H.R. McMaster : le changement du Moyen Orient est une “opportunité” pour Israël
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H.R. McMaster : le changement du Moyen Orient est une “opportunité” pour Israël

Le responsable américain indique que les intérêts régionaux peuvent mener à une nouvelle initiative de paix, sans donner de détails

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

H.R. McMaster, conseiller américain à la sécurité nationale, pendant le Forum mondial 2017 de l'AJC, à Washington, D.C., le 4 juin 2017. (Crédit : capture d'écran)
H.R. McMaster, conseiller américain à la sécurité nationale, pendant le Forum mondial 2017 de l'AJC, à Washington, D.C., le 4 juin 2017. (Crédit : capture d'écran)

WASHINGTON – La dynamique changeante du Moyen Orient promeut un environnement où Israël peut avoir de meilleures relations avec ses voisins arabes et raviver le processus de paix avec les Palestiniens, a indiqué dimanche un haut responsable américain à des responsables juifs, affirmant ainsi un thème qui a marqué une grande partie du voyage du président américain Donald Trump dans la région le mois dernier.

H.R. McMaster, conseiller américain à la sécurité nationale, n’a pas précisé comment l’administration prévoyait de faire progresser ses tentatives de négocier un accord de paix israélo-palestinien, mais a dit au public du Forum mondial 2017 de l’American Jewish Committee (AJC) que les intérêts communs dans la région créaient une « opportunité », dont Israël devrait tirer parti.

« Aujourd’hui, nous observons une réévaluation des relations régionales, particulièrement entre Israël et plusieurs de nos partenaires arabes, tous amis de l’Amérique, mais trop souvent adversaires les uns des autres, a-t-il dit. Aujourd’hui, leurs intérêts convergent. C’est une opportunité. »

McMaster a passé un temps considérable à raconter le voyage de Trump au Moyen Orient il y a deux semaines, où il est allé en Arabie saoudite, en Israël et en Cisjordanie.

Des médias ont indiqué que le voyage avait pour objectif de poser les fondations d’une nouvelle initiative de paix, même si pendant ses visites, Trump est resté vague sur les détails, parlant essentiellement de la paix sans donner de précisions.

Le président américain Donald Trump et le roi d'Arabie saoudite Salmane ben Abdel Aziz al-Saoud pendant une cérémonie à la Cour royale saoudienne à Riyad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)
Le président américain Donald Trump et le roi d’Arabie saoudite Salmane ben Abdel Aziz al-Saoud pendant une cérémonie à la Cour royale saoudienne à Riyad, le 20 mai 2017. (Crédit : Mandel Ngan/AFP)

McMaster a dit que les activités de l’Iran avaient réaligné les intérêts de nombreux pays de la région, faisant référence aux états arabes sunnites modérés, notamment l’Arabie saoudite, avec qui Israël a cherché à forger des partenariats sur une méfiance partagée envers Téhéran. Il n’a pas parlé de l’accord nucléaire iranien.

« Ces 40 dernières années, l’Iran a changé de tactiques et d’approche opérationnelle, agissant par son réseau d’intermédiaires terroristes, construisant sa capacité balistique, prenant des mesures provocatrices dans le Golfe et ailleurs, et travaillant à affaiblir perpétuellement ses voisins arabes, et à les engager dans un conflit sectaire », a-t-il dit.

« Dans cet environnement complexe, Israël s’est adapté et a incroyablement bien fait, en partie parce que le pays a toujours reconnu et agi sur des opportunités, quand d’autres n’ont pu y voir que des difficultés », a-t-il dit.

Les partenariats conséquents formés pour contrer l’axe iranien, a estimé McMaster, ont constitué une nouvelle opportunité, qui pourrait mener à un accord israélo-palestinien, que Trump souhaite négocier.

« Les opportunités associées aux nouveaux partenariats comprennent la recherche d’une paix durable entre Israël et les Palestiniens », a dit McMaster.

McMaster, lieutenant général de l’armée américaine, a dit au public que l’administration attendait des actions définitives de ses alliés régionaux contre le terrorisme et l’extrémisme, sans donner plus de précisions.

« Aucun d’entre nous, encore moins le président, ne sera impressionné par de simples mots, a dit McMaster. Nous attendons de voir des actes et nous tiendrons les uns et les autres responsables pendant que nous renforçons nos partenariats existants et en forgeons de nouveaux. »

« Nous encouragerons et récompenserons le succès, et nous traiterons l’inaction et le manque de progrès conformément [à cette politique] », a-t-il ajouté.

McMaster n’a pas mentionné la signature par Trump la semaine dernière d’une exemption qui permet de ne pas déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem.

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