Huckabee a tenu une réunion avec l’adjoint du dirigeant de l’Autorité palestinienne – sources
Il s’agit de la 2e rencontre, connue à ce jour, entre l'ambassadeur US en Israël et Hussein al-Cheikh ; ils ont convenu que leurs collaborateurs tiendraient une réunion de suivi en janvier
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

L’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, a tenu mercredi une réunion exceptionnelle avec Hussein al-Cheikh, l’adjoint du dirigeant de l’Autorité palestinienne (AP), Mahmoud Abbas, à Ramallah, afin de discuter des tensions actuelles en Cisjordanie, ont révélé jeudi un responsable américain et un responsable de l’AP au Times of Israel.
Cette rencontre, la deuxième connue entre les deux hommes depuis le début du mandat du président américain Donald Trump, s’est déroulée dans un contexte marqué par la vague de violences perpétrées par des Israéliens radicaux et par les opérations antiterroristes de l’armée israélienne qui ont mis la région en ébullition.
En privé, les États-Unis ont exhorté Israël à réagir plus fermement face aux violences des Israéliens radicaux, mais sans grand succès, a déclaré le responsable américain.
Huckabee et Cheikh ont également discuté de la rétention continue par Israël des recettes fiscales de l’AP, qui a gravement entravé la capacité de Ramallah à fonctionner, car elles constituent la majeure partie de son budget, a déclaré le responsable de l’AP.
Plus tôt cette année, Huckabee avait déclaré qu’il s’efforçait de convaincre Israël de débloquer les fonds, mais que ses efforts avaient été contrecarrés par les décisions prises par les pays occidentaux, soutenues par l’AP, de reconnaître un État palestinien.
L’AP affirme qu’Israël retient environ 2,5 milliards de shekels appartenant à Ramallah. Israël perçoit les recettes douanières au nom de l’AP et est censé les transférer chaque mois à Ramallah.
Israël retient une partie de ces fonds, correspondant, selon lui, au montant des allocations versées par l’AP aux familles des prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël et aux terroristes morts. En février, Abbas a signé un décret mettant fin au système de paiements aux prisonniers du « Pay-to-Slay » (payer pour tuer), mais Israël a rejeté cette initiative.
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, retient également une partie des recettes fiscales qui, selon lui, correspondent au montant des fonds utilisés par l’AP pour payer les fonctionnaires de Gaza, qui, selon Jérusalem, risquent de parvenir au groupe terroriste palestinien du Hamas.
Cheikh a également sollicité l’aide de Huckabee, un pasteur baptiste du Sud, pour convaincre Israël d’accorder des permis d’entrée aux chrétiens palestiniens afin qu’ils puissent se rendre à Jérusalem pour Noël, et de garantir leur liberté de mouvement pour se rendre à Bethléem, alors que les points de contrôle israéliens se multiplient en Cisjordanie.
Les deux hommes ont convenu que leurs collaborateurs tiendraient une réunion de suivi le mois prochain, a indiqué le responsable américain.
We sang "O Little Town of Bethlehem" in church this morning & in afternoon @janethuckabee & I went to actual Bethlehem & visited the beautifully decorated Manger Square, Church of Nativity, & stunning Christmas tree. Cordial welcome by people there. Special time to go there! pic.twitter.com/PMUBDQG5f7
— Ambassador Mike Huckabee (@GovMikeHuckabee) December 14, 2025
Historiquement, l’ambassadeur américain en Israël n’était pas chargé de maintenir les relations avec l’AP, qui relevaient de la compétence du consulat américain à Jérusalem. Mais Trump a mis fin à cette mission de fait auprès des Palestiniens lors de son premier mandat. L’AP avait refusé de collaborer avec le premier ambassadeur de Trump en Israël, David Friedman, arguant que cela aurait légitimé la dégradation manifeste des relations entre les États-Unis et l’AP, reléguées au rang de simple dossier dans les relations entre Washington et Israël.
Ramallah s’est toutefois montré plus conciliant dans son approche vis-à-vis des États-Unis au cours du second mandat de Trump, après avoir complètement rompu les relations au début de son premier mandat.
Washington a largement évité de s’engager avec l’AP dans les mois qui ont suivi le retour de Trump au pouvoir, traitant la question palestinienne principalement sous l’angle de Gaza.
Cependant, ces derniers mois, la situation a évolué : les États-Unis ont sollicité l’aide de l’AP pour faire avancer leur plan de paix pour Gaza, même s’ils ne souhaitent pas que Ramallah s’implique dans un premier temps, à la demande d’Israël.
Le mois dernier, Washington a sollicité le soutien de l’AP pour rallier les pays arabes à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU codifiant le plan de paix de Trump. L’aide de Ramallah a permis d’instaurer un nouveau canal de communication de haut niveau entre Hussein al-Cheikh et le principal conseiller du président américain, Jared Kushner, comme l’a révélé le Times of Israel la semaine dernière.
Ni l’ambassade américaine ni le bureau de Cheikh n’ont répondu aux demandes de commentaires.
la Communauté du Times of Israël !







