Israël continuera à « agir » en Syrie contre l’Iran
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Israël continuera à « agir » en Syrie contre l’Iran

Plusieurs ministres ainsi que le Premier ministre ont affirmé qu'ils ne laisseront pas la République islamique s'implanter en Syrie

Soldats israéliens dans un poste militaire surplombant la frontière avec la Syrie, sur les hauteurs du Golan à la suite du crash d'un avion F-16 dans le nord d'Israël, le 10 février 2018. (Flash90)
Soldats israéliens dans un poste militaire surplombant la frontière avec la Syrie, sur les hauteurs du Golan à la suite du crash d'un avion F-16 dans le nord d'Israël, le 10 février 2018. (Flash90)

Israël continuera à « agir » contre l’Iran en Syrie, ont prévenu dimanche deux ministres israéliens, près d’une semaine après une attaque attribuée à l’Etat hébreu et ayant coûté la vie à sept Iraniens dans le pays en guerre.

Ces déclarations interviennent également au lendemain de frappes occidentales en Syrie en représailles à une attaque chimique présumée imputée au régime de Damas.

Téhéran, ennemi juré d’Israël, est l’un des principaux alliés de Bachar al-Assad dans le conflit en Syrie et a joué un rôle important dans les récentes victoires des troupes gouvernementales.

« Nous continuerons à agir contre une implantation militaire de l’Iran en Syrie qui constitue une menace pour la sécurité d’Israël », a prévenu Gilad Erdan, ministre de la Sécurité intérieure et membre du cabinet de sécurité restreint, à la radio militaire.

Le ministre de la Sécurité publique Gilad Erdan assiste à une réunion du comité à la Knesset, le 14 novembre 2017. (Flash90)

Le ministre de l’Education Naftali Bennett, lui aussi membre du cabinet restreint, a pour sa part affirmé qu’Israël s’accordait « une liberté d’action totale ».

« Nous ne permettrons pas à l’Iran de s’implanter en Syrie. Notre frontière nord ne peut devenir une aire de jeu pour Bachar al-Assad (le président syrien) », a-t-il ajouté.

Deux pays bordent le nord d’Israël, la Syrie et le Liban où est actif le mouvement chiite du Hezbollah, autre bête noire de l’Etat hébreu.

Ces menaces ont été réitérées au lendemain de frappes américaines, françaises et britanniques contre plusieurs sites en Syrie liés au programme d’armement chimique du régime.

Le ministre de l’Education, Naftali Bennett, assiste à la conférence Muni Expo 2018 au Centre des congrès de Tel Aviv, le 14 février 2018 (Tomer Neuberg / Flash90)

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a assuré son « soutien total » à cette opération, a estimé dans un entretien téléphonique avec la Première ministre britannique Theresa May qu’il fallait « empêcher des Etats et des éléments terroristes de parvenir à une capacité nucléaire » en faisant preuve « d’une tolérance zéro », selon un communiqué de son bureau.

Il faisait allusion à l’Iran et à son programme nucléaire. M. Netanyahu n’a cessé d’appeler la communauté internationale à amender ou abroger l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre les grandes puissances et Téhéran.

Depuis le début de la guerre en Syrie en 2011, Israël a veillé à ne pas être entraîné dans le conflit, même s’il a effectué ces dernières années plusieurs frappes contre des positions du régime syrien ou des convois d’armes à destination du groupe terroriste du Hezbollah libanais.

Lundi, une base aérienne située dans la province centrale de Homs en Syrie a été la cible d’un raid que le régime de Damas et ses alliés russe et iranien ont attribué à Israël. Au moins 14 combattants pro-régime, dont sept Iraniens, ont été tués.

Le lendemain, l’Iran a promis une riposte. Le groupe terroriste du Hezbollah, allié de Téhéran, a lui affirmé qu’Israël avait commis une « erreur historique » en menant ce raid.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue britannique Theresa May, à Londres, le 6 février 2017. (Crédit : Raphael Ahren/Times of Israël)
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