Israël confirme une frappe dans le plateau du Golan syrien
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Israël confirme une frappe dans le plateau du Golan syrien

Avant de se rendre à la conférence anti-Iran en Pologne, Netanyahu assure que l'armée combat l'établissement durable de l'Iran en Syrie comme "hier" par exemple

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un tank Merkava de l’armée israélienne tire lors d'un exercice dans le plateau du Golan en 2008 (Crédit : Neil Cohen/Porte-parole de l’armée israélienne via Wikimedia Commons)
Un tank Merkava de l’armée israélienne tire lors d'un exercice dans le plateau du Golan en 2008 (Crédit : Neil Cohen/Porte-parole de l’armée israélienne via Wikimedia Commons)

Mardi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a confirmé qu’Israël avait mené des frappes militaires dans la partie syrienne du plateau du Golan dans la nuit, rompant de nouveau avec sa politique d’ambiguïté concernant ses activités contre l’Iran en Syrie.

« Nous nous efforçons en permanence de contrer l’Iran. Nous opérons tous les jours, y compris hier, contre l’Iran et sa tentative de s’établir durablement dans la région, » a déclaré Netanyahu avant d’embarquer à bord d’un vol en direction de la Pologne pour une conférence consacrée aux activités de Téhéran au Moyen-Orient.

Lundi soir, les médias d’Etat syriens ont rapporté qu’Israël avait bombardé des cibles dans la ville déserte syrienne de Quneitra.

D’après l’agence de presse officielle syrienne SANA, un ou des tanks israéliens ont pris pour cible un hôpital abandonné de Quneitra et un poste d’observation voisin.

Quneitra se trouve juste de l’autre côté de la frontière sur le plateau du Golan, dans la zone démilitarisée qui sépare les deux pays.

L’armée israélienne n’avait pas immédiatement réagi aux informations de l’agence.

D’après SANA, les frappes ont provoqué des dégâts matériels mais pas de blessés.

Les journalistes de Tsahal ont été informés qu’elles avaient visé les milices chiites soutenues par l’Iran qui tentent d’établir une base opérationnelle près de la frontière israélienne. Elles avaient également pour but de servir d’avertissement à la Syrie et aux agents de l’Iran que l’État hébreu ne tolérerait pas les efforts de Téhéran à asseoir une présence militaire permanente dans le plateau du Golan syrien.

Jusqu’à récemment, Israël se refusait à tout commentaire sur ses activités militaires contre l’Iran en Syrie, ne confirmant ou ne niant aucune frappe. Ces deux derniers mois, cependant, cette politique d’ambiguïté a été largement abandonnée par Tsahal et les responsables politiques, qui ont commencé à évoquer ouvertement les opérations israéliennes en Syrie.

L’État juif a réalisé des centaines de frappes aériennes en Syrie pour déjouer les tentatives de contrebande d’armes avec le groupe terroriste du Hezbollah et empêcher les forces soutenues par l’Iran de s’ancrer près de la frontière.

Un article paru la semaine dernière avait indiqué que des batteries de défense aérienne russes S-300 avaient été déployées en Syrie pour empêcher les attaques israéliennes.

Lundi, le vice-ministre des Affaires Étrangères russe Sergei Ryabkov avait déclaré que les frappes aériennes israéliennes sur la Syrie étaient illégales et injustifiées.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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