Heurts entre policiers et Haredim ; une équipe TV attaquée par des émeutiers
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Heurts entre policiers et Haredim ; une équipe TV attaquée par des émeutiers

Deux arrestations à Beitar Illit et une voiture endommagée après des heurts avec la police, alors que les restrictions ne sont pas respectées dans les zones ultra-orthodoxes

Capture d'écran d'une vidéo d'affrontements entre la police et la communauté ultra-orthodoxe dans la colonie de Beitar Illit, 4 octobre 2020. (Twitter)
Capture d'écran d'une vidéo d'affrontements entre la police et la communauté ultra-orthodoxe dans la colonie de Beitar Illit, 4 octobre 2020. (Twitter)

Des affrontements ont été signalés ce dimanche alors que la police renforce la répression contre le non-respect généralisé des restrictions liées au coronavirus dans la communauté ultra-orthodoxe, suite aux nombreux signalements ce week-end de rassemblements de prière illégaux dans les synagogues et les institutions malgré le confinement national limitant ces activités.

Certains chefs spirituels, préoccupés par le fait que le respect du confinement national interrompt l’étude de la Torah, ont ordonné aux synagogues et aux yeshivot de rester ouvertes et d’éviter de prévenir ceux qui signaleraient les violations aux autorités, selon la Treizième chaîne.

Dans l’implantation de Beitar Illit, des agents en charge de disperser les rassemblements illégaux sont allés au clash avec des membres de la communauté locale et en ont arrêté plusieurs.

Une vidéo montrant un policier lançant un seau sur un jeune garçon avant de l’arrêter a été publiée. La police a déclaré par la suite qu’elle avait demandé au Département des enquêtes internes de la police du ministère de la Justice de se pencher sur l’incident.

La police israélienne a déclaré que plusieurs individus de la communauté ultra-orthodoxe de Beitar Illit avaient refusé de se disperser après que des agents soient intervenus contre un rassemblement illégal dans une synagogue.

Deux ont été arrêtés après avoir lancé des pierres et causé des dégâts sur un véhicule de police, selon le communiqué. Des amendes ont été distribuées aux responsables de la synagogue et à plusieurs autres personnes.

« Pendant la dispersion de dizaines de personnes rassemblées à Beitar Illit… des pierres et des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre. Les policiers ont arrêté un suspect qui lançait un pavé [de béton] sur une voiture de police. »

La déclaration ne précise pas si l’une des arrestations concernait le garçon arrêté après qu’un policier lui a lancé un seau. Des images de Beitar Illit ont montré un agent lançant un seau sur un garçon d’une dizaine d’années, avant que plusieurs policiers ne le saisissent et l’emmènent dans leur véhicule.

Ce qui s’était passé auparavant n’est pas clair, mais cet incident a conduit à des critiques de la police sur les réseaux sociaux.

En ce qui concerne l’incident entre l’officier et le garçon, la police a déclaré dans son communiqué : « Nous considérons avec gravité le comportement de l’officier, qui contredit les valeurs de l’organisation. »

« Le commandant du district a ordonné que le matériel qui documente l’incident soit rapidement transmis au PIID. »

Ailleurs, un homme ultra-orthodoxe qui filmait la police a été arrêté, selon des images partagées sur Twitter.

Dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak, la police a effectué un raid dimanche dans 11 synagogues qui fonctionnaient malgré les restrictions, a rapporté le site d’information Ynet.

Les critiques à l’encontre de la communauté ultra-orthodoxe se sont multipliées ces derniers jours, alors que de nombreux rapports montrent qu’un grand nombre d’entre eux ignorent les restrictions de confinement pendant les fêtes actuelles de Souccot, notamment en continuant à participer à des rassemblements de masse.

Les contrôles intensifiés par la police ont provoqué une colère croissante de la communauté ultra-orthodoxe.

La Treizième chaîne a rapporté qu’une de ses équipes de tournage avait été agressée par un groupe d’hommes ultra-orthodoxes à proximité du quartier de Mea Shearim à Jérusalem. Les deux reporters ont été contraints de fuir à pied alors que la foule brisait les vitres de leur voiture.

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