Iran : les chefs militaires américains vont informer les élus du Congrès mardi
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Iran : les chefs militaires américains vont informer les élus du Congrès mardi

Plus de 500 élus conviés ; Les démocrates accusent certains républicains d'aggraver la situation

Le général Joseph Dunford, général de l'United States Marine Corps.et chef d'État-Major des armées des États-Unis. durant une réunion du National Space Council à Washington, le 18 juin 2018. (Crédit : AP/Susan Walsh)
Le général Joseph Dunford, général de l'United States Marine Corps.et chef d'État-Major des armées des États-Unis. durant une réunion du National Space Council à Washington, le 18 juin 2018. (Crédit : AP/Susan Walsh)

Les chefs du Pentagone et de l’état-major américain informeront mardi à huis clos tous les parlementaires du Congrès américain sur les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran, selon un responsable de l’administration Trump.

Le ministre de la Défense Patrick Shanahan et le chef d’état-major Joseph Dunford informeront les élus des deux chambres du Congrès, a confirmé à l’AFP ce responsable américain sous couvert d’anonymat.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo devrait aussi s’adresser aux plus de 500 élus conviés lors de la même réunion, d’après des médias américains.

Un groupe restreint de huit parlementaires avaient été informés jeudi dernier sur le même dossier mais les démocrates réclamaient que tous les élus le soient.

Les relations entre Washington et Téhéran connaissent un nouvel accès de fièvre, après le renforcement début mai de la présence militaire américaine au Moyen-Orient pour faire face à de présumées « menaces » iraniennes.

Ces tensions ont réveillé les craintes d’un affrontement entre l’Iran et les Etats-Unis ou certains des alliés régionaux de Washington comme l’Arabie saoudite.

Le président américain Donald Trump envoie depuis plusieurs jours des signaux contrastés à Téhéran.

Il a semblé lundi soir tempérer la réalité d’une menace immédiate posée par l’Iran, se disant prêt à dialoguer avec le régime islamique à condition que celle-ci fasse le premier pas. Mais il a réitéré ses menaces en cas d’attaque.

Dimanche, il avait affirmé : « Si l’Iran veut se battre, ce sera la fin officielle de l’Iran. Plus jamais de menaces à l’encontre des Etats-Unis ».

Face au renforcement militaire américain dans la région, l’Iran ne cesse de répéter qu’il ne veut pas la guerre tout en prédisant une « défaite » à l’Amérique si celle-ci décide de céder à l' »illusion » de vouloir l’attaquer.

Le sénateur américain Lindsey Graham lors d’une audience de confirmation de la commission judiciaire du Sénat au Capitole, le 20 mars 2017. (AFP Photo/Brendan Smialowski)

Un sénateur proche de Donald Trump, Lindsey Graham, avait assuré plus tôt lundi que l’Iran était responsable de récents actes hostiles au Moyen-Orient, et préconisé une « réponse militaire écrasante » en cas d’atteintes aux intérêts américains.

Lindsey Graham, élu républicain, a précisé sur Twitter avoir été informé par le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton, un faucon depuis longtemps partisan de la manière forte avec Téhéran.

Mais des démocrates ont directement contredit ses affirmations.

Ruben Gallego (Crédit : domaine public)

« J’ai également lu les informations des services de renseignement. Et je veux le dire clairement, ce n’est pas ce que les informations des services de renseignement disent », a tweeté le sénateur démocrate Chris Murphy, membre de la même commission des Affaires étrangères que M. Graham.

Elu de la Chambre des représentants où il siège à la commission de la Défense, le démocrate Ruben Gallego a lui directement retweeté l’un des messages de Lindsey Graham en affirmant que tous deux recevaient « les mêmes informations » des services de renseignement.

« Ce n’est pas ce qui y est dit », a-t-il écrit, accusant M. Graham de propager une vision « totalement biaisée afin de parvenir à la conclusion qu’il désire pour lui-même et les médias ».

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