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Iran : une détenue se coud la bouche avant d’entamer une grève de la faim – ONG

Détenue depuis 3 ans pour son militantisme en faveur de l'autodétermination des kurdes d'Iran, Soheila Mohammadi proteste contre le fait qu'elle n'a pas pu obtenir de permission de sortie

Photo d'illustration : Un Iranien détenu dans une prison. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil, File)
Photo d'illustration : Un Iranien détenu dans une prison. (Crédit : AP Photo/Amr Nabil, File)

Une prisonnière kurde en Iran s’est cousu la bouche avant d’entamer une grève de la faim pour protester contre le fait qu’elle n’a pas pu obtenir de permission de sortie, a rapporté dimanche un groupe de défense des droits humains.

Détenue depuis trois ans, Soheila Mohammadi s’est cousu la bouche dans la prison de la ville d’Ourmia, dans le nord-ouest de l’Iran, a indiqué l’ONG Hengaw, basée en Norvège.

Arrêtée à l’automne 2020, elle avait été condamnée à cinq ans de prison pour appartenance au groupe armé PJAK (Parti pour une vie libre du Kurdistan) qui milite pour l’autodétermination de la minorité kurde d’Iran et qui est lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qualifié de « terroriste » par Ankara et l’UE.

Hengaw, un groupe de défense des droits des Kurdes d’Iran, a précisé que Mme Mohammadi n’avait pas été autorisée à rencontrer le procureur régional pour demander une permission de sortie.

Mère d’un enfant, Mme Mohammadi avait tenté de se suicider plus tôt cette année en se poignardant dans la poitrine, avant d’être sauvée par des codétenues, selon Hengaw.

Les régions à population kurde de l’ouest et du nord-ouest de l’Iran ont été parmi les plus actives lors du mouvement de protestation qui a éclaté en septembre 2022 contre les autorités iraniennes, et des centaines de personnes ont été arrêtées lors de la répression qui a suivi, selon des ONG de défense des droits humains.

Le mouvement de contestation a été déclenché à travers le pays après la mort de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne détenue par la police des moeurs qui lui reprochait d’avoir enfreint le code vestimentaire strict imposé aux femmes.

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