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Gaza : Arrestation d’un homme ayant jeté des grenades sur la clôture

Cet incident frontalier survient au moment d'une trêve précaire conclue entre le Hamas et Israël sous l'égide de l'Egypte ; Un calme précaire revient dans le sud

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un Palestinien utilise une fronde pour jeter une pierre aux soldats israéliens de l'autre côté de la frontière lors d'affrontements à l'est de Gaza City, le 13 juillet 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)
Un Palestinien utilise une fronde pour jeter une pierre aux soldats israéliens de l'autre côté de la frontière lors d'affrontements à l'est de Gaza City, le 13 juillet 2018 (Crédit : AFP PHOTO / MAHMUD HAMS)

Les soldats israéliens ont blessé par balles et arrêté un Palestinien qui a jeté des grenades sur la clôture de sécurité, dans le nord de Gaza, dans la matinée de mercredi, a fait savoir l’armée.

Les grenades n’ont pas explosé.

Cet incident est survenu moins de vingt-quatre heures après la mise en place d’un cessez-le-feu fragile conclu entre Israël et les groupes terroristes de la bande. Près de 460 tirs de roquettes et de mortier ont ciblé le sud de l’Etat juif en 25 heures, faisant un mort. L’armée a riposté par des frappes aériennes dans toute la bande de Gaza. Le système défense antimissiles du Dôme de fer en a interceptées plus de 100. La grande majorité des projectiles s’est abattue dans les champs mais des douzaines ont touché des villes et des municipalités israéliennes, faisant un mort, des dizaines de blessés et entraînant des dégâts significatifs.

En réponse aux tirs de mortier et de roquette, l’armée israélienne a noté qu’elle avait pris pour cible approximativement 160 sites dans l’enclave côtière, des cibles liées aux groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien, et notamment quatre structures que les militaires ont qualifiée « d’atouts stratégiques déterminants ».

Selon l’armée israélienne, lorsqu’il a été arrêté, l’homme était en possession d’une pince et d’un couteau.

Son état de santé reste indéterminé.

Le suspect a été confié aux services de sécurité du Shin Bet en vue d’un interrogatoire.

Un homme constate les dégât dans un immeuble d’Ashkelon frappé par une roquette du Hamas, le 13 novembre 2018. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

La vie au sein des villes israéliennes frontalières est lentement revenue à la normale mercredi après une nuit tranquille qui a signalé le maintien du cessez-le-feu.

Les écoles, les instituts d’enseignement supérieur et les entreprises ont rouvert et les agriculteurs ont pu reprendre le travail dans les champs qui sont, dans leur majorité, adjacents à la bande de Gaza. Le trafic ferroviaire au sud d’Ashkelon a également repris.

Il n’y aurait pas eu de tirs de roquette en Israël ou de frappes israéliennes sur Gaza depuis mardi après-midi, lorsque le cessez-le-feu a été mis en vigueur. Selon les Palestiniens, cette trêve a été négociée par l’Egypte.

Israël doit encore officiellement confirmer l’existence d’une telle trêve mais de hauts responsables de la diplomatie ont fait savoir que Jérusalem s’y conformerait tant que les groupes dans l’enclave le respecteraient aussi.

De plus, le commandement du front intérieur de l’armée israélienne a levé mardi soir toutes les restrictions appliquées aux habitants du sud d’Israël, faisant état d’un « retour à la normale ».

L’armée a toutefois maintenu ses renforts dans les zones qui environnent Gaza.

Des soldats de l’armée israélienne près de la frontière avec Gaza dans le sud d’Israël, le 13 novembre 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’accalmie n’a pas été saluée par tous. De nombreuses personnes, au sein d’Israël, ont réclamé que le gouvernement fasse davantage pour mettre un terme à la menace des roquettes du Hamas.

Dans une déclaration faite devant des résidents, le chef du conseil régional d’Eshkol, Gadi Yarkoni, a expliqué que « nous avons eu deux journées difficiles. Deux journées qui sont une continuation de la vie telle qu’elle est vécue dans l’ombre du terrorisme, telle une pendule oscillant entre urgence et normalité pendant huit mois d’affilée ».

Il a expliqué attendre que les chefs israéliens et l’armée « nous apportent une vraie paix, un vrai calme » qui permettrait aux communautés de se développer.

« Nous ne pouvons pas accepter la réalité d’une vie sans espoir, en continu, sous la menace d’un terrorisme qui consiste en des incendies, des ballons incendiaires et des roquettes ».

Gadi Yarkoni (à droite), du Conseil régional d’Eshkol (Crédit : Facebook)

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