Indignation après la création d’un groupe Facebook de soutien à Kobili Traoré
Rechercher

Indignation après la création d’un groupe Facebook de soutien à Kobili Traoré

La page de ce "comité de soutien" à l'assassin de Sarah Halimi a depuis été supprimée ; Le BNVCA a déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris ce lundi

La communauté juive et l'organisation internationale d'éducation à Israël StandWithUs organisent une manifestation devant le Consulat général de France le 25 avril 2021 à Los Angeles, Californie, pour demander justice pour Sarah Halimi. - Sarah Halimi une femme juive française de 65 ans a été tuée par son voisin dans son appartement à Paris, France, en avril 2017. (Apu GOMES / AFP)
La communauté juive et l'organisation internationale d'éducation à Israël StandWithUs organisent une manifestation devant le Consulat général de France le 25 avril 2021 à Los Angeles, Californie, pour demander justice pour Sarah Halimi. - Sarah Halimi une femme juive française de 65 ans a été tuée par son voisin dans son appartement à Paris, France, en avril 2017. (Apu GOMES / AFP)

Un groupe Facebook nommé « Comité de soutien à Kobili Traoré », du nom du meurtrier de Sarah Halimi, est apparu le 26 avril dernier, a rapporté Le Parisien.

Il a été supprimé ou désactivé dimanche après avoir suscité l’indignation, notamment de la communauté juive. La page comptait 34 membres dimanche. « Ce problème vient généralement du fait que le propriétaire ne l’a partagé qu’avec un petit groupe de personnes, a modifié qui pouvait le voir ou l’a supprimé », développait Facebook à l’adresse de la page désormais inaccessible.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris ce lundi, après avoir effectué des sauvegardes de la page et identifié ses membres.

« Dès demain, je dépose une plainte auprès du procureur de la République de Paris », avait prévenu dimanche Franck Serfati, avocat du BNVCA.

« Avec ce groupe Facebook, on se demande comment on peut soutenir un criminel. Comment peut-on renverser les rôles et le faire passer pour une victime ? C’est la plus grave des injustices », s’est indigné l’avocat.

Sammy Ghozlan, président du BNVCA, avait lui aussi demandé la fermeture de la page.

« Je n’ose imaginer le choc, la révolte et surtout l’incompréhension que cela a dû susciter au sein de la communauté juive », a écrit le député du Val-d’Oise François Pupponi suite à la révélation de l’existence de ce groupe.

« Chaque jour, les limites de l’indécence sont repoussées. Ici, la création d’un ‘Comité de soutien à Kobili Traoré’, l’assassin de Sarah Halimi. Peu importe qu’il ne soit composé que de quelques dizaines de membres. Un seul serait déjà de trop », a écrit un internaute sur Twitter.

L’assassin de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en 2017 à Paris, a été reconnu irresponsable pénalement par la Cour de cassation le 14 avril dernier. Le 4 avril 2017, âgé de 27 ans, il avait fait irruption chez sa voisine juive de 65 ans, Lucie Attal – aussi appelée Sarah Halimi – après avoir consommé du cannabis. Il la roue de coups aux cris de « Allah Akbar » et en récitant des versets du Coran, avant de la jeter par-dessus le balcon de leur HLM de Belleville, dans l’est de Paris.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées fin avril en France et notamment à Paris, à l’appel de collectifs citoyens et de représentants de la communauté juive, pour contester l’absence de procès après le meurtre.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...