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Huit Stolpersteine posés à Niedervisse, en Moselle

Les huit pavés, posés au milieu du village, viennent rendre hommage aux membres des familles Cerf et Karp qui ont péri dans la Shoah

Huit pavés mémoriels, des « Stolpersteine », ont été posés ce dimanche 3 juillet à Niedervisse, en Moselle. (Crédit : Christophe Woehrle / Facebook)
Huit pavés mémoriels, des « Stolpersteine », ont été posés ce dimanche 3 juillet à Niedervisse, en Moselle. (Crédit : Christophe Woehrle / Facebook)

Huit pavés mémoriels, des « Stolpersteine », ont été posés ce dimanche à Niedervisse, en Moselle, dans le nord-est de la France, dans la région Grand Est, pour rendre hommage à des victimes de la Shoah. Sept autres pavés doivent encore être installés plus tard.

Les huit pavés, posés au milieu du village et non devant le domicile des victimes comme de tradition, viennent rendre hommage aux membres des familles Cerf et Karp qui ont péri dans la Shoah.

À l’automne dernier, quatre pierres d’achoppement avaient été posées à quatre adresses en Moselle. En mars, une autre pose avait été organisée à Audun-le-Tiche pour 13 déportés italiens.

La région voisine de l’Alsace compte environ 200 « Stolpersteine », dans une vingtaine de villes. Les premiers de la région ont été posés en 2019 à Muttersholtz, dans le Bas-Rhin.

En avril dernier, dix nouveaux pavés de la mémoire avaient ainsi été posés à Biesheim, en Alsace. D’autres avaient été installés peu avant au Havre, à Rouen et à La Baule.

Créés par l’artiste allemand Gunter Demnig, ils visent à rendre hommage aux personnes mortes dans les camps de concentration nazis. On compte aujourd’hui près de 85 000 pavés recouverts d’une plaque de laiton posés à travers 25 pays d’Europe depuis les années 1990.

Ils viennent rappeler le destin des victimes du nazisme, qu’elles soient Juives, Tziganes, homosexuelles, handicapées ou opposants politiques. Gravés à la main par le sculpteur Michael Friedrichs-Friedlander, on retrouve inscrit sur chaque pierre le nom, l’adresse, la date de naissance et du décès de la personne tuée par les nazis. Ils sont posés devant le dernier domicile des personnes, avant leur expulsion et leur déportation.

Fin 2020, la mairie de Paris avait refusé la pose de ces petits pavés de la mémoire dans les rues de la capitale, affirmant qu’ils n’étaient « pas adaptés au travail de mémoire parisien ».

En France, on trouve des pavés de la mémoire dans les villes de Strasbourg, Bordeaux, Rouen ou encore en Vendée.

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