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Gantz prévient qu’Israël utilisera « la force nécessaire » en cas d’attaque du Liban

Le ministre de la Défense a fait allusion à de nouvelles représailles après que l'armée a bombardé un site de lancement en réponse aux tirs de roquettes

Le ministre de la Défense Benny Gantz rencontre des responsables druzes lors des célébrations de Nabi Shuayb sur la tombe du prophète Jethro dans le nord d'Israël, le 25 avril 2022. (Crédit : Elad Malka/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Benny Gantz rencontre des responsables druzes lors des célébrations de Nabi Shuayb sur la tombe du prophète Jethro dans le nord d'Israël, le 25 avril 2022. (Crédit : Elad Malka/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a menacé le Liban lundi de nouvelles représailles si de nouvelles roquettes étaient envoyées sur le nord d’Israël, après que l’armée israélienne a frappé un site de lancement en réponse à une attaque de roquettes dans la nuit.

« L’État d’Israël exige que le gouvernement libanais assume la responsabilité de ce qui se passe sur son territoire », a déclaré Gantz lors d’une réunion avec des responsables druzes pour les célébrations de Nabi Shuayb sur la tombe du prophète Jethro.

« Si le terrorisme et la violence continuent, nous allons devoir utiliser la force nécessaire contre les cibles concernées », a-t-il ajouté, dans un communiqué de son cabinet.

Selon l’armée libanaise, l’armée israélienne a tiré 50 obus d’artillerie sur plusieurs endroits du sud du Liban. Tsahal a déclaré avoir frappé la zone d’où a été tirée le missile ainsi qu’une « cible d’infrastructure », sans donner plus de détails.

Aucun dommage n’a été signalé dans les frappes israéliennes, selon les autorités et les médias libanais.

L’armée libanaise a également déclaré avoir localisé deux roquettes qui étaient dirigées vers Israël et les avoir désamorcées.

L’armée israélienne tire des obus sur des cibles au Liban, le 25 avril 2022, après qu’une roquette ait été tirée sur Israël. (Crédit : Tsahal)

La roquette qui a été tirée vers Israël depuis le Liban est tombée dans un terrain vague situé à proximité du Kibbutz Matzuva, à proximité de la frontière, sans faire de dégât ni blessé. Les médias liés au Hezbollah, au Liban, ont aussi fait savoir qu’une roquette avait été tirée vers l’État juif depuis un secteur situé entre les villes de Qlaileh et Maaliyeh, au sud-est de Tyr.

Aucune sirène n’a été déclenchée quand la roquette est tombée dans le champ en Israël, et l’armée a précisé que le niveau d’alerte dans la région restait « normal ».

Les forces de maintien de la paix se trouvant le long de la frontière entre les deux pays, la FINUL, ont recommandé la retenue.

« Une roquette a été lancée depuis le Liban vers Israël tôt dans la matinée. L’armée israélienne a riposté à l’aide de dizaines d’obus. Le [chef de mission et commandant des forces de maintien de la paix de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban] commandant @aroldo_lazaro appelle au calme et à la retenue dans cette situation volatile », a écrit la FINUL sur Twitter.

Il n’y aurait eu ni blessé, ni dégât au Liban et le tir de roquette n’a pas été revendiqué. Le porte-parole de Tsahal Ran Kochav a indiqué qu’il tenait les groupes palestiniens pour responsables.

« Nous pensons qu’il s’agirait des factions palestiniennes et que l’incident est lié à la période du ramadan et aux événements sur le mont du Temple », a-t-il dit au micro de la radio Kan.

Il y a eu plusieurs incidents de tirs de roquette depuis le Liban vers l’État juif, ces dernières années – des tirs initiés en majorité par les groupes palestiniens du pays et non par le Hezbollah.

Il est néanmoins improbable que les terroristes du sud du Liban aient été en capacité de tirer des roquettes sans avoir au moins l’approbation tacite de la milice soutenue par l’Iran, qui contrôle étroitement tout le secteur.

Des combattants armés et des personnes prennent part à une procession funéraire pour Hamza Ibrahim Shahin (photographié sur des affiches), membre du groupe terroriste Hamas au pouvoir à Gaza, dans le camp de Burj al-Shamali pour les réfugiés palestiniens près de la ville côtière de Tyr, au sud du Liban, le 12 décembre 2021. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)

Les analystes militaires pensent que l’expression « factions palestiniennes au Liban » utilisée par les autorités fait référence à une branche du groupe terroriste Hamas, basé à Gaza, qui a établi une base d’opérations dans la région de Tyre. En décembre, une explosion dans un site du Hamas situé dans un camp de réfugiés près de la ville portuaire libanaise aurait tué de ses membres.

Le Liban abrite des dizaines de milliers de réfugiés palestiniens et leurs descendants. Beaucoup d’entre eux vivent dans 12 camps de réfugiés dispersés dans ce petit pays méditerranéen. Selon un accord de longue date, l’armée libanaise ne pénètre pas dans les camps, laissant aux factions palestiniennes le soin d’assurer la sécurité à l’intérieur.

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