Hanegbi promet de « rejeter » le prix que Trump veut faire payer pour le transfert
Le ministre du Likud assure qu'il "n'y a pas lieu de s'inquiéter" après que le président américain a averti que sa reconnaissance de Jérusalem avait un prix
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Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël
Le ministre de la Coopération régionale Tzachi Hanegbi a déclaré mercredi qu’Israël « rejettera les diktats et les pressions », après que le président américain Donald Trump a déclaré mardi soir qu’Israël paiera « un prix plus élevé » dans les pourparlers de paix avec les Palestiniens en raison de sa décision de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat juif.
« Il n’y a pas lieu de s’inquiéter », a déclaré Hanegbi, ministre du Likud et proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une publication Facebook. « Si les Palestiniens reviennent à la table des négociations… nous saurons défendre nos intérêts et rejeter les diktats et la pression ».
Prenant la parole lors d’un rassemblement de campagne à Charleston, en Virginie occidentale, M. Trump a déclaré que les Palestiniens « obtiendront quelque chose de très bien » lors de toute négociation future.
« S’il doit y avoir un jour la paix avec les Palestiniens, alors c’était une bonne chose à faire », a déclaré M. Trump au sujet de la reconnaissance de Jérusalem et de la relocalisation de l’ambassade des États-Unis dans la capitale.
« Nous l’avons retiré de la table. Dans les négociations passées, Jérusalem a toujours été mise à l’écart. Maintenant, Israël devra payer un prix plus élevé, parce que la question n’est plus à l’ordre du jour. Les Palestiniens obtiendront quelque chose de très bien, parce que c’est leur tour à présent. »
Hanegbi a déclaré, pour sa part, que « les principes fondamentaux [des futures négociations] qui ont été soumis par le Premier ministre Netanyahu ont été acceptés par l’administration Trump ».
Parmi ces principes, qui ont le soutien de la population israélienne, selon Hanegbi, « dans le cadre d’un futur accord, seul Israël aura la responsabilité de la région de Judée et Samarie (la Cisjordanie) et Jérusalem sera notre capitale éternelle ».
Le ministre de l’Agriculture Uri Ariel (HaBayit HaYehudi) a également rejeté les propos de Trump, mais à l’inverse d’Hanegbi, il a estimé qu’il y avait lieu de s’inquiéter.
« Ce n’est pas que nous nous inquiétons, mais c’est préoccupant », a confié Ariel à la radio militaire.
Néanmoins, a poursuivi Ariel, « le président a dit ‘S’il doit y avoir un jour la paix ‘. Je sugère que nous attendions de voir cette hypothèse se concrétiser avant de faire des concessions ».
Eitan Cabel, député de l’Union sioniste, a répondu à Ariel en disant que les intentions de Trump étaient claires.
« La droite peut le nier tant qu’elle veut, mais elle sait que Trump va demander des concessions pour son ‘accord du siècle' », a déclaré Cabel. « Il est temps pour la droite d’abandonner l’idée qu’en les repoussant et en les reportant, les questions diplomatiques se règlent d’elles-mêmes. »
L’administration Trump a déclaré la semaine dernière que ni les Israéliens ni les Palestiniens ne seraient « pleinement satisfaits » de son plan de paix tant attendu au Moyen-Orient, dont le contenu est l’un des secrets les mieux gardés à Washington.
Bolton a refusé de donner un calendrier sur le dévoilement du plan, disant que tandis que « le travail continue, qu’il y a beaucoup de consultations en cours, il n’y a pas de décisions sur les détails ou sur le moment où le plan sera annoncé ».
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