Indice socio-économique israélien : Jérusalem dans les derniers de la classe
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Indice socio-économique israélien : Jérusalem dans les derniers de la classe

Un nouveau rapport établi par le Bureau national des statistiques montre que le classement de la capitale a continué à se détériorer ces dernières années

Contraste entre la Vieille Ville antique de Jérusalem et les quartiers modernes de la capitale, le 9 janvier 2017. Illustration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Contraste entre la Vieille Ville antique de Jérusalem et les quartiers modernes de la capitale, le 9 janvier 2017. Illustration. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

La population de Jérusalem est l’une des moins prospères en Israël en termes de statut socio-économique et a subi une régression ces dernières années, révèle un nouveau rapport du Bureau central des statistiques.

L’indice socio-économique géographique du BCS, basé sur des données remontant à 2015, classe la capitale israélienne à la 50ème place parmi 255 villes et conseils locaux (le numéro 1 au classement étant le chiffre enregistré le plus bas), une chute depuis la 61ème place que Jérusalem occupait dans le classement précédent. La ville était 99ème en 2008.

Cette municipalité de 860 000 personnes – la plus importante du pays – rejoint donc un grand nombre de communautés arabes et utra-orthodoxes parmi les mauvais élèves de la classe, avec notamment Modiin Illit (7ème), Beitar Illit (10ème), Jisr az-Zarqa (13ème), Umm al-Fahm (18ème) et Safed (34ème).

L’indice est calculé sur des variables multiples, notamment sur l’éducation, le revenu, les allocations perçues, l’emploi des femmes, la détention d’une voiture et d’autres.

En tête de liste se trouvent les communautés de Savyon, de Kfar Shmaryahu, de Kochav Yair et de Ramat HaSharon. Tel Aviv est 222ème, Haïfa 188ème, un peu plus bas, et Beer Sheva 134ème.

Le rapport montre très peu de mouvement dans le statut des communautés : Les dix premières et les deux dernières n’ont pas changé entre 2013 et 2015.

La municipalité de Jérusalem a déclaré au journal Calcalist que l’indice « souffre de nombreuses distorsions qui ne représentent pas les tendances positives » amorcées dans la ville. Elle a également noté que les données ne prennent pas en compte les changements qui ont eu lieu depuis 2015, clamant que beaucoup de choses ont été faites ces dernières années, qui ont entraîné à « un emploi plus élevé, une pauvreté réduite… et une augmentation significative des emplois ».

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