accords soient également signés avec d’autres entreprises », indique la source anonyme. « C’est la bonne approche, et elle répartit le risque ».

Il est important de se rappeler que si Israël n' »achète » pas maintenant, nous pourrions devoir attendre un ou deux ans après l’approbation du vaccin pour être fournis. En ce qui concerne les considérations de coût, il est important de se rappeler qu’un seul jour de fermeture coûte des milliards à l’économie ».

Un pharmacien administre à une volontaire une dose de vaccin lors d’un essai réalisé dans le cadre d’une étude clinique de Phase 1 pour un vaccin anti-Covid-19 mis au point par Moderna Inc. au Permanente Washington Health Research Institute de Seattle, le 16 mars 2020 (Crédit : AP Photo/Ted S. Warren, File)

L’effort de Moderna en matière de vaccins est un pionnier mondial, aux côtés d’un vaccin développé par l’université d’Oxford avec AstraZeneca, qui a également lancé un essai à grande échelle sur 10 000 volontaires et attend des résultats d’ici septembre.

Samedi, AstraZeneca a annoncé son intention de commencer à livrer 400 millions de doses du vaccin aux pays européens d’ici la fin de l’année dans le cadre de l’accord avec l’Alliance inclusive pour le vaccin, formée ce mois-ci par la France, l’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas. Tous les autres États membres de l’Union européenne auront la possibilité de participer à l’opération dans les mêmes conditions.

Les essais de la troisième phase de Moderna permettent aux scientifiques d’observer, en utilisant une large population saine, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour prévenir la Covid-19 et aussi s’il peut prévenir l’infection par le coronavirus qui cause la maladie.

Le cadre de l’étude a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) et est mené en collaboration avec les National Institutes for Health (NIH) des États-Unis.

Moderna a reçu un financement du gouvernement américain de 483 millions de dollars et a annoncé le 18 mai ses premiers résultats observés chez les huit participants de la première phase de tests, qui ont été jugés encourageants.

Si la quantité de doses choisie pour les essais de 100 microgrammes s’avère efficace, la firme pharmaceutique prévoit de pouvoir réaliser 500 millions de doses par an, voire jusqu’à un milliard.

Moderna est l’une des cinq entreprises sur lesquelles l’administration du président américain Donald Trump mise pour produire un vaccin.

Les autres sont Oxford, Johnson & Johnson, Merck et Pfizer.

L’objectif est de produire 300 millions de doses d’ici janvier 2021.

Le vaccin de Moderna repose sur l’implantation du code génétique d’une partie du virus dans le corps humain afin de provoquer une réponse immunitaire. Les vaccins dits à ARN messager n’ont pas encore été prouvés contre un quelconque virus, mais la firme américaine est convaincue de leur efficacité.

Après les essais de phase 2, le médecin en chef israélien de la société a fait savoir que son vaccin expérimental anti-Covid-19 « fonctionne réellement », après des tests sur un petit nombre de volontaires.

Le médecin-chef de Moderna, le docteur Tal Zaks (Capture d’écran : Douzième chaîne)

« Nous avons obtenu les premiers résultats aujourd’hui… et aujourd’hui nous montrons que cela fonctionne vraiment… nous sommes capables de stimuler le système immunitaire », a déclaré le Dr Tal Zaks.

Ces accords sont les derniers d’une longue série liée à l’approvisionnement en vaccins – même s’il n’est pas certain qu’ils fonctionneront pour prévenir les infections à coronavirus. En raison du besoin désespéré d’un vaccin dans le contexte de la pandémie qui a tué plus de 439 000 personnes dans le monde, les sociétés pharmaceutiques intensifient la production en poursuivant les essais sur les humains.

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