Ilhan Omar a utilisé « sans le savoir » un cliché antisémite pour critiquer Israël
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Ilhan Omar a utilisé « sans le savoir » un cliché antisémite pour critiquer Israël

La Démocrate du Minnesota a déclaré qu'elle ne savait pas que dire qu'Israël "hypnotisait" le monde était insultant

La représentante Ilhan Omar, Démocrate du Minnesota, au Capitole de Washington, le 16 janvier 2019 (Crédit : AP/Andrew Harnik)
La représentante Ilhan Omar, Démocrate du Minnesota, au Capitole de Washington, le 16 janvier 2019 (Crédit : AP/Andrew Harnik)

Ilhan Omar, récemment élue au Congrès américain, a déclaré mardi qu’elle avait eu recours « sans le savoir » à un trope antisémite pour critiquer Israël en 2012, mais la représentante démocrate du Minnessota a souligné qu’elle ne se gênera pas pour critiquer l’Etat hébreu à l’avenir.

Réagissant à une tribune du New York Times, qui critiquait des propos tenus en 2012, lorsqu’elle disait qu’Israël « hypnotisait le monde » pour « faire du mal », Omar a déclaré qu’elle n’était pas au fait de la « méchanceté » que connotaient ses propos.

« Très sincèrement, après mon interview sur CNN, les organisations juives ont dit que l’usage du mot ‘hypnotiser’ et sa connotation étaient insultants », a-t-elle tweeté.

Le tweet, qui disait qu’Israël « avait hypnotisé le monde, puisse Allah réveiller les peuples et les aider à voir le mal que fait Israël » était une réaction à une opération israélienne contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza en novembre 2012.

« Il m’est évident que j’avais investi beaucoup d’énergie dans le contexte de mon tweet de 2012, et trop peu d’énergie à déconstruire le cliché antisémite que j’ai utilisé sans le savoir, qui est malheureux et blessant », a-t-elle poursuivi.

Au début du mois, Omar avait défendu son tweet : « ces mots malheureux étaient les seuls mots auxquels je pouvais penser sur le moment’, avait déclaré Omar à la journaliste Christiane Amanpour sur CNN.

Dans son tweet de mardi, Omar a indiqué qu’elle continuerait à critiquer l’activité militaire israélienne dans la Bande de Gaza.

« Cela dit, il est important de discerner la critique d’une action militaire d’un gouvernement et une attaque à un peuple d’une certaine confession. Je ne me gênerai pas pour critiquer un gouvernement quand je vois de l’injustice, qu’il s’agisse de l’Arabie saoudite, de la Somalie, et même de notre propre gouvernement », a-t-elle dit.

Omar, qui soutient le mouvement de boycott anti-Israël (BDS), a été nommée pour siéger à la Commission des Affaires étrangères jeudi dernier.

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