Israël/EAU : Gantz fustige Netanyahu pour l’avoir écarté sur la question du F-35
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Israël/EAU : Gantz fustige Netanyahu pour l’avoir écarté sur la question du F-35

Le ministre de la Défense a écrit une lettre pour critiquer le Premier ministre et le chef du Conseil de sécurité nationale qui ont contourné son autorité dans l'affaire du F-35

Le ministre de la Défense s'exprime à des responsables locaux du sud d'Israël, le 19 août 2020. (Oded Karni/GPO)
Le ministre de la Défense s'exprime à des responsables locaux du sud d'Israël, le 19 août 2020. (Oded Karni/GPO)

Jeudi, le ministre de la Défense Benny Gantz a envoyé une lettre critiquant vivement le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le chef du Conseil de sécurité nationale. Il leur reproche d’avoir contacté, en infraction avec le protocole, le commandant de l’armée de l’air pendant les négociations sur l’accord de normalisation d’Israël avec les EAU. Ils voulaient connaître la position israélienne concernant l’achat du F-35 par des voisins arabes.

Dans la lettre, Gantz a accusé Netanyahu et Meir Ben-Shabbat « d’avoir contourné son autorité » en ne demandant pas sa permission pour discuter du sujet avec le commandant de l’armée de l’air Amikam Norkin le 2 juillet, seulement un mois avant l’annonce de l’accord de normalisation. Il n’a pas été informé de la conversation – qui a été rapportée mercredi par le journal Maariv – pas plus que le chef d’Etat major Aviv Kohavi, selon des médias israéliens.

La conversation rapportée entre Netanyahu, Ben Shabbat et Norkin allait à l’encontre de l’insistance du Premier ministre pour dire qu’il n’avait pas donné son feu vert à l’achat du F-35 par les EAU dans le cadre de l’accord de normalisation.

L’avion de combat américain est considéré comme l’un des avions les plus avancés au monde, avec des capacités furtives mais aussi un puissant ordinateur de board qui le connecte à d’autres avions dans le ciel.

Le commandant de l’armée de l’air israélienne, le général de division Amikam Norkin, s’exprime lors de la conférence de l’aviation israélienne à Lod, le 2 mai 2018. (Crédit : Tomer Neuberg/FLASH90)

Pendant des années, les Etats-Unis ont refusé les demandes des Etats arabes d’acheter des armements américains de pointe, en partie à cause d’une doctrine politique de longue date concernant Israël.

Après la guerre de Yom Kippour en 1973, le Congrès américain avait promis de préserver « l’avantage militaire qualitatif » d’Israël au Moyen-Orient en prenant en compte la position de Jérusalem avant de vendre des armes avancées aux voisins de l’État hébreu.

Cette promesse a empêché Trump, qui a développé des relations plus chaleureuses avec des pays du Golfe, de signer d’importants accords avec les EAU. Pourtant, le journal Yedioth Ahronoth a rapporté mardi, en citant des officiels américains et émiratis anonymes, que les Emirats arabes unis avaient été convaincus d’accepter l’accord de normalisation grâce à un accord parallèle à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de dollars. Selon l’accord, Abou Dhabi pourrait acheter des F-35, des drones et d’autres armements de Washington.

Netanyahu a démenti l’information, la qualifiant de « pure désinformation ».

Mercredi, Trump a confirmé que les Etats-Unis examinaient la vente potentielle des avions de combat F-35 aux Emirats arabes unis. Des médias affirmaient que les ventes d’armes faisait partie intégrante de l’accord annoncé avec Abou Dhabi la semaine dernière pour normaliser les liens avec Israël.

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