Gilet jaune: les adeptes d’Alain Soral ou de Dieudonné de plus en plus présents
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Gilet jaune: les adeptes d’Alain Soral ou de Dieudonné de plus en plus présents

La France a connu récemment une multiplication d'actes antisémites

Des manifestants se rassemblent autour d'une voiture en feu lors d'une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)
Des manifestants se rassemblent autour d'une voiture en feu lors d'une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

« Moins il y a de manifestants, plus les antisémites sont visibles », analyse le directeur de l’Observatoire des radicalités Jean-Yves Camus, cité par Libération.

« Très mobilisés, les adeptes d’Alain Soral ou de Dieudonné sont de plus en plus présents dans les défilés, au grand dam des manifestants défendant leur pouvoir d’achat » affirme le quotidien, qui eux se replient sur l’occupation des ronds-points en province.

L’agression d’Alain Finkielkraut a également mis en avant la participation de personnes issues de la mouvance islamiste. Selon Le Parisien, « cet homme qui aurait été identifié par un policier est connu des services de renseignement pour avoir évolué en 2014 dans la mouvance radicale islamiste».

« Le fait que l’horizontalité prime, continue Camus, que le mouvement n’ait ni cortège constitué ni service d’ordre est une porte ouverte à tout le monde, cela comprend des groupuscules qui, s’ils ne se montraient pas dans les manifestations, resteraient totalement inconnus.»

Il n’exclut pas cependant que les idées antisémites ou complotistes prospèrent au-delà des groupes déjà constitués : « Quand le discours c’est que l’oligarchie est partout et gouverne, il y a une porosité inévitable, explique Jean-Yves Camus. Il s’agit du fantasme du juif cosmopolite, apatride et riche, qui tient le monde dans ses mains, le pouvoir médiatique, financier et politique. On est dans un schéma vieux comme le monde. »

Bien que des gilets jaunes aient déjà ouvertement condamné et parfois expulsé des protestataires porteurs de discours antisémites, la présence d’une pancarte, d’un graffiti – qui semblent de plus en plus nombreux – ou la présence d’une personnalité suffit parfois à entacher l’ensemble d’une manifestation.

Déjà le 17 novembre, le militant néo-nazi Hervé Ryssen était signalé en marge d’une marche arborant un gilet jaune. On notait également la présence de Dieudonné, le polémiste jugé coupable à plusieurs reprises d’incitations à la haine et à la violence contre les juifs.

Dieudonné, et Alain Soral ont également été aperçus à plusieurs reprises.

Lors des manifestations parisiennes du 1er décembre, le quotidien Libération avait aussi repéré « aux abords de la place de l’Etoile Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste ‘L’œuvre française’, dissous en 2013 après la mort de Clément Méric. Place des Ternes, de nombreux graffitis du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite, ont été réalisés sur les devantures de commerces et sur le mobilier urbain ».

Marianne signalait également la présence d’Axel Lousteau conseiller régional du Rassemblement national (RN), proche de Marine Le Pen et ancien membre du GUD. L’hebdomadaire évoque aussi la présence de plusieurs formations d’extrême-gauche comme les Black Blocs.

Plusieurs groupuscules catholiques intégristes, « notamment de la fraternité Saint Pie X, de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet sont aussi présents, » notait également Libération. La fraternité sacerdotale Saint Pie X, dont le fondateur Mgr Marcel Lefebvre a été excommunié en 1988, a été épinglée à plusieurs reprises pour la diffusion de propos antisémites.

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