Hanegbi promet de « rejeter » le prix que Trump veut faire payer pour le transfert
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Hanegbi promet de « rejeter » le prix que Trump veut faire payer pour le transfert

Le ministre du Likud assure qu'il "n'y a pas lieu de s'inquiéter" après que le président américain a averti que sa reconnaissance de Jérusalem avait un prix

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi à la Knesset, le 9 juillet 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi à la Knesset, le 9 juillet 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi a déclaré mercredi qu’Israël « rejettera les diktats et les pressions », après que le président américain Donald Trump a déclaré mardi soir qu’Israël paiera « un prix plus élevé » dans les pourparlers de paix avec les Palestiniens en raison de sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat juif.

« Il n’y a pas lieu de s’inquiéter », a déclaré Hanegbi, ministre du Likud et proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une publication Facebook. « Si les Palestiniens reviennent à la table des négociations… nous saurons défendre nos intérêts et rejeter les diktats et la pression ».

Prenant la parole lors d’un rassemblement de campagne à Charleston, en Virginie occidentale, M. Trump a déclaré que les Palestiniens « obtiendront quelque chose de très bien » lors de toute négociation future.

« S’il doit y avoir un jour la paix avec les Palestiniens, alors c’était une bonne chose à faire », a déclaré M. Trump au sujet de la reconnaissance de Jérusalem et de la relocalisation de l’ambassade des États-Unis dans la capitale.

« Nous l’avons retiré de la table. Dans les négociations passées, Jérusalem a toujours été mise à l’écart. Maintenant, Israël devra payer un prix plus élevé, parce que la question n’est plus à l’ordre du jour. Les Palestiniens obtiendront quelque chose de très bien, parce que c’est leur tour à présent. »

Hanegbi a déclaré, pour sa part, que « les principes fondamentaux [des futures négociations] qui ont été soumis par le Premier ministre Netanyahu ont été acceptés par l’administration Trump ».

Parmi ces principes, qui ont le soutien de la population israélienne, selon Hanegbi, « dans le cadre d’un futur accord, seul Israël aura la responsabilité de la région de Judée et Samarie (la Cisjordanie) et Jérusalem sera notre capitale éternelle ».

Uri Ariel à Jérusalem, le 22 septembre 2014. (Crédit : Yonathan Sindel/Flash90)

Le ministre de l’Agriculture Uri Ariel (HaBayit HaYehudi) a également rejeté les propos de Trump, mais à l’inverse d’Hanegbi, il a estimé qu’il y avait lieu de s’inquiéter.

« Ce n’est pas que nous nous inquiétons, mais c’est préoccupant », a confié Ariel à la radio militaire.

Néanmoins, a poursuivi Ariel, « le président a dit ‘S’il doit y avoir un jour la paix ‘. Je sugère que nous attendions de voir cette hypothèse se concrétiser avant de faire des concessions ».

Le député Eitan Cabel (Union Sioniste) à la Knesset, juin 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)

Eitan Cabel, député de l’Union sioniste, a répondu à Ariel en disant que les intentions de Trump étaient claires.

« La droite peut le nier tant qu’elle veut, mais elle sait que Trump va demander des concessions pour son ‘accord du siècle' », a déclaré Cabel. « Il est temps pour la droite d’abandonner l’idée qu’en les repoussant et en les reportant, les questions diplomatiques se règlent d’elles-mêmes. »

L’administration Trump a déclaré la semaine dernière que ni les Israéliens ni les Palestiniens ne seraient « pleinement satisfaits » de son plan de paix tant attendu au Moyen-Orient, dont le contenu est l’un des secrets les mieux gardés à Washington.

Bolton a refusé de donner un calendrier sur le dévoilement du plan, disant que tandis que « le travail continue, qu’il y a beaucoup de consultations en cours, il n’y a pas de décisions sur les détails ou sur le moment où le plan sera annoncé ».

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