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Guterres, les EAU et la Jordanie condamnent Smotrich pour ses propos sur Huwara

L’ONU réitère son appel à s'abstenir de toute "incitation à la violence" ; Abu Dhabi dénonce les propos racistes du ministre qui, selon la Jordanie, violent le droit international

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le secrétaire-général des Nations unies Antonio Guterres lors d'une conférence de presse après la 36e session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine (UA) au siège de l'organisation à Addis Ababa, le 18 février 2023. (Crédit : Amanuel Sileshi / AFP)
Le secrétaire-général des Nations unies Antonio Guterres lors d'une conférence de presse après la 36e session ordinaire de l'Assemblée de l'Union africaine (UA) au siège de l'organisation à Addis Ababa, le 18 février 2023. (Crédit : Amanuel Sileshi / AFP)

Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, les Émirats arabes unis et la Jordanie ont publié jeudi des déclarations condamnant le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich, pour son appel à « anéantir » la ville Palestinienne de Huwara, en Cisjordanie.

Le porte-parole de Guterres a qualifié les propos du ministre de « provocateurs, incendiaires et tout simplement inacceptables ».

« Et, venant d’un représentant du gouvernement, il sont irresponsables… [et] incompatibles avec toute résolution de l’ONU », a déclaré le porte-parole, réitérant ainsi l’appel lancé par António Guterres à toutes les parties de s’abstenir « d’incitation a la violence, de rhétorique incendiaire et de tout acte de provocation, surtout dans le climat actuel de tensions et de recrudescence des violences ».

Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a critiqué les « commentaires racistes de Smotrich et a affirmé son « rejet de toutes les pratiques et de tous les comportements qui contredisent les valeurs et les principes moraux et humains. »

Dans son communiqué, le ministère des Émirats « souligne la nécessité de combattre les discours de haine et la violence et note l’importance de renforcer les valeurs de tolérance et de coexistence humaine dans le cadre des efforts visant à prévenir toute escalade et instabilité dans la région. »

Le ministère des Affaires étrangères de la Jordanie a qualifié les remarques de Smotrich « d’incendiaires » et a déclaré qu’elles constituaient une « violation du droit international. »

Smotrich a tenu ces propos sur Huwara lors d’une conférence organisée par le quotidien économique The Marker mercredi, après une question sur les raisons pour lesquelles il avait « liké », dimanche soir, un tweet du maire adjoint du Conseil régional de Samarie, Davidi Ben Zion, qui appelait à « raser le village de Huwara aujourd’hui ».

Des soldats israéliens parlant avec des résidents d’implantations dans la ville de Huwara, près de Naplouse, en Cisjordanie, le 27 février 2023. (Crédit : Ronaldo Schemidt/AFP)

« Parce que je pense que le village de Huwara doit être éliminé. Et je pense que c’est à l’État d’Israël de le faire », a répondu Smotrich.

Il a ajouté que cette tâche, « Dieu nous en préserve », ne devrait pas être confiée à des civils. Il a condamné le saccage en déclarant que « nous ne devrions pas être entraînés vers une situation d’anarchie dans laquelle des civils prennent la loi entre leurs mains ».

Smotrich, qui dirige le parti d’extrême droite HaTzionout HaDatit, est ministre délégué au ministère de la Défense, en charge de l’organe qui autorise l’implantation de implantations et la démolition de maisons palestiniennes dans une grande partie de la Cisjordanie, y compris de grandes parties de Huwara.

Face à l’avalanche de condamnations, Smotrich a déclaré que les médias tentaient de « créer une version déformée » de ses propos. Il a affirmé que Huwara est une « ville hostile » où les habitants jettent des pierres et tirent sur les Israéliens tous les jours et qu’il soutient une « réponse disproportionnée » de Tsahal contre la ville pour chaque acte de terrorisme afin de renforcer la force de dissuasion.

Il aurait supprimé son tweet de clarification, mais plus tard dans la journée, il a écrit : « Pour qu’il n’y ait aucun doute, je ne voulais pas dire qu’il fallait raser le village de Huwara, mais plutôt agir de manière ciblée contre les terroristes et les partisans du terrorisme qui y vivent et leur faire payer un lourd tribut afin de rétablir la sécurité des résidents [juifs] de la région. »

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