Israël approuve 55 M NIS de primes pour le personnel médical
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Israël approuve 55 M NIS de primes pour le personnel médical

La subvention est accordée en guise de gratitude pour la lutte contre la COVID; les hôpitaux publics en grève affirment que le gouvernement leur a fait des promesses vides

Personnel médical dans le service de coronavirus du Centre médical Herzog à Jérusalem, le 29 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Personnel médical dans le service de coronavirus du Centre médical Herzog à Jérusalem, le 29 juillet 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le cabinet a voté mercredi pour allouer 55 millions de NIS aux médecins et au personnel médical en reconnaissance de leurs efforts dans la lutte contre le coronavirus, alors que certains hôpitaux se plaignent d’un grand manque de soutien de la part du gouvernement.

Le Premier ministre Naftali Bennett a qualifié les subventions d’ « expression de gratitude » envers les équipes médicales « qui font un travail sacré », dans un communiqué de son bureau annonçant le vote du cabinet.

« Des médecins et des infirmières aux différents personnels des caisses de santé, ils ont tous travaillé ensemble 24 heures sur 24 pour protéger la santé des citoyens d’Israël. Au nom du gouvernement d’Israël et des citoyens d’Israël, je tiens à exprimer notre reconnaissance et notre gratitude au personnel médical du pays. Nous continuerons à lutter contre le coronavirus, et ensemble nous gagnerons », a-t-il déclaré.

Les médecins et les responsables de la santé impliqués dans le traitement des patients atteints du COVID-19 recevront chacun une carte cadeau de 1 000 NIS qui sera éligible dans les commerces culturels et récréatifs du pays, a indiqué le PMO.

L’initiative, qui a été proposée par Bennett avec le ministre des Finances Avigdor Liberman, le ministre de l’Économie Orna Barbivai et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, sera financée par le ministère de l’Économie et aidera également de nombreuses entreprises en difficulté qui ont été forcées de fermer à plusieurs reprises depuis le début de la pandémie.

L’annonce de la prime est intervenue quelques heures après que les directeurs des sept hôpitaux dits publics du pays ont annoncé mercredi que les opérations chirurgicales seraient suspendues jeudi entre 8 et 10 heures, intensifiant ainsi leur action syndicale contre le gouvernement et leurs appels à un financement public supplémentaire.

Médecins et infirmières en grève devant l’hôpital Hadassah à Jérusalem, le 25 août 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

L’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem et les deux hôpitaux du système Hadassah, le Mayanei Yeshua de Bnei Brak, le Laniado de Netanya, ainsi que l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, l’hôpital de la Sainte-Famille et l’hôpital de Nazareth ont commencé à faire grève le mois dernier, affirmant qu’ils ne pratiqueraient que des procédures de sauvetage et refuseraient d’admettre de nouveaux patients du service d’urgence Magen David Adom.

Contrairement au réseau d’hôpitaux détenus par le gouvernement israélien, les hôpitaux publics sont détenus et administrés par des organisations non gouvernementales, bien qu’ils dépendent principalement des fonds publics pour fonctionner.

Dans une déclaration de la semaine dernière, les directeurs des hôpitaux ont reconnu que des représentants du ministère de la Santé et du ministère des Finances avaient tenté de leur tendre la main, mais ont déclaré : « nous ne pouvons pas payer nos fournisseurs et nos travailleurs avec de la sympathie. »

Ils ont appelé le ministre de la Santé, M. Horowitz, et le ministre des Finances, M. Liberman, à « résoudre la crise immédiatement. »

Les administrateurs des hôpitaux affirment que les 300 millions de NIS promis par l’État aux hôpitaux publics n’ont pas encore été transférés. En outre, une clause de leur accord avec le ministère des Finances promettant 55 millions NIS supplémentaires chaque mois où la pandémie se poursuit n’a pas non plus été respectée depuis juillet, affirment-ils.

En juin, les mêmes hôpitaux ont boycotté un événement gouvernemental honorant le système de santé pour ses efforts de lutte contre le COVID, accusant l’État de les abandonner financièrement.

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