Israël envisagerait un cessez-le-feu à long terme avec le Hamas
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Israël envisagerait un cessez-le-feu à long terme avec le Hamas

Le Qatar et l'Egypte auraient soumis des propositions pour mettre fin aux tirs de roquette depuis Gaza en échange d'un assouplissement des restrictions aux frontières

Des membres des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, exposent des roquettes Qassam "maison" pendant une parade militaire anti-Israël, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza,le 21 août 2016. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Des membres des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, exposent des roquettes Qassam "maison" pendant une parade militaire anti-Israël, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza,le 21 août 2016. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Israël envisage la fin des hostilités à long-terme avec le Hamas, après avoir rejeté une telle offre pendant des semaines, a indiqué la Dixième chaîne mercredi.

Des responsables diplomatiques ont déclaré à la chaîne qu’Israël avait abandonné son exigence, à savoir que le Hamas, groupe terroriste qui contrôle la bande de Gaza, soit démilitarisée et que l’Autorité palestinienne le remplace à la direction de l’enclave côtière.

Les responsables israéliens auraient reconnu qu’avec la détérioration de l’état de santé du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, les chances que son gouvernement de Ramallah reprenne le contrôle de Gaza son minces.

Les responsables égyptiens et qataris ont tous deux proposé des suggestions et se sont posés en médiateurs pour un accord qui verrait un assouplissement considérable du blocus qu’Israël exerce sur Gaza en échange d’un cessez-le-feu total et la fin de la création de tunnels transfrontaliers, que le groupe terroriste utilise pour perpétrer des attaques sur le sol israélien. Le Hamas devra aussi accepter de ne pas utiliser de matériaux autorisés à Gaza dans le cadre de l’assouplissement des restrictions pour ses dispositifs militaires.

Dans le cadre de l’accord, les Egyptiens assoupliraient également les restrictions au poste-frontière de Rafah, indique le reportage.

Un responsable de la Maison Blanche a déclaré à la Dixième chaîne que le Hamas, qui cherche à détruire Israël, représente un « défi ».

« Aucun de nos partenaires n’a de plan qui fonctionnera avec certitude, mais nous essayons », a-t-il dit, soulignant que les États-Unis font pression sur les pays du Moyen Orient pour que ces derniers déclarent officiellement que le Hamas est responsable des violences dans la bande de Gaza.

Mercredi, le roi Abdallah II de Jordanie s’est rendu au Caire pour s’entretenir avec le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi des questions d’ordre régional.

Cette effervescence diplomatique survient après que des dizaines d’émeutiers palestiniens ont été tués la semaine dernière à la frontière entre Gaza et Israël.

Un jeune garçon brandit un drapeau palestinien pendant les émeutes à la frontière avec Gaza, le 14 mai 2018. (Crédit :
MAHMUD HAMS / AFP)

Elles ont atteint leur apogée lundi dernier, lorsque plus de 40 000 Palestiniens ont pris part à des émeutes violentes « sans précédent » le long de la frontière, selon l’armée.

Des milliers de manifestants ont fait brûler des pneus, jeté des pierres et des cocktails Molotov en direction des soldats israéliens de l’autre côté de la frontière et, dans quelques cas, se sont engagés dans des combats armés avec les soldats israéliens.

Selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, au moins 62 personnes ont été tuées lundi et des centaines ont été blessées par des tirs à balles réelles, dont 50 membres du Hamas et 3 membres du Jihad islamique palestinien.

Selon Israël, ces émeutes ont été orchestrées par le groupe terroriste Hamas au pouvoir à Gaza pour couvrir les tentatives d’attentats et les violations de la barrière frontalière.

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