Regeneron lance des essais pour un traitement du coronavirus avec des anticorps
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Regeneron lance des essais pour un traitement du coronavirus avec des anticorps

Selon l'entreprise américaine, le traitement utilise une combinaison de deux anticorps pour traiter les patients touchés par le virus

Un assistant de laboratoire tient un échantillon de sang qui sera analysé pour dépister l'éventuelle présence d'anticorps COVID-19, le 28 avril 2020, à Houston au Texas. (AP Photo/David J. Phillip)
Un assistant de laboratoire tient un échantillon de sang qui sera analysé pour dépister l'éventuelle présence d'anticorps COVID-19, le 28 avril 2020, à Houston au Texas. (AP Photo/David J. Phillip)

Jeudi, l’entreprise pharmaceutique américaine Regeneron Pharmaceuticals a indiqué avoir lancé des essais cliniques pour un traitement potentiel du coronavirus, en utilisant les anticorps produits par ceux qui ont guéri du COVID-19.

Selon l’entreprise, le traitement utilise une combinaison de deux anticorps pour traiter les patients atteints du virus. Il peut également être administré en tant que mesure préventive pour aider à protéger la population en bonne santé.

« Nous avons créé un cocktail d’anticorps anti-viraux avec le potentiel à la fois d’empêcher et de traiter l’infection, a déclaré l’officier scientifique en chef de l’entreprise, George Yancopoulos, dans un communiqué. Il n’a pas donné de précisions sur le calendrier prévu par l’entreprise pour clore les tests.

« Nous [commencerons] si tout va bien par tester rapidement l’innocuité du traitement pour ensuite commencer à en comprendre l’efficacité dans quatre situations différentes de ce véritable défi virologique », a-t-il déclaré à CNBC.

Yancopoulos a expliqué qu’il pensait que, « si tout se passe bien », l’entreprise pourrait avoir des « données claires » d’ici quelques mois sur l’efficacité de ce mélange d’anticorps.

« Je pense qu’il y a de bonnes raisons d’espérer », a ajouté Yancopoulos en déclarant « qu’il y a toujours des raisons d’être inquiet et prudent ».

« Nous allons donc avancer très prudemment, main dans la main avec la FDA, et nous espérons que nous aurons bientôt des réponses qui pourront rapidement faire la différence », a-t-il déclaré.

L’annonce intervient alors que des dizaines d’équipes médicales de recherche et d’entreprises pharmaceutiques dans le monde font la course pour trouver des vaccins et des traitements contre le coronavirus.

La semaine dernière, le géant pharmaceutique britannique AstraZeneca a déclaré être « en piste » pour produire jusqu’à deux milliards de doses d’un vaccin du coronavirus en septembre si des essais actuels étaient couronnés de succès.

L’université d’Oxford. Illustration. (Crédit : Shutterstock)

L’entreprise a créé un partenariat avec l’université d’Oxford, qui a préparé le vaccin. L’entreprise fabrique déjà des doses, avant d’obtenir l’approbation de régulation finale une fois que les tests auront été concluants dans les prochains mois.

« Pour l’instant, nous sommes encore en piste… nous commençons à produire ce vaccin dès maintenant, et nous devons être prêt à l’utiliser au moment où nous aurons les résultats », a déclaré Pascal Soriot, le directeur exécutif d’AstraZeneca, à la BBC.

« Nous pensons actuellement que nous aurons les données d’ici la fin de l’été, en août, donc en septembre nous devrions savoir si nous avons un vaccin efficace ou non. »

L’université d’Oxford a commencé à mener des essais initiaux de son vaccin du COVID-19 avec des centaines de volontaires en avril. L’université cherche maintenant à l’élargir à 10 000 participants.

L’université a déclaré le mois dernier qu’ils « avançaient très bien ».

Les chercheurs ont annoncé cette semaine qu’ils commenceront aussi des tests à la mi-juin au Brésil, le premier pays en dehors du Royaume-Uni a participer à l’étude, alors que le pays d’Amérique du Sud a un taux d’infection en forte augmentation, alors que celui du Royaume-Uni diminue.

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