Glick installe son bureau devant le mont du Temple pour protester contre l’interdiction des visites
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Glick installe son bureau devant le mont du Temple pour protester contre l’interdiction des visites

Le député du Likud travaille lundi depuis la Porte des Tribus pour attirer l’attention sur les restrictions imposées par Netanyahu

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Yehuda Glick, député du Likud, demande le droit à la prière juive sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 31 juillet 2017. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)
Yehuda Glick, député du Likud, demande le droit à la prière juive sur le mont du Temple, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 31 juillet 2017. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Un député a annoncé dimanche qu’il allait installer son bureau devant une entrée du mont du Temple pour protester contre l’interdiction faite aux membres de la Knesset de se rendre sur le lieu saint de la Vieille Ville de Jérusalem, imposée par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Yehuda Glick, député du Likud, a annoncé dans un communiqué qu’il allait déplacer son bureau de la Knesset à la Porte des Tribus pour protester contre l’interdiction que Netanyahu applique depuis un an et demi à tous les députés.

Glick travaille sur la place devant la porte depuis 10h00 lundi matin, indiquait son communiqué. Il a souligné l’importance historique du lieu, l’entrée utilisée par les parachutistes israéliens qui ont conquis le site à l’armée jordanienne pendant la guerre des Six Jours de 1967.

« La décision du Premier ministre est contraire au droit et contraire à ses engagements devant la Haute cour [de justice], et par conséquent, je suis totalement prêt à agir jusqu’à ce que le mont du Temple soit ouvert aux députés », a déclaré Glick, qui milite depuis des années pour le droit à la prière juive sur le mont du Temple.

Les forces de sécurité israéliennes devant des fidèles musulmans palestiniens près de la Porte des Lions, au mont du Temple de la Vieille ville de Jérusalem, le 19 juillet 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Les forces de sécurité israéliennes devant des fidèles musulmans palestiniens près de la Porte des Lions, au mont du Temple de la Vieille ville de Jérusalem, le 19 juillet 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

En 2014, un terroriste palestinien a tenté d’assassiner Glick, lui disant, juste avant de presser la détente, qu’il était un « ennemi d’Al-Aqsa », la mosquée présente sur le mont du Temple.

Le site a récemment été l’objet d’une crise majeure entre les autorités israéliennes et les fidèles musulmans en raison de la mise en place de mesures de sécurité à l’entrée du complexe après un attentat mortel : trois Arabes israéliens étaient sortis du lieu avec des armes et avaient abattu deux policiers israéliens.

Le mont du Temple est le lieu le plus saint du judaïsme et le troisième lieu saint de l’islam. Les visites de dignitaires israéliens et des rumeurs de changement du statu quo en vigueur depuis 1967, qui permet aux non-musulmans de visiter le site mais pas d’y prier, ont précédé des explosions de violences.

Avec l’interdiction de Netanyahu, les députés n’ont même pas le droit de s’y rendre.

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