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Irak : baisse alarmante du débit du Tigre et l’Euphrate dans le sud

Avec des précipitations en baisse et des années de sécheresses qui s'enchaînent, l'Irak est l'un des cinq pays au monde les plus exposés à certains effets du changement climatique

De jeunes volontaires irakiens participent à une campagne de nettoyage sur la rive du fleuve Tigre dans le district d'Adhamiyah de la capitale Bagdad, le 11 mars 2022. (Crédit : Sabah ARAR / AFP)
De jeunes volontaires irakiens participent à une campagne de nettoyage sur la rive du fleuve Tigre dans le district d'Adhamiyah de la capitale Bagdad, le 11 mars 2022. (Crédit : Sabah ARAR / AFP)

Les fleuves Tigre et Euphrate connaissent une forte baisse de leur niveau d’eau dans le sud de l’Irak, ont rapporté dimanche les autorités à Bagdad, promettant des mesures pour remédier à ces pénuries dans ce pays frappé par la sécheresse.

A Nassiriya, chef-lieu de la province de Dhi Qar dans l’extrême Sud irakien, le niveau de l’Euphrate est si bas qu’on peut voir le lit du fleuve par endroit, près des berges et des pylônes des ponts enjambant le cours d’eau, a constaté un photographe de l’AFP.

Le Tigre et l’Euphrate prennent leur source en Turquie, et les autorités irakiennes accusent régulièrement Ankara et Téhéran de réduire considérablement le débit des fleuves vers l’Irak, à cause de barrages construits en amont.

Evoquant « la baisse du niveau de l’eau dans certaines provinces du Sud », le ministère des Ressources hydriques irakien a imputé encore dimanche la crise à « la faible quantité d’eau arrivant de Turquie voisine », selon un communiqué. « Cela a entraîné une forte baisse des réserves en eau du pays ».

Le phénomène est accentué par de mauvaises pratiques d’irrigation en Irak avec une exploitation à outrance de l’eau des fleuves, le ministère accusant les agriculteurs de « ne pas respecter les superficies » fixées par les autorités pour les cultures cet hiver.

Face à la pénurie, l’Irak rationne l’eau en fonction des besoins, entre irrigation agricole, eau potable et irrigation des marais.

Les principales réserves d’eau du pays sont retenues par des barrages dans le nord irakien, suscitant régulièrement la colère des provinces du Sud s’estimant lésées.

La baisse des eaux du Tigre et de l’Euphrate dans le Sud est « temporaire », a relativisé Khaled Chamal, porte-parole du ministère des Ressources hydriques.

Son ministère « va augmenter le débit des fleuves » en libérant plus d’eau des barrages irakiens de Mossoul, Dukan et Darbandikhan, a-t-il dit à l’AFP, promettant des résultats « dans les deux prochains jours ».

Avec des précipitations en baisse et des années de sécheresses qui s’enchaînent, l’Irak est l’un des cinq pays au monde les plus exposés à certains effets du changement climatique, selon l’ONU.

En décembre, la Banque mondiale appelait l’Irak à « moderniser l’irrigation » mais aussi à « réhabiliter et mettre à jour les barrages ». Elle mettait l’accent sur la nécessité d' »améliorer la distribution de l’eau » et d' »adopter et augmenter le recours à l’agriculture intelligente face au climat ».

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