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Israël/Hamas : réunions d’urgence de la Ligue arabe et de l’OCI

L'Iran - qui soutient le Hamas et le Hezbollah et les rebelles Houthis du Yémen, tous en conflit avec Israël actuellement - est attendu au sommet de l'OCI

Les dirigeants des pays arabes lors du sommet de la Ligue arabe à Jeddah, en Arabie saoudite, le 19 mai 2023. (Crédit : Saudi Press Agency via AP)
Les dirigeants des pays arabes lors du sommet de la Ligue arabe à Jeddah, en Arabie saoudite, le 19 mai 2023. (Crédit : Saudi Press Agency via AP)

L’Arabie saoudite accueille ce week-end les dirigeants arabes et le président iranien pour deux sommets consacrés à la guerre entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas, qui fait craindre une escalade régionale.

Les réunions d’urgence de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) se tiennent samedi et dimanche à Ryad, un peu plus d’un mois après le début de la guerre.

La guerre a éclaté après le massacre du 7 octobre perpétré par le Hamas. Lors de cette attaque barbare menée contre Israël, près de 2 500 terroristes ont fait irruption en Israël depuis la bande de Gaza par voie terrestre, aérienne et maritime. Ils ont tué plus de 1 400 personnes, dont une majorité de civils, au cours de raids sur plus de 20 communautés frontalières près de la bande de Gaza, massacrant des familles entières dans leurs maisons et au moins 260 fêtards lors d’un festival de musique en plein air. Les terroristes ont également enlevé au moins 245 personnes, dont des femmes, des enfants et des personnes âgées, qu’ils ont entraînées dans la bande de Gaza où elles sont toujours retenues captives.

Israël affirme que son offensive vise à détruire les capacités militaires et de gouvernance du Hamas, et s’est engagé à éliminer l’ensemble du groupe terroriste qui dirige la bande de Gaza. Il affirme viser toutes les zones où le Hamas opère, tout en cherchant à réduire au maximum les pertes civiles.

La guerre a fait plus de 10 800 morts à Gaza, selon le Hamas. Ces chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et incluent à la fois des civils et des membres du Hamas tués à Gaza, y compris à la suite de tirs de roquettes ratés par le groupe terroriste lui-même. Israël affirme avoir tué quelque 1 500 terroristes du Hamas à l’intérieur du pays le 7 octobre et après cette date.

Israël poursuit son offensive à Gaza et refuse un cessez-le-feu tant que les otages n’auront pas été libérés.

Drapeau de l’Organisation de la coopération islamique (Crédit : domaine public Wikimedia commons)

Face au risque de déstabilisation régionale, l’Arabie saoudite, comme ses voisins, « craint (…) une escalade plus large », souligne Elham Fakhro, du cercle de réflexion londonien Chatham House.

« La poursuite des violations flagrantes et injustifiées du droit international contre le peuple palestinien frère (…) aura des répercussions graves sur la stabilité de la région », avait prévenu Ryad fin octobre.

Les Emirats arabes unis et Bahreïn ont normalisé leurs relations avec Israël en 2020 tandis que l’Arabie saoudite, qui ne reconnaît pas Israël, a engagé des discussions dans le même sens, avant de les suspendre au début de la guerre.

Ces trois pays du Golfe, qui entretiennent une étroite coopération sécuritaire avec les Etats-Unis, allié indéfectible d’Israël, « sont très inquiets », a souligné Mme Fakhro lors d’une table ronde du Arab Gulf States Institute à Washington.

Car ils craignent « d’être pris pour cible par des groupes pro-iraniens qui chercheraient à riposter à Israël et les Etats-Unis » pour l’offensive israélienne à Gaza, a-t-elle expliqué.

Participation de Raïssi

Bader al-Saif, de l’université du Koweït estime que Ryad « essaie de se placer stratégiquement au-dessus de la mêlée » et « de se positionner pour l’étape d’après ».

L’Arabie saoudite tentera ainsi de faire avancer ses propres intérêts mais aussi le processus de paix israélo-palestinien, des experts n’excluant pas une reprise des discussions en vue d’une normalisation entre de l’Arabie saoudite et Israël après la guerre.

Les sommets de Ryad pourraient marquer le début d’un engagement diplomatique plus médiatisé du royaume.

Les dirigeants des pays arabes avant le sommet de la Ligue arabe à Jeddah, en Arabie saoudite, le 19 mai 2023. (Crédit : Agence de presse saoudienne via AP)

Le sommet arabe abordera « la marche à suivre sur la scène internationale pour mettre fin à l’agression, soutenir la Palestine et son peuple, condamner l’occupation israélienne et la tenir responsable de ses crimes », a déclaré jeudi le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, Hossam Zaki.

Il doit aller au-delà d’une simple condamnation et « déboucher sur un cadre permettant de faire pression sur Israël afin qu’il arrête la guerre », estime l’analyste saoudien, Sulaiman al-Oqaily.

La participation attendue du président iranien Ebrahim Raïssi au sommet de l’OCI dimanche, devrait également braquer les projecteurs sur cette organisation réunissant 57 pays à majorité musulmane, allant de l’Asie à l’Afrique.

Le président iranien Ebrahim Raïssi en conférence de presse, à New York, le 20 septembre 2023. (Crédit : Jason DeCrow/AP Photo)

Il s’agira du premier voyage du dirigeant iranien en Arabie saoudite depuis l’annonce en mars d’un accord surprise, négocié par la Chine, rétablissant les relations entre Ryad et Téhéran après sept ans de rupture.

La République islamique soutient non seulement le Hamas et le Hezbollah libanais, en conflit avec Israël, mais aussi les rebelles Houthis du Yémen en guerre contre une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite depuis 2015.

Les deux poids lourds du Moyen-Orient s’accordent toutefois à soutenir publiquement les Palestiniens, comme l’a souligné le premier appel entre Ebrahim Raïssi et Mohammed ben Salmane, prince héritier et dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, le 12 octobre, cinq jours après le début de la guerre.

Pour l’analyste saoudien Aziz Alghashian, des déclarations fortes de l’OCI pourraient montrer que le soutien aux Palestiniens dépasse le Moyen-Orient, et que les pays non occidentaux « n’adhèrent plus à la version américaine et occidentale » du conflit.

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